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Les Patriotes de 1837@1838 - Bond Head, Sir Francis (1793-1878)
 HAUT-CANADA 
     
Bond Head, Sir Francis (1793-1878)
Article diffus depuis le 14 octobre 2000
 




Lieutenant-Governor of Upper Canada from 1836. He was recalled early in 1838 and he never held office again.




Soldat et homme de lettres avant tout, Francis Bond Head devint par la suite administrateur colonial et sa carri鑢e commence dans l'arm閑 o il obtint son brevet de lieutenant du G閚ie la Royal Military Academy. Par la suite, il servit Malte, Waterloo, puis comme officier de g閚ie, en garnison 蒬imbourg, apr鑣 quoi il prit sa retraite avec demi-solde et le grade de g閚閞al en 1825 (Wise, 1972: 374). partir de ce moment, il occupe un poste de directeur de l'exploitation mini鑢e d'une firme qui avait des int閞阾s en Am閞ique du Sud. L'閏hec de cette op閞ation l'amena d'ailleurs d閏larer ses employeurs responsables dans l'un de ses ouvrages. Ce comportement, tout de m阭e arrogant, 関oque bien le caract鑢e ent阾 et la grande estime envers lui-m阭e de Head; un trait qui se remarquera vite lors de son s閖our au Haut-Canada.

Son talent pour l'閏riture lui procurera une certaine notori閠. Il sera d'ailleurs toujours publi par la m阭e maison d'閐ition, la maison John Murray. En outre, son int閞阾 pour l'閏riture le fera conna顃re comme 閠ant tr鑣 habile dans les descriptions et pr閟entera son c魌 presque romantique, voire 閙otif et vindicatif (Wise, 1972: 376).

Il est se demander si les troubles du Haut-Canada, contrairement ceux du Bas-Canada, auraient probablement pu 阾re 関it閟 si un homme un peu plus indulgent avait 閠 la place de Head (Besnier, 1975: 11). Car si l'on tient compte qu'il n'y a eu que deux petites escarmouches et que la ferveur des volontaires loyalistes, pour combattre la r閎ellion 閠ait consid閞able, il semble que les R閒ormistes n'auraient pas h閟it se calmer si seulement quelques actions favorables avaient 閠 faites par les autorit閟. Mais 鏰 ne devait pas arriver et Francis Bond Head y a largement contribu. Conservateur avou (Besnier, 1975: 27), c'est pourtant l'ensemble des r閒ormistes qui voyaient en lui, au d閎ut, un r閒ormateur, un conciliateur, un r閒ormiste convaincu (Wise, 1972: 374). Mais dans les faits, tout en n'ayant aucune exp閞ience pertinente dans l'administration coloniale et encore moins dans la politique il s'av閞a un homme intransigeant (Besnier, 1975: 27). Les autorit閟 royales demandaient ainsi une personne ne connaissant rien aux affaires coloniales d'assumer l'enti鑢e responsabilit d'une contr閑 qu'il n'avait jamais vue (Besnier, 1975: 27). Et, comme cela devait 阾re le cas, sa pr閟ence au Haut-Canada fut marqu閑 par un profond conservatisme et une attitude 閙otive et radicale alors que la situation requ閞ait du tact et de la diplomatie (Wise, 1972: 374).

Francis Bond Head arrive en 1835 au Haut-Canada. Les premi鑢es mesures qu'il prend sont marqu閑s par la cl閙ence. Il nomme des r閒ormistes mod閞閟, Robert Baldwin et le docteur John Rolph au Conseil ex閏utif. Mais rapidement, Head gaspille sa popularit quand les six conseillers du Conseil ex閏utif lui reprochaient de ne pas les questionner sur toutes les questions. Sa r閜onse fut celle d'un homme conscient de son titre et donc fort de son pouvoir tr鑣 large. Il refusa de les entendre et, comme ceux-ci 閠aient m閏ontents, il leur proposa de se soumettre ou de d閙issionner. Les six, dont trois tories, d閙issionn鑢ent. Ainsi, et m阭e si Head avait gard un ton mod閞, il avait enflamm les radicaux de l'Assembl閑. Celle-ci r閜lique en votant l'arr阾 des cr閐its. Cette fois, radical et 閙otif, Head se f鈉ha, en particulier parce qu'il se sentait directement vis. Il dissout le parlement et demande de nouvelles 閘ections (Wise, 1972:375).

Les 閘ections de 1836 devenait un 関閚ement crucial. Bien au dessus des partis, Head tire ses propres conclusions sur la situation. Il consid鑢e tous les r閒ormistes comme des radicaux et des r閜ublicains; il m閜rise MacKenzie et ses id閑s et consid閞e Bidwell comme un tra顃re parce qu'il avait pr閟id une assembl閑 des R閒ormistes. Il n'acceptera jamais, malgr la grande comp閠ence de Bidwell comme juge, de le renommer ce poste (Wise, 1972: 376). Redoutant que les R閒ormistes puissent un jour rompre avec le gouvernement imp閞ial, il lutte ouvertement contre eux aux 閘ections. Gr鈉e sa campagne, marqu閑 par le d閚igrement et en d閙agogie, il est en grande partie responsable de la cuisante d閒aite des r閒ormistes aux 閘ections de (Wise, 1972: 375).

Pendant plusieurs mois, Head n'eut pas trop d'emb鹀hes gouverner sa guise, mais par la suite son attitude devint moins conciliante, ce qui lui fit perdre une partie de l'appui qu'il avait acquis aupr鑣 des mod閞閟 lors de la campagne 閘ectorale. Par exemple, il s'ent阾ait vouer une animosit sans borne Bidwell. Head perdait progressivement son emprise sur le Haut-Canada et son hostilit inflexible envers les R閒ormistes avait fait dispara顃re l'espoir chez beaucoup d'entre eux. C'est lorsque Head d閏ida, avec son arrogance habituelle, d'envoyer le seul r間iment britannique dont il disposait Sir John Colborne au Bas-Canada, pour l'aider m鈚er les r閎ellions, que la situation atteignit son paroxysme. Celui-l m阭e qui, selon Mackenzie, avait vol l'閘ection et demeurait depuis compl鑤ement intransigeant, se trouvait maintenant sans moyen de d閒ense et confiant malgr cela. Mackenzie en profita pour proposer un coup de force. Mais, en raison de leur mauvaise pr閜aration, lui et ses acolytes furent rapidement ma顃ris閟 par la milice, trois fois plus nombreuse (Read, 1988: 14). On sait que les r閎ellions dans le Haut-Canada 閠aient en grande partie dues aux abus d'un gouvernement trop oligarchique, au privil鑗e du "Family Compact" (Wise, 1972: 376) et des tensions 閏onomiques (Read, 1988: 16). Mais il faut accorder une part des responsabilit閟 Francis Bond Head, non pas en tant qu'instigateur, mais parce qu'il n'a pas jou le r鬺e de m閐iateur tant esp閞. Au contraire, il s'est av閞 un 阾re non communicatif et arrogant.

Apr鑣 avoir travaill 閚ergiquement emp阠her une riposte de Mackenzie la fronti鑢e am閞icaine, Head se vit contraint de d閙issionner. Lorsqu'il quitta le Haut-Canada, il 閠ait persuad qu'il l'avait conserv l'Empire britannique. En outre, il n'aimait pas l'attitude mod閞閑 d'hommes comme Lord Durham qui, d'apr鑣 lui, gaspillaient les fruits de son travail. (Wise, 1972: 377). Il aura quitt le Haut-Canada persuad d'avoir 閠 un atout dans la sauvegarde de la paix sociale.

Micha雔 Tremblay

BESNIER, Marcel, 蓆ude compar閑 des insurrections de 1837-38 dans le Haut et le Bas Canada, th鑣e pr閟ent閑 l'Universit du Qu閎ec Montr閍l, ao鹴 1975, 120p.; HEAD, Francis Bond, A Narrative, Toronto, McClelland and Stewart United, 1969, 237p.; READ, Colin F., La r閎ellion de 1837 dans le Haut-Canada, Ottawa, La Soci閠 Historique du Canada, Brochure historique no 46, 1988, 30p.; WISE, S. F., "Francis Bond Head", DBC, vol. X, sous la direction de Marc La terreur, PUL et les Presses de l'Universit de Toronto, 1972 : 374 377.

 


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 Besnier Jean-GUY  (2 août 2005)
Tres beau text
 Besnier Jean-GUY  (2 août 2005)
Tres beau texte

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