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Les Patriotes de 1837@1838 - BIBAUD, Michel (1782-1857)
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BIBAUD, Michel (1782-1857)
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Père : Michel-Ange Bibaud.

-mère : Cécile Clémence Fresne.

-épouse : Elizabeth Delisle.

-lieu et date de naissance : Montréal (Côte-des-Neiges), le 19 janvier 1782.

-lieu et date de décès : Montréal, le 3 août 1857.

-professions : professeur, journaliste, auteur, fonctionnaire et juge de paix.

-fonction précise lors des troubles : juge de paix.

-bibliographie : AUM(Arch. de l'Université de Montréal), P58 (collection Baby), A2/63.

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours [2e éd.], Québec, 1973. 1er vol., pp29-30, 34-35, 39, 42, 49-53, 67-69, 72-74, 81, 120, 127, 146, 188.

DOLQ (Lemire, Maurice et al. Dictionnaire des Oeuvres Littéraires du Québec, Montréal, 1978. 1er vol., pp.216-218, 345-347.)

Lemay, Thérèse P. et al. Dictionnaire biographique du Canada, Les Presses de l'Université Laval, Canada, 1985. Vol. VIII, pp. 97-99.

Issu d'une famille nombreuse, Bibaud passe son enfance et son adolescence à Côte-des-Neiges. À 18 ans, il entre au Collège de Saint-Raphaël à Montréal. Il en sort en 1806 et donne des leçons particulières. En plus de sa carrière de professeur, Bibaud sera journaliste et auteur d'un recueil de poésie et de quatre livres. Il fonde aussi cinq périodiques, tous des hebdomadaires à contenu politique, scientifique et littéraire.

Le premier est l'Aurore en 1817 qu'il fusionne avec le Spectateur canadien en 1819 où il devient rédacteur. Mais le journal disparaît en 1822 et Bibaud se consacre essentiellement à l'enseignement pendant trois ans. Plus tard, il fonde La Bibliothèque canadienne" où participent ses contemporains: Jacques Viger, Jacques Labrie et Jean-Baptiste Meilleur. En 1830, il le remplace par un journal plus politisé, l'Observateur qui, une fois encore, ne survit pas. La même année, il publie le premier recueil de poésie d'un Canadien français à être édité au Canada, hélas la critique est sévère envers sa poésie qu'elle juge moralisatrice et pessimiste, manquant d'originalité et de spontanéité. Les deux revues suivantes: Le Magasin du Bas-Canada (1832) et L'Encyclopédie canadienne (1842) ne passent pas, comme les autres, le cap difficile de la première année.

En 1833, Bibaud accepte un emploi que lui confie le gouvernement et devient surintendant du marché et inspecteur des poids et mesures. Quatre ans plus tard, il est nommé juge de paix. Il ne doit pas participer à la démission de son corps de métier ni à l'appel au armes du 22 octobre 1837 car Bibaud sympathise avec le gouvernement colonial et se prononce en faveur de la monarchie constitutionnelle. En effet, dans ses deux ouvrages sur l'histoire du Canada, il se révèle être un historien partial, où les Patriotes sont décrits en tant qu'agitateurs dangereux, le tout dans un style monotone et fastidieux. Il se montre d'une extrême sévérité envers les Canadiens français, qu'il exhorte à l'effort intellectuel et à s'opposer avec la dernière énergie au Parti patriote qu'il juge incapable, imbu de doctrines insensées et engagé dans une lutte chimérique.

Sa partisannerie, son caractère semble-t-il désagréable et le ton moralisateur de ses journaux, le rendirent impopulaire auprès de ses contemporains. Bibaud vécu replié sur lui-même et son oeuvre historique sombra dans l'oubli.

 


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