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Les Patriotes de 1837@1838 - BROWN, Thomas Storrow (1803-1888)
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BROWN, Thomas Storrow (1803-1888)
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Saint-Andrews, N.B., le 7 juillet 1803

Montréal, 26 novembre 1888

(34 ans en 1837)

Fils de Henry B. Brown et de Rebecca Appelton

époux de Jane Hughes, décédée en 1833

Général en chef de l'armée patriote, il reste associé à l'échec de Saint-Charles

Quincaillier, journaliste et orateur

père: Henry Barlow Brown.

mère: Rebecca Appleton.

épouses: Jane Hughes (décédée en 1833), Hester Livingston.

lieu et date de naissance: St Andrews, New-Brunswick, en 1803.

lieu et date de décès: Montréal, le 26 décembre 1888.

professions: quincaillier, journaliste, Patriote et écrivain.

fonction précise lors des troubles: membre radical du parti Patriote.

bibliographie: ANQ-Q(Arch. Nationales du Québec, centre d'archives de la capitale), AP(Arch. privées)- G(grandes collections)- 417(famille Papineau).

QBC(Arch. De Québec et du Bas-Canada) 25(Procureur général), Événements de 1837-1838.

ASQ(Arch. Du séminaire de Québec), Fonds Viger-Verreau, Séries des cahiers manuscrits, O139-O152(Viger, Jacques. Ma Saberdache.)

Goyer, Gérard et al. Dictionnaire biographique du Canada, Les Presses de l'Université Laval, Canada, 1982. Vol.XI, pp.127-128.

Brown père était un loyaliste qui retourna vivre aux États-Unis en 1811. Brown fils quitte sa famille et s'établit à Montréal en 1818, sur la rue St-Paul. Il ouvre une quincaillerie en 1825 qui vivote durant dix années jusqu'à la faillite. Brown se livre alors à la spéculation foncière.

De 1833 à 1836 Brown participe un peu dans l'ombre à toutes sortes d'actions sociales. Il aide par exemple à l'organisation de la Banque du peuple dont il est un des administrateurs. Il fait ensuite partie d'un comité pour aider les victimes de l'épidémie de choléra en 1834 et met sur pied un hôpital. Enfin, il est membre de la Society Of The Friends Of Ireland qui participe à l'organisation de l'élection du Quartier-Ouest de Montréal en 1832: une élection marquée par la violence, des morts et l'intervention de l'armée. C'est en 1836, que Brown s'engage ouvertement avec les membres les plus radicaux du Parti patriote. Il y a beaucoup d'anglophones mécontents du monopole qu'exerce la bourgeoisie britannique d'affaires et ils se reconnaissent autour de l'idéologie démocratique américaine.

Politicien né, il s'implique rapidement aux côtés des patriotes pour qui il met à profit son réel talent d'écrivain, en particulier dans le Vindicator, journal anglophone et patriote. Le 6 novembre 1837, lors de la rencontre des Fils de la Liberté et du Doric Club, il fut brutalement assailli à coups de gourdins par quelques loyalistes. Il reçut de graves blesssures, dont l'une à l'oeil droit le fit borgne immédiatement en attendant de le rendre totalement aveugle plusieurs années avant sa mort. Brown est encore confiné à sa chambre quand, le 16 novembre 1837, il apprend qu'un mandat d'arrestation est émis contre lui. Quittant Montréal sans être vu, il traverse à Boucherville où il retrouve d'autres fugitifs dont Rodolphe Desrivières. Tous ils décident alors de se rendre à Saint-Charles et d'y établir un camp. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le surlendemain commençait l'établissement du fameux camp de Saint-Charles et T.S Brown était bombardé général. Il a expliqué plus tard son insuccès par le défaut de préparation et surtout par l'insuffisance des ressources. Brown lui-même n'est pas exempt de tout blâme. La défense fut très mal préparée et, ce qui est plus grave encore, on l'a accusé d'avoir laissé le champ de bataille presque au commencement de l'action du 25 novembre 1837.

Lorsque tout espoir fut perdu, Brown alla se réfugier aux États-Unis avec le Dr. Nelson, Rodolphe Desrivières, Le Dr. Kimber et quelques autres. Pendant plusieurs années il oublie le Canada. Vivant au Vermont (où il publie un article sur la rébellion dans le "Vermonter") et en Floride. Profitant d'une amnistie, il rentre à Montréal en mai 1844. Il y redevient marchand de fer puis huissier. Devenu complètement aveugle, il ne succombe cependant qu'à l'âge vénérable de 85 ans.

 


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