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Les Patriotes de 1837@1838 - Lanthier, Eustache
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Lanthier, Eustache
Article diffusé depuis le 10 novembre 2007
 




Si l'on se fie aux divers recensements de l'époque, celui de 1842 entre autres, Lanthier serait un cultivateur résidant sur la Rivière-à-Gagnon  d'Eustache Lanthier dans les événements de 1837 dans le comté des Deux-Montagnes. Voici l'information brut :

Marianne Valiquette femme d'Eustache Lantier de la paroisse de St-Jérôme,  après serment prêté sur les Saints Évangiles, dépose et dit que vers la  fin ou le commencement de décembre de l'année mil huit cent trente sept,  Laurent et Jérôme Lompré frères, arrêtèrent à la porte de la maison de la  déposante et dirent à son mari : Es-tu du sentiment de marcher avec nous  autres vers la Rivière du Chêne; si tu ne marche pas on va te piller .  Que le dit Eustache Lantier leur répondit : Plutôt que d'être pillé, je  vais marcher . Qu'après cette réponse, les deux Lompré partirent. Que la  veille du feu les dits Lomprés retournèrent chez le dit Lantier et  réitérèrent leur commandant, que Lantier dit aux Lomprés; ne piller point  à présent, quand vous serez prêt à marcher, je marcherai. Qu'alors les  Lomprés partirent en disant : puisque nous sommes sûrs que tu marcheras, >on te fera avertir . Et la nuit précédente le feu, vers les onze heures,  le nommé Jean-Marie Larocque, vint le commander (de) accompagné d'Antoine  Paquette, qu'il fallait se préparer tous à partir le lendemain matin pour  marcher vers St-Eustache. Le matin, ils s'amassèrent environ une trentaine chez le nommé Lantier qui  leur dit : mes amis marchons tous, ou restons tous, je crois que nous  partons pour faire (mot illisible), coup ou ferait mieux de rester . Tous  les autres répondirent, il faut marcher, il faut marcher et partirent  >>immédiatement. La déposante dit qu'il n'y avait qu'environ cinq à six  fusils en tout, et que son marie n'en avait point lorsqu'il partit.  Qu'elle est bien persuadée qu'il a été tué dans l'église de St-Eustache  par un coup de canon. La déposante ne dit rien de plus et déclare ne  savoir signer, et a fait sa marque. ce 1er février 1838. Charles-Louis Lamnert-Dumont, juge de paix.

RÉFÉRENCE : A.N.Q.M., Documents relatifs aux événements de 1837-1838 , Fonds  Ministère de la justice, M-165-2, no. 634, déposition de Marianne  Valiquette contre Laurent et Jérôme Longpré, 1er février 1838.

Louis Valiquette père cultivateur en la paroisse St-Jérôme, après serment  prêté sur les Saints Évangiles dépose et dit : Que le (quatorz) treize  décembre de l'année 1837, se trouvant dans les environs de sa demeure, les  nommés Jérôme Lompré et Laurent Lompré (connu vulgairement sous le nom de  Labath) l'appellèrent et lui addressèrent ces mots : Eh bien, êtes-vous  des nôtres ? Que le déposant répondit : Non . Que les Lompré (.) en  revenant de la Rivière à Gagnon où ils étaient aller soulever les gens,  appellèrent le déposant à la porte et lui dirent que comme il leur avait  fait du dommage, ils reviendraient sous vingt-quatre heures chez lui,  mettre le tout à feu et à sang. Le déposant, beau père de Eustache Lantier  qui a été tué dans l'église à St-Eustache lors du feu, ne dit rien de plus  et déclare ne savoir signer. Et a fait sa marque.

 

Assermenté devant moi à Louis  X  Valiquette St-Jérôme ce 1er février 1838. C. L. Dumont, J. P.

RÉFÉRENCE : A.N.Q.M., Documents relatifs aux événements de 1837-1838 , Fonds  Ministère de la justice, M-165-2, no. 639, déposition de Louis Valiquette  père contre Laurent et Jérôme Longpré, 1er février 1838.

Il semble bien qu'Eustache  Lanthier soit mort à la bataille de Saint-Eustache le 14 décembre 1837.  Il est venu de sa paroisse avec une sorte de délégation d'insurgés venus  prêtés mains fortes au docteur Chénier. Il semble que son beau-père, Louis  Valiquette, a joué un rôle beaucoup plus important que son gendre. En  effet, il aurait commandé une compagnie de rebelles au village de  Saint-Eustache dans les jours précédents l'affrontement. Aussi, ses fils  Louis, Anselme et Milan Valiquette auraient pour leur part réussis à se  sauver et ainsi échapper aux troupes britanniques. Louis Valiquette est  cependant arrêté et incarcéré à la prison du Pied-du-Courant le 17  décembre 1837.

Ceci étant dit, il faut se demander pour quelle raison Eustache  Lanthier est décédé au combat! Comme plusieurs, il est fort possible qu'il  ait été obligé d'entrer dans l'église, par exemple (puisque rien nous  prouve qu'il était à cet endroit ou dans le presbytère, ou le couvent, ou  la maison seigneuriale.), de force (et non de gré), à la pointe du fusil  des plus radicaux partisans de Chénier. Ses confrères de Saint-Jérôme, à  savoir les frères Laurent et Jérôme Longpré, réussissent à se sauver, mais  sont pris un peu plus tard. Aurait-il voulu faire la même chose? Aucun  document ne nous le mentionne.

Jonathan Lemire

 


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