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Les Patriotes de 1837@1838 - Cherrier, Côme-Séraphin (1798-1885)
 BIOGRAPHIE 
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Cherrier, Côme-Séraphin (1798-1885)
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Père: Joseph-Marie Cherrier

Mère: Marie-Josephte Gaté

Epouse: Mélanie Quesnel

Naissance: Repentigny, 22 Juillet 1798

Décès: Montréal, 10 Avril 1885

Professions: Avocat, homme politique, homme d'affaires

Fonction 1837-38: Député de Montréal, patriote

Bibliographie: "Feu Côme-Séraphin Cherrier: conférence faite à la salle de La Patrie. "(Montréal, 1885)

"Histoire de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal: des patriotes au fleurdelisé 1834-1948" (Montréal, 1975)

"Le Bas-Canada 1791-1840: changements structuraux et crise." (Ottawa, 1976)

Côme-Séraphin Cherrier vient d'un milieu familial important dans l'histoire du Québec. En effet, il compte parmi ses cousins le désormais célèbre Louis-Joseph Papineau et il est élevé par la famille de Denis-Benjamin Viger, sous la direction duquel il fait son droit. Il entre au Barreau du Bas-Canada au mois d'août 1822 et il exerce son métier d'avocat à Montréal pendant les 40 années qui suivent. Cherrier fait surtout sa marque au niveau des procès d'ordre politique, ce qui l'amène à se lancer en politique lui-même.

En 1834, il se laisse convaincre par ses proches et devient candidat dans le comté de Montréal. Il est élu à la chambre d'Assemblée et participe aux sessions de 1835 et 1836, mais doit s'absenter lors de la session d'août 1837 pour des raisons de santé. Par contre, il est du nombre des Patriotes qui se présentent à Québec habillés d'étoffe du pays en signe de boycottage des produits fabriqués à l'étranger. Fernand Ouellet dit de Cherrier qu'il est un des ténors du parti patriote. Ouellet n'est pas le seul à le penser car malgré le fait que Cherrier encourage la lutte constitutionnelle plutôt que la violence, il est arrêté et emprisonné en décembre 1837. Cette expérience est des plus éprouvantes pour lui, puisqu'il tombe gravement malade durant ses mois d'emprisonnement. C'est en mars 1838, après quatre mois derrière les barreaux qu'il est libéré. Sa liberté n'est encore que partielle à ce moment puisqu'il est assigné à sa demeure. C'est à la suite de ces événements qu'il décide de se retirer de l'avant-scène de la vie politique. A l'occasion de ses dernières batailles d'opinion politique, il se prononce contre l'Union de 1840 et la Confédération en 1865.

Dès 1843, il est un membre très présent de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Il en devient d'ailleurs vice-président en 1852 et président en 1853. Il est aussi nommé vice-président de la Société Saint-Vincent-de-Paul de Montréal. Cherrier est un homme présent dans toutes les sphères de la société. Le jour de sa mort, on peut lire dans La Presse "L'habitude que toute la génération actuelle avait contracté de le voir partout où il s'agissait d'une oeuvre religieuse, patriotique ou charitable.". Cherrier est un personnage qui a donné sa vie pour améliorer la société dans laquelle il vivait. La grande générosité dont il faisait preuve est, selon moi, ce qui en fait quelqu'un dont on devrait se souvenir.

Lucie Charbonneau

 

Recherche parmi 15772 individus impliqués dans les rébellions de 1837-1838.

 



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 Votre nom  (4 mai 2006)
une photo de Côme S. Cherrier est disponbile sur le site du musée McCord

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