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Les Patriotes de 1837@1838 - La r閟erve Mohawks de KAHNAWAKE l'閜oque des R閎ellions
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La r閟erve Mohawks de KAHNAWAKE l'閜oque des R閎ellions
Article diffus depuis le 01 juin 2000
 




En 1676, alors que les Mohawks demeurent la mission Saint-Francois Xavier, les J閟uites obtiennent une permission sp閏iale des autorit閟 locales. Cette permission leur donne le droit de d関elopper un lopin de terre de Quatre-vingt-douze,16 kilom鑤res carr閟. Ainsi est cr殚 le village de Kahnawake (Caughnawaga), nom qui signifie " pr鑣 des rapides ", ceux de Lachine. Les Autochtones d閙閚agent donc de la r間ion de Laprairie vers leur nouveau village situ sur la rive-sud du Fleuve Saint-Laurent, l'ouest de la Seigneurie de Laprairie de la Madeleine, l'est de la Seigneurie de Ch鈚eauguay et au sud de Saint-R閙i.

Vers 1837, Kahnawake a toujours la m阭e superficie que lors de sa cr閍tion, soit 12 625 acres. Cette dimension fait d'elle l'une des plus grandes r閟erves am閞indiennes du Bas-Canada, pour une population d'environ mille habitants. En outre, trois routes permettent de p閚閠rer sur la r閟erve. Une route vient de Ch鈚eauguay, l'autre de Saint-R閙i et la derni鑢e de Laprairie. Enfin, le fleuve repr閟ente une voie d'acc鑣 navale.

Contrairement aux comt閟 avoisinants, Kahnawake a encore des richesses foresti鑢es consid閞ables; cependant que le territoire mohawk n'閏happe pas la crise agricole des ann閑s 1830. Effectivement, en 1837, la r閟erve manque de grains, de pommes de terre et de bl d'Inde. D鑣 lors, pour combler ce manque, les hommes partent presque tout l'hiver la chasse et la p阠he. Le cur de la r閟erve, le p鑢e Marcoux, 閙et plusieurs requ阾es aupr鑣 du gouvernement britannique pour avoir de l'aide. Ce n'est qu'apr鑣 plusieurs requ阾es qu'en mai 1837, le gouvernement envoie " 500 barils de bl, trente barils de bl d'Inde et quinze barils de f鑦es et de pois " (SOSSOYAN 1999 : 2). Devant cet acte de bont du gouvernement, les Kahnawakehronons sont tr鑣 reconnaissants envers la Couronne britannique. C'est d'ailleurs cette loyaut qui va permettre Kahnawake de jouer un r鬺e important dans l'閏hec des r閎ellions de 1837 et 1838.

l'automne 1837, principalement pr閛ccup閟 par les pauvres r閟ultats de leurs r閏oltes et par les voyages de chasse hivernaux venir, les Am閞indiens demeurent nonchalants face aux troubles. En octobre, Monseigneur Lartigue envoie au p鑢e Marcoux un rappel disant que les fid鑜es catholiques ne doivent pas participer une r関olte contre la Couronne britannique. Pour pr閟erver la nonchalance des Autochtones, Marcoux ne r関鑜e pas le contenu du message aux villageois. Ce n'est que le 13 novembre que Marcoux lit le message aux habitants, puisque plusieurs rumeurs courent concernant l'invasion de la r閟erve par les Chasseurs de Ch鈚eauguay, de la Prairie et de Saint-Constant. Les rumeurs disent que les " hommes de Papineau ", dont certains villageois connaissent l'identit, iraient massacrer les Am閞indiens et prendre leur seigneurie.

Gr鈉e certains contacts verbaux entre Am閞indiens et Patriotes, certains Kahnawakehronon sont en faveur de la cause des Rebelles (SOSSOYAN 1999 : 3). D鑣 lors, en bon catholique loyaliste, Marcoux insiste dans ses sermons sur le fait la r関olte est proscrire et que la d閒ense de l'autorit est de mise et ce jusqu' la mort si n閏essaire. Les rumeurs d'invasion persistent et les Mohawks sont de plus en plus nerveux, au point de perdre totalement confiance envers les hommes de Papineau. La journ閑 de l'invasion on plie bagage, on fait le guet toute la nuit arm閟 de fusils, de lances, de couteaux et de b鈚ons. Toutefois, aucune attaque n'a lieu.

Entre temps, Marcoux et le Conseil des Chefs adoptent une nouvelle tactique. Des chefs sont envoy閟 chez les Patriotes avoisinants pour faire une demande de neutralit. " Si vous n'intervenez pas, vous n'avez rien craindre " de r閜ondre les Canadiens fran鏰is. La m阭e tactique est adopt閑 pour les Loyalistes, mais trois Chefs ne vont pas rencontrer le Capitaine de milice. Le 22 novembre, James Hughes (Superintendant aux Affaires Indiennes pour le District de Montr閍l), inspir par le Gouverneur-G閚閞al de l'Am閞ique du Nord britannique, A. Acheson, Sir de Gosford, fait un discours en fran鏰is aux Iroquois. Il y encourage la fid閘it l'autorit, rappelle aux Mohawks qu'ils re鏾ivent protection et biens mat閞iaux de leur " P鑢e d'en haut ", essaie de savoir s'ils sont tent閟 de s'affilier aux forces patriotes et les encourage suivre les r鑗les du catholicisme (SOSSOYAN 1999, 5).

Yan Ethier

GENTILCORE, R. Louis, ATLAS historique du Canada : La transformation du territoire, Les Presses de l'Universit de Montr閍l, Montr閍l, 1993 : 78-89.; SOSSOYAN, Mathieu, The Iroquois and the Lower-Canadian Rebelions, 1837-1838, Universit McGill, Montr閍l, 1999 : chapitre 3, 1 - 22.; http://www.kahnawake.com/history.

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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