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Les Patriotes de 1837@1838 - <i>La mémoire du Richelieu</I>, par NORMAND CAZELAIS (31 octobre 1997)
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La mémoire du Richelieu, par NORMAND CAZELAIS (31 octobre 1997)
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




En novembre, le vent des jours courts et lourds coule sans obstacle dans la vallée, entre les flancs des Montérégiennes. En novembre 1837 - 160 ans déjà -, des rebelles du Bas-Canada prirent les armes contre l'Anglais. Chaque année, en ce mois où il n'y a rien à faire, ils reviennent dans les mémoires. Et sur les lieux.

A Saint-Charles, le 23 octobre précédent, Louis-Joseph Papineau et Wolfred Nelson, chef des Patriotes du Richelieu, avaient harangué 5000 partisans qui plantèrent un arbre de la liberté, proclamèrent la république (la Confédération des Six-Comtés) et incitèrent le peuple à se révolter.

Le soulèvement commença le 21 novembre. Au terme d'une sanglante bataille, 33 jours plus tard, 5000 "habits rouges" eurent raison de 200 Patriotes, y faisant 35 victimes. Cette défaite entraîna l'emprisonnement, la mort ou l'exil de leurs principaux dirigeants.

Le 23 novembre, Saint-Denis, village de la même vallée, fut témoin de leur seule victoire alors qu'ils mirent en déroute les troupes du général Gore, envoyées de Montréal et fortes de 4500 hommes. Cette année encore, devant le monument commémorant les 12 hommes qui y furent tués en ce jour, des gens se rassembleront à leur tour. Et écouteront des discours.

Tout près, un autre nom marque l'emplacement de la maison Saint-Germain où 300 rebelles se barricadèrent et tinrent tête à 500 soldats britanniques qui revinrent un an plus tard incendier le village. A Saint-Denis toujours, dans une maison bâtie en 1809, loge la Maison nationale des Patriotes.

Depuis la frontière, ce cours d'eau, aligné de sud en nord, ne fait guère 130 kilomètres avant de rejoindre le Saint-Laurent à la hauteur de Sorel où il s'éparpille dans un puzzle d'îles.

Le premier, Samuel de Champlain, explorateur, géographe, cartographe et administrateur du Roy, le remonta en 1609 pour y mener une attaque contre les Indiens. Cette rivière resta celle des Iroquois jusqu'en 1642 quand elle prit son nom actuel en l'honneur du cardinal.

Dès les débuts de la colonisation, le Richelieu fut un chemin d'implantation, une voie de commerce, un axe de conflits entre Français et Anglais qui ne cessaient de se harceler.

En 1760, l'armée britannique la descendit, tout comme les "envahisseurs" américains en 1775 et 1812. Sur ses berges, sur les sites d'anciens fortins, furent construites les forteresses de pierre que l'on connaît aujourd'hui.

A Saint-Ours et à Chambly, des écluses témoignent de l'importance initiale de la rivière dans le réseau de navigation du Québec.

Une mince rivière dans la plaine. Des villages égrènent son parcours, que viennent de plus en plus rejoindre les tentacules de la vaste métropole. Dans cette vallée cohabitèrent des descendants de colons français et des royalistes qui se répandirent dans les Eastern Townships.

Il aura fallu moins d'un siècle pour que ce voisinage catalyse, en des jours de novembre, les premiers affrontements armés. ...

 


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