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Les Patriotes de 1837@1838 - Le meutre de Chartrand dans la presse francophone
 ANALYSE 
     
Le meutre de Chartrand dans la presse francophone
Article diffus depuis le 29 juin 2010
 


C'est l'arri鑢e de la maison du juge de paix 蒷oi Roy, sur la Grande-Ligne Saint-Blaise, que Chartrand aurait 閠 mis mort par un groupe de Patriotes command閟 par Fran鏾is Nicolas.

Le 27 novembre 1837 un groupe d'une dizaine de patriotes, dont un jeune de 19 ans, Amable Daunais, et men par un instituteur du nom de Fran鏾is Nicolas de L'Acadie tendent une embuscade un pr閟um espion loyal. Le chouayen Joseph Armand dit Chartrand faisait des travaux de ma鏾nnerie sur une maison pr鑣 de Dorchester (Saint-Jean).  Selon des d閜ositions il tomba sur le groupe de Nicolas en revenant vers St-Jean. Une fois fait prisonnier, le groupe fit Chartrand un proc鑣 sommaire. On l'accusait d'avoir sympathis avec des loyaux, bien qu'il ne se serait pas directement impliqu avec eux. une autre occasion, il se serait port volontaire pour les loyalistes, il aurait parl contre le mouvement patriote et il aurait fait partie d'un groupe de Johannais qui avait comme objectif de mener une offensive loyaliste sur St-Blaise. (Fortin, 1988 : 38) Incapable de prouver son innocence contre une accusation d'espionnage, il est condamn mort. 玂n le tra頽a aussit魌 dans un bois voisin, on l'attacha un arbre et on le fusilla. (FILTEAU, 1937, p. 427) La question est maintenant de savoir si cette action constitue un meurtre ou un acte judiciaire conforme. Dans le vif du sujet, les batailles qui faisaient rage rel間u鑢ent la question pour un temps, des sujets plus chauds 閠ant l'honneur. Les responsables furent finalement arr阾閟. Le 31 ao鹴 1838, suite leur verdict, le grand jury mena l'accusation de meurtre envers les conjur閟. Leur proc鑣 d閎uta le 6 septembre et l'argument principal de la d閒ense 閠ait que la mort de Chartrand 閠ait une ex閏ution en temps de guerre et non un meurtre de droit commun. 獿e jury apr鑣 cette plaidoirie, ne d閘ib閞a qu'une demi-heure et rendit un verdict de non-culpabilit. (FILTEAU, 1937 : 495) Voil la nature du d閎at : meurtre ou ex閏ution en temps de guerre.

Au moment de la mise mort de Chartrand, rien de bien 閏lairant ne parait dans les journaux. Des articles comme celui du Populaire du 4 d閏embre 1837 mentionne bri鑦ement : Meurtre Politique - Il parait que la paroisse de l'Acadie, dont l'apparence tranquille, renferme encore quelques mis閞ables qui ont fait succ閐 l'assassinat l'agitation. Un jeune canadien nomm Joseph Chartrand, demeure St.Jean, et appartenant une compagnie de volontaires de cette paroisse, eut affaire jeudi dernier Lacadie. . La Quotidienne du 6 d閏embre se contente aussi de rapporter des faits : 玌n nomm Etienne Langlois a 閠 arr阾 comme complice du meurtre commis sur Chartrand qui a eu lieu derni鑢ement.

Le proc鑣 des responsables de la mort de Chartrand donne lui a un d閎at beaucoup plus vif et l'acquittement fera beaucoup de vagues, principalement dans le milieu et dans la presse loyale. Comme on peut le lire dans le Canadien du 11 septembre 1838 : 獿es journaux Constitutionnalistes de Montr閍l, qui sont les seuls que nous ayons vus, de m阭e que les correspondants de la Gazette de Qu閎ec et du Mercury, pr閠endent que ces accus閟 ont 閠 acquitt閟 en pr閟ence des preuves les plus 関identes de culpabilit.  On ajoute un peu plus loin que : 獻l 閠ait difficile pour des partisans politiques de part et d'autre, de se d閜ouiller de tout esprit de parti dans une pareille affaire. Il revient ici sur le contexte dans lequel 閠ait le Bas-Canada l'閜oque o le crime fut commis. La crise qui faisait rage serait un facteur att閚uant, d閠erminant dans la d閏ision prise par le jury.

Deux passages du Populaire du 11 septembre relancent le d閎at.  Tous les t閙oins ayant 閠 entendus, il a 閠 constat que l'infortun Chartrand avait 閠 assassin pour opinions politiques, par une bande de meurtriers. On voit bien ici que, malgr le jugement de non-culpabilit, l'avis de la cour est fortement remis en question.  On cite plus loin un extrait de la Montreal Gazette. Nous avons examin les notes des t閙oignages donn閟 dans cette cause, et certainement il nous parait 阾re plus complet ni plus satisfaisant que les t閙oignages offerts sur la culpabilit des prisonniers du meurtre de sang froid dont ils 閠aient accus閟.

Un dernier journal prend une position int閞essante et appuie la d閏ision de la cour. La Quotidienne, un journal mod閞, y va le 7 septembre d'un long article traitant de la fin du proc鑣 de l'affaire Chartrand et se prononce sur la plaidoirie de Charles Mondelet, avocat de la d閒ense : Il serait peut-阾re impossible de faire un discours plus lumineux, plus 閘oquent et qui all鈚 si droit au but que se proposait le savant avocat. La Quotidienne reprend ensuite les arguments de la d閒ense sur le fait que cette histoire s'est d閞oul閑 dans un contexte de guerre. Dans une logique de guerre, l'ex閏ution d'un espion n'est pas plus l間itime mais fait en tous cas tomber la poursuite pour meutre. L'article se termine sur une note d'encouragement envers les nouveaux lib閞閟 : Il y avait plus de NEUF mois que ces pauvres accus閟 politiques g閙issaient en prison. On peut croire que la libert doit leur 阾re bien douce apr鑣 une aussi longue d閠ention.

La d閏ision de la cour tranche le d閎at. Aux yeux de la loi, les responsables de la mort de Joseph Armand dit Chartrand ne sont pas coupables d'un meurtre mais bien d'une ex閏ution en temps de guerre. Bien entendu, les journaux loyaux croient qu'ils sont des assassins et les journaux plus mod閞閟 semblent plut魌 de l'avis que le contexte tumultueux de l'automne 37 justifiait l'acte.

La vengeance pourra cependant ultimement trouver moyen de s'exprimer. L'ann閑 suivante Donais et Nicolas sont arr阾閟 pour avoir particip la r閎ellion des Fr鑢es chasseurs. Ils sont promptement pendus le 15 f関rier 1839, notamment pour avoir de la sorte r閏idiv... Pierre-Olivier Leclerc


Bibliographie

FILTEAU, G閞ard, Histoire des patriotes, Canada, les 蒬itions Septentrion, 2003, 628 p.
Le Canadien, 11 septembre 1838
Le Populaire, 4 d閏embre 1837
Le Populaire, 11 septembre 1838
La Quotidienne, 6 d閏embre 1837
La Quotidienne, 7 septembre 1838

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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