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Les Patriotes de 1837@1838 - Pour l’application de la loi 101 au cégep
 DEBAT 
     
Pour l’application de la loi 101 au cégep
Article diffusé depuis le 26 février 2011
 




Par M. Bruno Forest

Lu le 24 février 2011 au cégep du Vieux Montréal en ouverture à une conférence de M. Pierre Curzi, député de Borduas et porte-parole officiel de l'opposition en matière de langue.
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Bonjour, je me présente, Bruno Forest, étudiant au cégep du Vieux-Montréal.

Je vous souhaite la bienvenue au nom du Mouvement des cégepiens pour le français, ou MCF, qui a pour mission de mobiliser les étudiants pour la cause du français au Québec et d’ajouter leur voix dans le débat public sur cet enjeu fondamental pour notre avenir en tant que peuple.

Le MCF a été lancé en mars 2010 avec l’appui d’une douzaine de regroupements de jeunes souverainistes, comme le Forum jeunesse du Bloc québécois, le Comité national des jeunes du Parti québécois, le Mouvement étudiant pour le français de l’université de Montréal et de l’UQAM, le Conseil jeunesse de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et le Réseau de Résistance du Québécois, qui ont tous appuyé notre revendication principale : l’application de la loi 101 au cégep.

La loi 101 détermine la langue des écoles financées par le gouvernement et oblige tout francophone ou allophone dont aucun parent n’a étudié en anglais au Québec à faire ses études en français au primaire et au secondaire. Pour le cégep par contre, rien n’est dit.

Les adversaires de la loi 101, reprenant l’argument des défenseurs du Bill 85, du Bill 63 et de la loi 22 à l’époque, ont toujours présenté cette loi 101 comme une enfreinte aux libertés individuelles. J’aurais beaucoup de mal à les démentir. Je dirais même que les enfreintes de ce type foisonnent dans nos lois. Elles s’appellent l’impôt, l’éducation obligatoire, le code de la route, le code du travail, les normes environnementales. Elles forment ce qu’on appelle une société et sont mises au service de la liberté collective. Parce que l’éducation est une institution collective. Choisir d’être citoyen du Québec, c’est bénéficier d’un ensemble de droits, mais aussi d’un bagage de responsabilités. C’est participer activement au destin d’une société francophone et respecter son histoire, sa culture et ses lois. En Amérique du Nord, les choix ne manquent pas pour qui veut étudier et faire carrière en anglais. Ici, c’est en français que ça se passe. C’est un devoir, et pour nous c’est un droit. Un droit collectif.

Le cégep, particulièrement, est un lieu d’intégration culturelle, politique et sociale. C’est là que se développent beaucoup d’opinions citoyennes, de réseaux sociaux. C’est là qu’on choisit son métier, souvent. Le cégep vise à former des citoyens et à les inscrire dans le projet de la société québécoise. Et cette même société québécoise accepte présentement de subventionner l’adhésion des nouveaux arrivants à une culture anglophone qui, de facto, les exclut de la population québécoise et les rapproche de nos voisins canadiens et américains. Moi, j’appelle ça du masochisme identitaire.

Le combat du Québec français s’inscrit dans un mouvement universel pour la protection des cultures et des particularismes nationaux. Comme le disait Pierre Bourgault, «en défendant le français au Québec, ce sont toutes les langues de la Terre que nous défendons contre l’hégémonie d’une seule.»

Et puis Montréal s’anglicise à une vitesse alarmante. Que les francophones soient devenus minoritaires dans la métropole du Québec, ça fait peur. Oh! Ne paniquons pas, ça a la vie dure, une langue. Avant qu’on oublie la saveur d’un «je t’aime», le soulagement d’un «tabarnak» bien placé ou la poésie d’un «jardin de givre», bien de l’eau aura coulé à la claire fontaine. Parlez-en aux Acadiens avec leur fierté maritime, parlez-en aux franco-ontariens, aux franco-manitobains, à tous les «francos» de la grande anglophonie canadienne. Ils l’ont gardée, leur langue. Elle résiste héroïquement dans les bastions imprenables de la salle à manger, du salon, de l’école de quartier, de l’épicerie du coin. But one day, you’ll be a man, my son. Parlez-moi de travailler en français là-bas. Parlez-moi d’être citoyen en français. Parlez-moi d’être adulte en français. Ça c’est une autre histoire. Jamais je n’accepterai qu’ici, le français devienne une sympathique option. Et dans notre situation, au cœur du Canada anglais, au nord des puissants Etats-Unis et au milieu d’un Montréal de plus en plus bilingue, n’importe quel immigrant non-francophone optera pour l’éducation anglaise s’il en a le choix, à moins d’un ésotérique attachement spontané pour la culture québécoise. La seule façon de contrer l’anglicisation de notre société par l’entremise de son marché du travail, de ses services et de son éducation, c’est d’avoir le courage d’appliquer la loi 101, entre autres au cégep.

Il existe un rêve qui s’appelle Québec, un rêve porteur d’amour et d’avenir, le rêve d’une nation accomplie dans l’histoire où tous les humains du monde seront bienvenus. Et ce rêve se fait en français.

Mesdames et messieurs, je vous invite à accueillir un homme qui s’est fait défenseur de ce rêve, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de langue, Monsieur Pierre Curzi.

Pourquoi appliquer la loi 101 au collégial selon M. Pierre Curzi :  


 


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