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Les Patriotes de 1837@1838 - Côté, Cyrille-Hector-Octave (1809-1850)
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Côté, Cyrille-Hector-Octave (1809-1850)
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Né et baptisé à Québec le premier septembre 1809 de Rose Duhamel et du navigateur Charles-Claude Côté, Cyrille-Hector-Octave Côté provient d'une famille de souche acadienne. Étant donné que les Anglais ont déporté ses descendants en Louisiane, il a grandi dans une mémoire généalogique anti-anglaise. Il était aussi le beau-frère et le demi-frère de P-H Morin. Après ses études au séminaire qu'il a fait à Québec et à Montréal, il se lance dans l'enseignement. C'est à cette époque qu'il fait la rencontre de E-E Rodier et L-H La Fontaine avec qui il parle de philosophie, de démocratie et de souveraineté populaire. C'est aussi là qu'il développe ses idéaux qui le suivront toute sa vie : la séparation de l'État et de l'Église et la fin du régime seigneurial. En 1831, il fait ses études en médecine et commence à exercer sa profession dans le village de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie en 1832 où une crise de choléra fait des ravages. Cette même année, sa mère décède de cette maladie et c'est lui qui rédige son testament. Il prend la décision d'y détacher toute relation avec la religion et recommande l'âme de sa mère, directement à Dieu. En 1833, il s'installe à Napierville. Le 25 juin de cette année, il se marie avec Margaret Yelloby Jobson à Saint-Valentin. Le 22 novembre 1834, il est élu député du comté de L'Acadie à l'Assemblée législative. Il défend le point de vue des Patriotes radicaux dont il fait maintenant partie. En 1837, il s'engage à fond dans les rébellions dont il est un des principaux chefs. Il parvient finalement à s'exiler aux États-Unis. Là-bas, il se voit injurié et reproché son attitude sans compromis. Il laisse tomber le mouvement patriote à la fin de 1840. Démoralisé par l'échec de son rêve politique, il se replie sur son combat religieux contre l'Église catholique. Converti au protestantisme, " Il se fit prédicant baptiste...(Fauteux, 1950 : 184) " et se lance dans cette croisade jusqu'à la fin de sa vie. Il retourne au Bas-Canada pour tenter d'y implanter sa religion, mais en général, la réaction est très négative. On va même jusqu'à lui faire un charivari pendant plusieurs semaines à Saint-Pie-de-Bagot, lui qui s'était vanté dans avoir dirigé un nombre considérable. Il devient ministre baptiste après avoir publié et traduit quelques ouvrages pour la cause. C'est en se dirigeant à une assemblée à Hinesburg qu'il est prit d'un malaise au cœur. Il mourut à sa destination quelques jours plus tard, le 4 octobre 1850. Sa femme meurt le 21 septembre 1851 et laisse dans le deuil leurs nombreux enfants.

En tant que député patriote, il joue un rôle très important dans les rébellions. Il a participé à l'assemblée de Saint-Ours et présidé, aux côtés de Papineau, celle de Napierville. Il se fait beaucoup remarquer à celle des Six-Comtés par son discours véhément. Selon F.-X. Mailhot, le Dr Côté disait que s'était s'avilir de faire des assemblées et d'y passer des résolutions ; Qu'il fallait faire usage de balles. Ensuite, il s'attaque ouvertement à l'Église catholique, autant en s'opposant à l'évêque Lartigue qu'en prenant l'argent de force aux presbytères de Napierville et de Saint-Valentin. Il fait aussi quelques désarmements de loyalistes et plusieurs charivaris qui résultent de plusieurs démissions. Lors de l'annonce des mandats d'arrestations, le Dr Côté s'y trouve et on offre 500 livres pour sa tête. Après la défaite de Saint-Charles, il s'exile aux États-Unis. Là-bas, il se lie d'amitié avec le Dr Robert Nelson avec qui il prépare une riposte. Les deux camarades sont au sommet de leur influence sur les rebelles et seront les deux principaux dirigeants de la deuxième insurrection. Ils rédigent ensemble la Déclaration d'indépendance du Bas-Canada qui prône la formation d'une république, l'abolition de la peine de mort et du régime seigneurial, le vote secret, le procès devant jury, l'éducation publique, la liberté de religion qui doit être séparée de l'État et l'égalité entre tous les individus, y compris les Amérindiens. Après une tentative de conquête manquée, lui, Nelson et leurs quelques 400 hommes retournent aux États-Unis pour se faire arrêter pour violation de la neutralité américaine. Heureusement pour eux, le jury du Vermont sera tolérant envers leur cause et ils seront libérés peu après. C'est ensuite qu'il forme l'Association des Frères chasseurs. Cet organisme militaire secret prépare une invasion pour reconquérir le Bas-Canada. Ils s'emparent de Napierville dans la nuit du 3 au 4 novembre 1838. C'est le Docteur Côté qui s'occupe d'aller récolter 327 livres au presbytère local. Par contre, il promet que l'État remboursera lorsqu'il sera en mesure de le faire. Après la défaite définitive à Odeltown, le 9 novembre, il se réfugie aux États-Unis puis sombre dans la méfiance, l'amertume et la déception. "Au cours de l'été de 1839, les défections, les mésententes, les coups bas, les conflits de personnalité se multiplient (...) de la part des insurgés qui le perçoivent chaque jour davantage comme un être exécrable (Chabot, 1966 : 228) ". Aux assemblées de Swanton et de Corbeau, il dénonce la passivité des Patriotes, reproche beaucoup à Papineau et rend responsable l'Église catholique de l'échec des rébellions. D'après Chabot, tous les autres sont contre lui, à l'exception du Dr Robert Nelson et de Lucien Gagnon.

Sébastien Perron

CHABOT, Richard, " Côté, Cyrille-Hector-Octave ", dans DBC, Sainte-Foy, La presse de l'Université Laval, 1966.; FAUTEUX, Aegidius, Les patriotes de 1837-1838, Montréal, Édition des Dix, 1950, 433 p.; SENIOR, Elinor Kyte, Habits rouges et Patriotes, Montréal, VLB éditeur, 1985, 218 p.

Nom du père: Charles Côté

Nom de la mère: Rose Duhamel

Nom de l'épouse: Margaret Yelloby Jobson

Lieu et date de naissance: né le 1er septembre 1809 à Québec

Lieu et date de décès: décédé le 4 octobre 1850 à Hinesburg,Vermont

Professions exercées au cours de sa vie: enseignant, médecin, homme politique, patriotes, journaliste et ministre baptiste

Fonctions précises au moment des troubles: leader patriote et député de la chambre d'Assemblée. Il est le principal porte-parole du mouvement patriote.

Bibliographie:

La gazette de Québec, 1er juill. 1833

P.-G. Roy, Fils de Québec, 3: 157-159

Mario Gendron, ''tenure seigneuriale et Mouvement patriote: le cas du comté de l'Acadie'' (thèse de M.A., univ. du Québec à Montréal, 1986), 88-89, 93, 126-127, 130-132, 139-141, 156-159.

Cyrille-Hector-Octave Côté est un homme qui a apprit très tôt que seul le travail et les études permettent de s'en sortir. Tout d'abord professeur, Côté devint médecin et alla pratiquer à Sainte-Marguerite-de-Blainfindie, aujourd'hui l'Acadie. À son arrivée, une épidémie de choléra est en cours. Médecin zélé, Côté essaie d'aider du mieux qu'il le peut. En 1833, il se fixe à Napierville où il devient très vite populaire. Cette même année, Côté épouse Margaret Yelloby Jobson à Saint-Valentin. Son prestige et sa popularité amène Côté à s'intéresser énormément à la politique. D'ailleurs, en 1834, Côté est élu député dans la circonscription de l'Acadie et siège jusqu'en 1837 à la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada.

Admirateur de Papineau depuis 1826, Côté se rallie au Parti Patriotes malgré quelques désaccords au sujet du régime seigneurial en particulier. Il devient ainsi le principal porte-parole du mouvement dans son comté.

Prenant une part active aux événements, Côté préside une assemblée avec Papineau à Napierville et se joint au groupe révolutionnaire Les fils de la liberté à Montréal. De plus, Côté regroupe dans son comté une organisation révolutionnaire. L'échec à Saint-Charles, où les Patriotes sont écrasés par l'armée, le forcera à partir en exil aux États-Unis. Maintenant, pour Côté, Papineau n'est plus l'homme de la situation. Se liant d'amitié avec Robert Nelson, Côté et lui mettent au point un plan d'invasion sans l'aide de Papineau. Côté et Nelson rédigent ainsi conjointement la Déclaration d'indépendance de la République du Bas-Canada.

Au début de 1838, Côté et son ami avancent à la conquête de leur pays à l'aide de 3 à 4000 partisans. Bien vite, les régiments de volontaires repoussent ces Patriotes à la frontière. De retour aux États-Unis, Côté est arrêté pour violation de la neutralité américaine, mais il est vite relâché. Toujours fidèle à sa cause, Côté organise une nouvelle invasion mais ses relations avec les réfugiés commencent à se tendre. Le deuxième soulèvement de Côté et Nelson a lieu dans la nuit du 3 au 4 novembre alors qu'ils prennent possession du village de Napierville. Les Patriotes sont battus encore une fois par des volontaires. Côté repart donc à nouveau vers les États-Unis après la défaite décisive à Odelltown, déçu et plein d'amertume.

Devenu méfiant, Côté manifeste une agressivité à l'égard de tous et surtout face à Papineau. Devenant de plus en plus responsable des conflits à l'intérieur du groupe, Côté quitte le mouvement en 1840, après s'être installé à Swanton.

Déménageant dans l'état de New York, Côté se sert du protestantisme auquel il s'est converti pour traduire son échec en politique. Revenant au Bas-Canada en 1843, il repart aux États-Unis pour à nouveau revenir en1844. Il devient ministre baptiste et pasteur de Sainte-Pie, essayant d`y rassembler quelques fidèles. Il écrit quelques brochures sur le protestantisme à Philadelphie, où il déménagea avant de revenir encore une fois au Bas-Canada, en 1849, en qualité de ministre de Sainte-Marie-de-Monnoir. Se rendant comme missionnaire à Hinesburg, Côté est pris d'un malaise et meurt en octobre 1850.

Annick Corbeil

 


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