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Les Patriotes de 1837@1838 - <i>Écrits d'un patriote</i>, Édition préparée par Georges Aubin, Montréal, Comeau et Nadeau, 1998, 179p. Recension de Paul-Émile Roy
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Écrits d'un patriote, Édition préparée par Georges Aubin, Montréal, Comeau et Nadeau, 1998, 179p. Recension de Paul-Émile Roy
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Wolfred Nelson est né à Montréal en 1791, d'un père anglais et d'une mère américaine loyaliste qui se sont installés au Canada peu après la guerre d'indépendance américaine. Très tôt il s'oriente vers la médecine et la chirurgie. Il épouse une Canadienne, Charlotte Noyelle de Fleurimont. Il s'intéresse à la politique, se présente comme député et bat James Stuart, le procureur général du Bas-Canada, l'ami du gouverneur Dalhousie. Il entre ainsi au Parlement à côté de Papineau. Il est intimement mêlé à la vie politique très agitée qui culmine dans l'insurrection de 1837. Il est un des principaux responsables de la victoire des Patriotes à Saint-Denis, mais après la défaite de Saint-Charles, il tente de fuir aux États-Unis. Il est arrêté par les soldats de Gosford, emprisonné et déporté aux Bermudes où il passe quelques mois. Il est relâché, la condamnation à l'exil prononcée par Durham ayant été déclarée illégale par les Communes de Londres. Nelson se rend aux États-Unis et revient à Montréal en 1842. Il fait alors confiance au régime de l'Union. Il est élu député en 1844 et sera un adversaire de Papineau. Il devient maire de Montréal en 1855 et meurt en 1863.

C'est une vie très remplie que celle de Wolfred Nelson à la fois médecin, député, homme d'affaires. Mais cet homme est surtout remarquable par sa passion de la justice, son courage, sa générosité, son dévouement à son pays. Il y a chez lui beaucoup de dignité et de grandeur d'âme. Tout honnête homme, écrit-il, doit chérir "la justice et la liberté" (p. 104). Il disait, en 1837, dans un discours électoral, qu'il était de "notre intérêt de demeurer sujets de l'Angleterre, mais (que) nous ne pouvons continuer d'être sujets qu'autant que nous serons traités comme tels et non pas comme esclaves." (p. 41).

Les écrits de Wolfred Nelson que publie ici Georges Aubin sont constitués de lettres à différentes personnalités comme Papineau, Duvernay, Durham et à des parents et amis, de textes de discours reproduits dans les journaux de l'époque, et de quelques articles publiés dans des journaux américains pendant l'exil de Nelson. Georges Aubin a ajouté des notes et une chronologie qui nous permettent de bien comprendre le contexte politique et social.

Écrits d'un patriote est un ouvrage très précieux. Ce n'est pas un livre sur l'histoire, mais un livre d'histoire. Sa lecture est une plongée dans l'histoire. Elle nous fait vivre à l'époque des Patriotes et de l'Union. On y est en compagnie d'un homme qui ne peut supporter la tyrannie et la corruption, qui s'engage à fond dans l'action, et tente d'éveiller ses concitoyens. Son avertissement est d'une grande actualité : "Si les Canadiens encore une fois oublient tout, ils méritent à juste titre les noms les plus flétrissants, l'esclavage le plus ignominieux." (p. 137).

 


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