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Les Patriotes de 1837@1838 - 2006 : L'Histoire avec une grande Hache...
 ACTUALITE 
     
2006 : L'Histoire avec une grande Hache...
Article diffusé depuis le 13 février 2007
 




Année sombre pour la préservation du patrimoine en 2006. Voici quelques cas que Les Patriotes de 1837 @ 1838 ont suivis pour vous durant l’année qui s’achève.
Sans doute l’événement le plus important concerne le nouveau programme d’histoire nationale et d’éducation à la citoyenneté pour les troisième et quatrième secondaires qui a finalement reçu la sanction ministérielle le 9 novembre dernier. Il s’agit d’une version à peine remaniée du devis qui, au printemps dernier, avait déclenché un tollé de la part des historiens et des défenseurs du patrimoine. Rappelons que le nouveau programme d’histoire aura pour effet d’éluder l’évocation de luttes telles que la résistance amérindienne à la Conquête anglaise de 1760, celle des Patriotes de 1837-1838, ainsi que la crise de la conscription de 1917. Ce nouveau programme trahit en fait une perception lénifiante et accommodante du passé, désormais purgé des éléments potentiellement controversés. Toute une génération de Québécois grandira donc en abordant l’histoire nationale tel un « long fleuve tranquille », où la « réalité canadienne » risque fort d’apparaître comme un compromis acceptable garant de notre avenir collectif. Tout un programme !
Plus récemment, on se souviendra de la disparition de la rue de Bleury du paysage montréalais. Plutôt que d’octroyer le nom de Robert Bourassa à un nouvel édifice ou à une voie de transport nouvellement aménagée, l’administration Tremblay-Zampino choisit plutôt de rayer d’un trait deux toponymes intimement liés à l’histoire de Montréal, soit ceux d’avenue du Parc et de rue deBleury, qui rendait notamment hommage à une glorieuse famille de la Nouvelle-France s’étant distingué durant la guerre de la Conquête, celle de 1812 et lors de la Rébellion de 1837-1838.
L’année 2006 aura aussi vu la maison de Louis-Hyppolite LaFontaine continuer à inexorablement se détériorer. La contribution de l’ex-premier ministre à l’histoire québécoise est immense. Héritier du libéralisme des patriotes, LaFontaine doit guider son peuple au travers les institutions de l’Union de 1840, justement destinées à assimiler les Canadiens-Français à la minorité anglophone. Le 15 août 1849, des émeutiers anglophones prennent d’assaut la résidence du leader québécois avec l'intention de lyncher le leader canadiens-français. Or cette résidence, située îlot Overdale dans le quartier Petite-Bourgogne à Montréal, est dans un état de décrépitude avancée et, malgré une croisade menée par des historiens, menace de disparaître dans l’indifférence.
Dans le même registre, le manoir de Mascouche ne va pas bien. Associé à la famille Le Gardeur, le manoir fut ensuite vendu à Charles Aubert de Lachenaie, un des grands bourgeois de la Nouvelle-France, puis repris par les Legardeur, puis vendu de nouveau à Gabriel Christie, Jordan Jacob puis finalement au seigneur John Pangman. Après deux dégâts d’eau et un manque flagrant d’entretien, le bâtiment a perdu beaucoup de son lustre intérieur et extérieur. Propriétaire des lieux depuis le 1er septembre 2005, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) attendait le départ de la Sûreté du Québec (SQ) avant d’intervenir. Or, elle-même au prise avec des difficultés financières qui ont coûté son poste de recteur à Roch Denis, les dirigeants de l’UQAM évaluent actuellement la possibilité de revendre le Manoir de Mascouche. Un imbroglio juridico-patrimoniale donc, dont l’édifice historique fait présentement les frais.
2006 nous aura cependant donné de beaux exemples de mobilisation de la part d’historiens, d'enseignants et de défenseurs du patrimoine. Les nombreux articles acheminés aux médias et diverses manifestations semblaient même par moment rappeler les beaux jours où des historiens tels Lionel Groulx, Michel Brunet ou Denis Vaugeois voyaient de leur devoir de s’impliquer sur la scène publique. Bravo notamment aux Stéphane Paquin, Robert Comeau, Yvon Lamonde, Félix Bouvier, Laurent Lamontagne, Louise Charbonneau, Jean-Claude Coutu, Bernard Landry et Éric Bédard. Par leurs interventions publiques en faveur de la préservation du patrimoine ils ont largement contribué à jeter un peu de lumière sur une année tous comptes faits assez grise.

 


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