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Les Patriotes de 1837@1838 - Cinq versions sur la mort de Chénier." Par Gilles Boileau, <i>L'Éveil</i> (Saint-Eustache), juin 2000
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Cinq versions sur la mort de Chénier." Par Gilles Boileau, L'Éveil (Saint-Eustache), juin 2000
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




La tournée de la seigneurie

Cinq versions de la mort de Chénier

La première dont nous prendrons connaissance est celle adoptée par le musée du manoir Globensky, telle qu'on peut la lire sur l'un des écritoires... C'est la suivante... "Jean-Olivier Chénier et ses compagnons Guitard, Deslauriers, Cabana et Langlois sont les derniers à quitter l'église. Dès sa sortie, Chénier reçoit une balle au côté gauche, mais il continue de courir. Finalement, il est touché mortellement et s'écroule derrière le cimetière." Malheureusement, on ne cite pas les sources.

Voici maintenant la version de l'historien Jacques Lacoursière telle qu'on peut la lire dans le numéro 67 de la revue Nos Racines...

Des soldats pénètrent dans l'église et y mettent le feu. Chénier et ses compagnons décident de tenter une sortie pour continuer le combat. Dès leur apparition aux fenêtres, plusieurs sont frappés mortellement. Bientôt une balle abattit le chef intrépide. Tombé mais non vaincu, soudain, dans un sursaut d'énergie qui galvanisa ses forces chancelantes, il se leva et déchargea sa carabine sur le sol et deux fois il se releva pour attaquer. La quatrième fois, le héros tomba pour ne plus se relever."

Le journal l'Ami du Peuple, qui la tenait lui-même du Morning Courrier, donne lui aussi sa version... "le Dr Chénier, qui se trouvait dans l'église, sauta par une fenêtre dans le cimetière, suivi de 8 à 10 hommes et ils combattirent ensemble courageusement pendant assez longtemps lorsqu'un détachement du 83e eut ordre de se porter de ce côté. Se former en ligne, exécuter quelques décharges qui abattirent successivement Chénier et ceux qui l'accompagnaient fut l'affaire de quelques minutes. Chénier avait reçu un coup de feu à travers le corps."

L'historien Allen Greer, dans son ouvrage Habitants et Patriotes, se sert du récit de George Bell, un ancien militaire présent à la boucherie... "Depuis le presbytère, ils (les Patriotes) maintenaient un tir rapide sur nos hommes. Placés à l'un des angles de la rue principale, les canons criblèrent de boulets la porte de l'église. On donna alors l'ordre aux Royaux de donner l'assaut du presbytère, ce qu'ils firent avec éclat et courage, ouvrant le feu sur l'édifice attenant et faisant périr les rebelles dans les flammes. Sous le couvert de la grande colonne de fumée qui s'élevait de cet édifice, plusieurs des rebelles s'échappèrent de l'église et traversèrent la rivière sur la glace, mais ils se heurtèrent aux Volontaires (de Globensky) qui les attendaient dans les bois, et ils furent massacrés. Les flammes se communiquèrent bientôt à l'église. Il ne leur restait plus que la possibilité de se précipiter hors de l'église et d'être abattus par nos tirs ou alors de brûler vifs. Il n'y avait pas d'issue, ils ne pouvaient s'enfuir et ils moururent comme ils avaient combattu, au mépris de la vie. Chénier, le seul parmi leurs chefs qui resta à leurs côtés jusqu'à la fin, fut tué dans la cour attenante à l'église..."

Dans son Journal historique, le curé Jacques Paquin parle lui aussi de la mort du chef patriote... "Le Dr Chénier, voyant que tout espoir était perdu et qu'il ne pouvait plus songer à se défendre dans l'église, qui était devenue entièrement la proie des flammes, réunit quelques-uns de ses gens et sauta avec eux par les fenêtres du côté du couvent. Il voulait essayer de se faire jour au travers des assaillants et de s'enfuir, mais il ne put sortir du cimetière, et bientôt atteint d'un coup de feu, il tomba et expira presque immédiatement"... Qui nous dira comment est véritablement mort Chénier?

 


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