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Les Patriotes de 1837@1838 - Le mouvement patriote et la région de Charlevoix
 ANALYSE 
     
Le mouvement patriote et la région de Charlevoix
Article diffusé depuis le 5 mars 2008
 


Alexis Tremblay dit Picoté (1787-1859) Crédit : Société d'histoire de Charlevoix La Malbaie.


Par M. Christian Harvey

Texte paru dans le numéro 53-54 de la Revue d’histoire de Charlevoix (Octobre 2006) : 6-8. Reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur

« Un Canadien errant
Banni de ses foyers
Parcourait en pleurant
Des pays étrangers »

Un vieil homme un peu solennel entonne a cappella cette chanson aux accents patriotiques, les yeux traversés de larmes. Comme une souffrance transmise de père en fils depuis déjà quelques générations, une blessure difficile à cicatriser malgré le poids des années. « De quoi ça parle papa? », demande un jeune garçon présent. L’explication s’embrouille mais la signification profonde de ces événements dépasse la simple évocation de quelques dates et affirme qu’il y a là quelque chose de fondamental dont il ne faut pas oublier la portée.

Cette scène a lieu quelque part dans Charlevoix vers 1960. Pendant longtemps, l’un des rares rappels du souvenir des patriotes pour bon nombre de Charlevoisiens est demeuré cette chanson écrite par Antoine Gérin-Lajoie, en 1842 (intitulée un Canadien errant), en souvenir des patriotes déportés notamment en Australie à la suite de ces événements.

Pourtant le comté de Charlevoix (alors Saguenay) a vibré à sa manière à l’élan de contestation porté par le parti de Louis-Joseph Papineau. De cela, malheureusement, peu de traces dans la mémoire des Charlevoisiens et, même, il faut bien le dire, dans les livres d’histoire. Et pourtant. Remontons donc, le temps d’une évocation, sur les traces de cet appui de notre comté et de sa population au mouvement patriote de 1792 à 1838.


Du Parti canadien au Part patriote (1792-1834)

Le mouvement de contestation du régime colonial mûrit entre 1792 et 1834 principalement sur le terrain du parlementarisme. Et cela, en raison de l’Acte constitutionnel de 1791 par lequel le Bas-Canada (le Québec d’alors) dispose d’une Chambre d’assemblée élue. Les Canadiens (c’est-à-dire ceux connus par la suite sous le nom de Canadien français puis de Québécois) comptent du coup sur une institution pour défendre leurs droits et ainsi assumer leur indéniable avantage sur le plan démographique dans la colonie. À la faveur de ce renouveau institutionnel, des parlementaires regroupés sous le nom de Parti canadien – puis, à partir de 1826, de Parti patriote- se positionnent en tant que défenseurs des libertés politiques des Canadiens. Car bientôt des tensions surgissent dans le cadre de ce « parlementarisme truqué ». Comment les députés et la population de la région se positionnent-ils face au Part canadien puis patriote? Voyons-y de plus près.

Un examen des débats parlementaires (1792-1838) pour cette période démontre bien que le comté et sa population appuient (14 députés sur les 16 élus) le Parti canadien puis patriote exception faite du député James Fisher (1796-1800), votant la majorité du temps du côté de l’opposition, et de Joseph-Isidore Bédard (1830-1833), appuyant tantôt les uns tantôt les autres. Constatons toutefois que la carrière politique de ces deux derniers fut fort brève… À titre indicatif, avant de devenir Charlevoix en 1855, le comté électoral est connu sous le nom de Northumberland entre 1792 et 1829 puis de Saguenay à partir de 1830.

Qui sont ces représentants? Faisons-en un portrait. En 1792, deux députés sont élus pour le comté de Northumberland comme la loi le commandait à l’époque : Joseph Dufour, de l’île aux Coudres, et Pierre Bédard. Si le premier, de haute taille selon les témoins de l’époque, remplit un seul mandat, le deuxième connaîtra une longue carrière en politique. En effet, le député de notre région de 1792 à 1908 n’est nul autre que le chef du Parti canadien. Avant l’arrivée de Louis-Joseph Papineau, c’est Pierre Bédard qui dirige en quelque sorte les destinées de ce « parti » politique. En 1806, il fonde le journal Le Canadien devenu l’organe officiel du mouvement. Bédard subit même les foudres du gouverneur Craig qui l’expédie, en 1810, derrière les barreaux. Tous les députés ne sont certes aussi connus pour la période suivante. Quelques-uns pourtant méritent notre attention.

Le médecin et seigneur de Les Éboulements, Marc-Pascal de Sales Laterrière, est l’un de ceux-là. Il est député de Northumberland de 1824 à 1830, puis du nouveau comté de Saguenay de 1830 à sa démission en 1832, à la suite d’une autre nomination. Toutefois, il continue de défendre dans les décennies suivantes se positions nationalistes s’opposant tour à tour à l’Acte d’Union (1840) et à la Confédération (1867). Son successeur, en 1832, se nomme André Cimon, un marchand de Baie-Saint-Paul. Il fait son arrivée à une époque charnière de la vie politique bas-canadienne.

En effet, en 1834, le Parti patriote dépose ses fameuses 92 Résolutions, sorte de synthèse des divers griefs et des doléances énoncés à la Chambre d’assemblée depuis des années sans réponses des autorités coloniales. Que demande-t-on au juste? « No taxation without representation », en se référant à l’histoire de la Révolution américaine. Nous payons des taxes, nous voulons donc décider où les dépenser. Ainsi, les députés veulent voir au paiement des salaires et des pensions des fonctionnaires de l’État, un pouvoir exclusif du gouverneur anglais de la colonie.

D’ailleurs, il n’est pas rare de voir des pensions versées à des morts… Puis, il va s’en dire, la fonction publique représente une belle occasion de patronage! Qui plus est, le régime parlementaire du Bas-Canada comprend des institutions, formées de non-élus et ne devant rendre nullement de compte devant la Chambre d’assemblée, bloquant presque systématiquement des projets de lois du Parti patriote. La chose a assez duré. Une nouvelle étape est franchie avec le dépôt des 92 Résolutions.

Certains patriotes réformistes s’opposent jugeant le document trop radical. Les Résolutions sont adoptées à la Chambre d’assemblée par 56 députés contre 23. Les deux députés du comté de Saguenay, André Cimon et le médecin François-Xavier Tessier, votent pour l’acceptation de ce document. La campagne électorale de 1834 devient rapidement une élection référendaire sur la question des 92 Résolutions entre les « révolutionnaires » et les « antirévolutionnaires ». Louis-Joseph Papineau et la population du Bas-Canada se chargent de faire payer le prix politique aux opposants hors et dans le Parti patriote alors que 77 députés de la ligne dure, dont Cimon et Tessier, se font élire sur 88. Il ne manque plus qu’une étincelle pour que la situation s’embrase.


Vers une radicalisation du mouvement patriote (1834-1837)

Devant les événements, Westminster dépêche Lord Gosford (1835-1836) au Bas-Canada afin de venir calmer les esprits sans pourtant ne jamais favoriser, malgré tous les salamalecs, de réformes véritables. Face à cela, le mouvement patriote développe des actions hors du simple terrain parlementaire – il est difficile d’accroître son importance avec 77 députés en Chambre – afin de mobiliser la population du Bas-Canada contre les autorités coloniales, notamment lors des réunions, des assemblées et des pétitions.

Rappelons qu’à partir de 1815, la direction politique du mouvement patriote se déplace progressivement vers la région de Montréal avec l’entrée en scène de Louis-Joseph Papineau, personnage défendant une position plus ferme ou « radicale » que ses prédécesseurs. La région de Québec devient alors en quelque sorte le siège de l’aile réformiste ou modérée du Parti patriote avec des personnalités comme Étienne Parent et John Neilson. Le comté de Saguenay, situé à plus de 400 kilomètres de Montréal, semble se démarquer en partie de la région de Québec. Cette réalité se perçoit dans une compilation réalisée par l’historien Gilles Laporte dénombrant, pour la période du 1er janvier 1834 au 23 novembre 1837, quelques 16 activités (réunions, assemblées, pétitions) organisées par des patriotes dans la région comparativement à des comtés beaucoup plus populeux comme Bellechasse (5), Portneuf (4), Québec rural (4), Lotbinière (2), Beauce (2) et Dorchester (0). Il n’y a que la ville de Québec avec ses 63 activités qui fait mieux. Comptant sur une large population d’anglophones, elle accueille aussi 174 activités loyalistes au cours de la même période. Nous ne voulons pas donner une valeur exagérée ou démesurée à ces données. Mais, nous tenterons du moins d’expliquer dans une certaine mesure ces résultats par des enjeux propres à un milieu régional sans dénier il va s’en dire un appui aux idées défendues par le Parti patriote. Pour cela, examinons deux événements révélateurs de cette participation plus active dans la région.

Une élection partielle toute patriote en 1836

Le 6 février 1836, une élection partielle se déroule dans le comté de Saguenay rendue nécessaire par le décès du député Françoix-Xavier Tessier. Cette élection témoigne à la fois d’enjeux régionaux et nationaux.

En 1835, une pétition circule dans le comté demandant l’ouverture du Saguenay à la colonisation, et ce, au moment même où les terres se font de plus en plus rares dans l’arrière-pays charlevoisien. D’autres objectifs motivent eux aussi cette démarche. Des marchands de bois de La Malbaie dont Thomas Simard et surtout Alexis Tremblay dit Picoté désirent tirer partie de l’ouverture du Saguenay afin de voir fleurir leurs affaires. Ce sont d’ailleurs eux qui font circuler cette pétition. En somme, le Saguenay et son imposant couvert forestier sont alors le marchepied dans le développement de l’industrie du bois dans la colonie. Une réserve jugée presque inépuisable. Bien chanceux celui qui pourra le premier s’en porter garant. Déjà, Alexis Tremblay dit Picoté prend une avance dans ce dossier ayant tissé des liens avec l’homme d’affaires William Price qui lui permet d’avoir accès aux capitaux et surtout à un important marché d’exportation de bois vers l’Angleterre afin d’écouler le bois produit sur ses chantiers dans Charlevoix. Voila donc un dossier régional majeur auquel les députés désirant se faire élire doivent répondre.

À cet effet, le discours économique du Parti patriote se veut résolument très critique à l’égard des monopoles comme celui du Domaine du Roi sur le territoire de la région du Saguenay empêchant du coup la colonisation par des Canadiens. Ainsi donc, Alexis Tremblay dit Picoté appuie officiellement le candidat Charles Drolet, un proche de Louis-Joseph Papineau, à l’élection de février 1836. Le candidat se présente comme le défenseur de cette pétition et de ce plan de colonisation du Saguenay. Son opposant, lui aussi de l’aile plus radicale du Parti patriote, se nomme Robert-Shore-Milnes Bouchette (ironiquement son père luis avait donné comme prénom le non d’un gouverneur bas-canadien). Charles Drolet l’emporte mais le projet devra attendre quelques temps. À la mi-mars 1836, le gouverneur Gosford rejette le plan de colonisation. Cela n’est guère surprenant de la part de ce personnage.

D’ailleurs, en cette année 1836, le Conseil législatif vient d’annuler une loi votée par la Chambre d’assemblée concernant l’éducation. En signe de protestation, les députés patriotes refusent de se présenter en Chambre et le quorum nécessaire au bon fonctionnement n’est pas atteint paralysant du coup toute activité politique. Un malheur arrivant jamais seul, l’événement politique majeur tant attendu – plus de 3 ans- survient au début de 1837 : la réponse aux fameuses 92 Résolutions. L’onde de choc sera importante au Bas-Canada.


Une assemblée patriote à La Malbaie en 1837

En avril 1837, les Résolutions Russell sont connues au Bas-Canada. Quatre résolutions provoquent particulièrement la colère du camp patriote : le refus d’un Conseil législatif élu, le refus d’accorder un gouvernement responsable, le maintien du monopole de la British American Land Company et la possibilité pour le gouverneur d’utiliser les revenus publics sans l’accord de la Chambre d’assemblée. Face aux Résolutions Russell tout un mouvement d’opposition se forme au Bas-Canada et voit à l’organisation d’activités.

Le 7 mai 1837, une première assemblée se tient à Saint-Ours donnant le ton à des événements analogues dont la plupart dans la région de Montréal. On renouvelle son appui à la Chambre d’assemblée, seul organe représentatif et légitime du peuple canadien. On y propose différents modes d’action comme le boycott des produits anglais (dont l’alcool!) afin de faire bouger les autorités coloniales. Devant l’ampleur du mouvement d’opposition, le gouverneur Gosford interdit, le 15 juin 1837, la tenue d’assemblées publiques en demandant aux magistrats et chefs de milice de mettre de l’ordre dans la colonie. Pourtant, une assemblée patriote se tient, le 25 juin 1837, à la porte de l’église de La Malbaie à la suite de la messe dominicale.

Dans un premier temps, on nomme les personnes suivantes à titre de responsables :

Président : Louis Tremblay, frère de d’Alexis Tremblay dit Picoté
Vice-président : Thomas Simard, marchand de bois de La Malbaie et bras droit d’Alexis Tremblay dit Picoté
Secrétaire : Charles-Herménégilde Gauvreau, notaire de La Malbaie

Le président, Louis Tremblay, fait un discours puis l’assemblée débute. Les résolutions adoptées lors de cette activité sont parues dans le journal Le libéral du 31 octobre et du 10 novembre 1837.

Personnes qui ont participé à cette assemblée :
Joseph Audet dit Lapointe*, Ansiarque Bhérer, Pierre Bilodeau, Dominique Bouchard, Jean Bouchard, Louis Bouchard, François Boulianne*, Félix Brassard, Joseph Brassard, Docteur Claveau, Timothée Dufour (père), Augustin Gagnon, Jacob Gagnon, Magloire Gagnon, Vital Gaudreault, C.H. Gauvreau (notaire), Antoine Guay, Pierre Harvey (fils), André Harvey*, Ignace Murray*, Jean-Baptiste Pépin dit Lachance, Bazile Savard, Thomas Simard (marchand de bois)*, Édouard Tremblay (notaire), Louis Tremblay* et Louis Villeneuve*.

Que penser de cette assemblée patriote à La Malbaie? Il est clair, selon nous, en vérifiant la liste des participants, qu’il est possible d’établir un lien direct entre l’organisation de l’événement et la suite mieux connue de l’histoire de la colonisation du Saguenay; que l’on peut y voir une forme de dénonciation des Résolutions Russell mais aussi une réprobation à l’encontre du gouverneur de la colonie et de sa volonté de ne point tenir compte de la pétition soumise à son attention. Le 23 septembre 1837, la Société des Vingt et un est officiellement formée et l’on remarque la présence de 7 de ses 21 actionnaires (le tiers) à l’assemblée patriote (voir noms avec astérisques *). Voila un fait qui confirme ce lien entre les marchands de bois de La Malbaie et la cause patriote. Quelques-uns d’entre eux subiront des représailles face à cette participation en perdant notamment leur poste dans la milice de leur paroisse. Bientôt, le vent de la contestation prendre d’autres formes, plus violentes, celle des événements connus sous le nom des rébellions de 1837-1838.


Les rébellions de 1837-1838

Les épisodes armés de 1837-1838 connus sous le nom des Rébellions se concentrent principalement dans quelques villages de la région de Montréal, puis le long des frontières américaines. Les combats se résument à une résistance face aux mandats d’arrêt lancés par les autorités coloniales contre les dirigeants patriotes. Le 23 novembre 1837, c’est la victoire de Saint-Denis sous la direction de Wolfred Nelson. La chance ne sourit toutefois pas aux patriotes par la suite avec les défaites de Saint-Charles (25 novembre) et de Saint-Eustache (14 décembre). La région de Montréal est sous le coup de la loi martiale. Les chefs patriotes se réfugient alors aux États-Unis. Avec la complicité des Américains, ils fondent l’Association des Frères Chasseurs, une société secrète visant à créer une série de diversions sur le territoire du Bas-Canada afin de permettre l’entrée en force d’une armée patriote et la prise de la ville de Montréal. Toutefois, rien ne fait, les Frères Chasseurs sont battus à Lacolle (7 novembre) et Odelltown (9novembre). Et, notre région dans tout cela?

Le comté de Saguenay n’est pas le terrain de combats armés mais cela ne signifie pas que la population ignore les événements se déroulant dans la région de Montréal. Encore moins qu’elle prenne le parti de la répression sévissant dans ses suites. Certains témoins oculaires peuvent même en témoigner. Selon l’historien Jean-Paul Tremblay, les fils du chef de milice Jean-Baptiste Tremblay se trouvaient sur les lieux des événements. Certaines personnalités déjà évoquées participent même de près aux Rébellions.

Le député de la région, Charles Drolet, est un membre de l’Association des Frères Chasseurs. Il fait un appel aux armes sans toutefois participer à la première rébellion de 1837. Le 16 novembre 1838, il réussit un coup d’éclat en permettant l’évasion de deux prisonniers patriotes, Edward Alexander Theller et William W. Dodge, de la Citadelle de Québec. Fait prisonnier, il s’enfuit aux États-Unis et rejoint des patriotes dans le secteur de Rouses Point. Le 5 décembre 1838, Robert Nelson le nomme comme l’un des 12 conseillers de la future république du Bas-Canada.

Son adversaire de l’élection de 1836, Robert-Shore-Milnes Bouchette, fonde en juin 1837 un journal bilingue Le Libéral / The Liberal. Arrêté à titre de président de comité patriote, il est libéré sous caution. Bouchette se rend alors aux États-Unis et, le 6 décembre 1838, il participe à une escarmouche avec l’ennemi. Fait prisonnier, il est exilé aux Bermudes.


Un dernier appui à la cause des patriotes

Les années passent mais le souvenir des patriotes ne s’estompe pas dans la mémoire de la population du comté de Saguenay. Ainsi donc, sitôt l’amnistie annoncée des patriotes exilés en Australie, une Association de la Délivrance se crée en décembre 1843. Elle doit veiller à collecter les fonds nécessaires pour défrayer les coûts du retour au pays des « Canadiens errants bannis de leurs foyers ». Un appel est lancé aux notables de chaque village et de chaque paroisse afin de mettre en place des Comités de la Délivrance. La région répond encore une fois à cette demande.

Le 4 janvier 1844, le Comité de la Délivrance de La Malbaie est formé à l’occasion d’une assemblée tenue sous la présidence du curé Louis-Alexis Bourret. Il se compose de : Jean Bouchard*, Édouard Boudreau (médecin), Joseph Brassard*, Bernard Brisson, Louis Dallaire, Thomas Dufour, Louis Gagnon, François Girard, Benjamin Lapointe, Hyppolite Lapointe, Joseph Lapointe*, François Maltais, Thomas Savard, Thomas Simard*, Abraham Tremblay, Louis Tremblay Picoté* et Philippe Warren. Notons la présence de 5 personnes présentes à l’assemblée patriote de juin 1837 (Voir noms avec astérisques *).

Le 9 janvier 1844, le curé de La Malbaie remet la somme de 27 livres 15 deniers au libraire Édouard-Raymond Favre, le trésorier-général de l’Association de Délivrance. Un montant supérieur à bien des localités pourtant plus populeuses et riches de la région de Montréal. Malheureusement, les fonds ne se rendront jamais jusqu’à leurs destinataires…

 


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Consulté 10824 fois depuis le 5 mars 2008
 Danielle Drolet  (12 février 2009)
tres heureuse de trouver des rensegnement sur certains de mes ascendants.je comprend mieu des information de mon pere et pourquoi il chantait cette chanson et sa passion pour la justice et la libertée.
 mathews lepage  (19 septembre 2008)
vive les patriotes vive la liberté

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