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Les Patriotes de 1837@1838 - «Octobre 1837», chanson de Nicolas Boulerice du groupe Le Vent du nord tirée de l’album La part du feu (2009)
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«Octobre 1837», chanson de Nicolas Boulerice du groupe Le Vent du nord tirée de l’album La part du feu (2009)
Article diffusé depuis le 28 juin 2010
 




La rivière coulait dans le sens du vent
Le souffle d’un orage au loin se levant
Les villages face à face fixaient calmement
Les clochers silencieux prêts aux soulèvements

Les anciens Canadiens moins Français qu’Indiens
Se donnaient rendez-vous pour se prendre en mains
Dans un village au bord de la Richelieu
Qu’on appelait jadis rivière des Iroquois

Ils partirent au matin certains dans la nuit
Mesurant les distances en pipée d’tabac
D’la frontière des États ou d’la Yamaska
À cheval ou à pieds tous dans les mêmes pas

Un autre mois d’octobre et de dérangement
Comme si le froid nous aidait à prendre le mors aux dents

Ces gens de tous métiers venant d’six comtés
Ils étaient assemblés quand elle fut levée
La colonne érigée pour la liberté
Et ses fils réunis projet d’égalité

Canadiens, Irlandais aussi des Anglais
Dénonçant l’attitude des nobles d’Angleterre
Dans les quatre-vingt-douze résolutions
Trouvèrent autant d’raisons de faire la rébellion

La tête de son Parti son représentant
Faisait bouger les choses dans le Parlement
Ses idées mises à prix ont pendu ses gens
Mais ils ne sont pas morts face au pied du courant

«Impromptu chanté le jour de la Saint-Jean-Baptiste» (1834), poème anonyme

Les ennemis sur l’autel de la haine,
Ô mon pays! décidèrent de ton sort,
À tes enfants ils présentent la chaîne,
Souffriraient-ils, quoi! craindraient-ils la mort?
Un faible espoir porte ta voix plaintive…
De ta marâtre encor croire au serment!
Songe plutôt que d’une aile bien vive
La liberté voltige en t’effleurant.

Espère encore, une heureuse nouvelle
Te laisse voir qu’on vient venger tes droits :
Un secrétaire à tes cris est rebelle;
De ce Néron aimerais-tu les lois?
Espère encore, jamais ne sois timide,
La liberté n’est pas un vain néant;
Songe toujours que d’une aile rapide
La liberté voltige en t’effleurant.

Si toutefois une aurore aussi belle
S’obscurcissait d’un voile dangereux,
Et si ta mère osait être cruelle,
Espère encore, tes fils sont valeureux.
Oublieront-ils cette scène outrageante
Où vierge alors ton sein reçut leur sang?
Ils savent tous que d’une aile engageante
La liberté voltige en t’effleurant.

Mise en texte : Mélanie Plourde

 


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Consulté 2975 fois depuis le 28 juin 2010
 geneviève nadeau  (7 novembre 2010)
Superbe!

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