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Les Patriotes de 1837@1838 - Jules Verne (1828-1905), <i>Famille-Sans-Nom.</i> Deuxi鑝e partie : Chapitre 8. Joann et Jean
 BIBLIOGRAPHIE 
     
Jules Verne (1828-1905), Famille-Sans-Nom. Deuxi鑝e partie : Chapitre 8. Joann et Jean
Article diffus depuis le 31 octobre 2005
 


 T閘閏hargez Famille-sans-nom dans un format d'impression PDF plus pratique.  98 pages (1,2 mgs)


L'abb Joann quitta la chambre du major Sinclair, plus ma顃re de lui-m阭e qu'il n'y 閠ait entr. Ce coup de foudre de l'ex閏ution imm閐iate ne l'avait pas 閎ranl. Dieu venait de lui inspirer un projet, et ce projet pouvait r閡ssir.

Jean ne savait rien de l'ordre arriv l'instant de Montr閍l, et c'閠ait Joann qu'incombait cette douloureuse t鈉he de le lui faire conna顃re.

Eh bien, non! Il ne le lui apprendrait pas! Il lui cacherait que la terrible sentence devait recevoir son ex閏ution dans deux heures! Il fallait que Jean n'en f鹴 pas instruit pour la r閍lisation du projet de Joann!

蓈idemment, il n'y avait plus compter sur une 関asion pr閜ar閑 de longue main, ni sur une attaque du fort Frontenac. Le condamn ne pouvait 閏happer la mort que par une fuite imm閐iate. Si, dans deux heures, il se trouvait encore dans sa cellule, il n'en sortirait que pour tomber sous les balles, en pleine nuit, au pied de la palissade.

Le plan de l'abb Joann 閠ait-il r閍lisable? Peut-阾re, si son fr鑢e acceptait de s'y confirmer. En tout cas, c'閠ait le seul moyen auquel il f鹴 possible de recourir en ces circonstances. Mais, on le r閜鑤e, il importait que Jean ignor鈚 que le major Sinclair venait de recevoir l'ordre de proc閐er l'ex閏ution.

L'abb Joann, guid par le sergent, redescendit l'escalier. La cellule du prisonnier occupait un angle au rez-de-chauss閑 du blockhaus, l'extr閙it d'un couloir qui longeait la cour int閞ieure. Le sergent, 閏lairant cet obscur boyau avec son fanal, arriva devant une porte basse, ferm閑 ext閞ieurement par deux verrous.

Au moment o le sergent allait l'ouvrir, il s'approcha du jeune pr阾re et lui dit voix basse:

"Lorsque vous quitterez le prisonnier, vous savez que j'ai pour consigne de vous reconduire hors de l'enceinte?

- Je le sais, r閜ondit l'abb Joann. Attendez dans ce couloir, et je vous pr関iendrai."

La porte de la cellule fut ouverte.

l'int閞ieur, au milieu d'une profonde obscurit, couch sur une sorte de lit de camp, Jean dormait. Il ne se r関eilla pas au bruit que fit le sergent.

Celui-ci allait le toucher l'閜aule, lorsque, d'un geste, l'abb Joann le pria de n'en rien faire.

Le sergent posa le fanal sur une petite table, sortit, et referma doucement la porte.

Les deux fr鑢es 閠aient seuls, l'un dormant, l'autre priant, agenouill.

Alors Joann se releva, il regarda une derni鑢e fois cet autre lui-m阭e, auquel le crime de leur p鑢e avait fait comme lui une vie si mis閞able!

Puis, il murmura ces mots:

"Mon Dieu, venez-moi en aide!"

Le temps lui 閠ait trop s関鑢ement mesur pour qu'il p鹴 en perdre, ne f鹴-ce que quelques minutes. Il posa sa main sur l'閜aule de Jean. Jean se r関eilla, ouvrit les yeux, se redressa, reconnut son fr鑢e et s'閏ria:

"Toi, Joann!...

- Plus bas... Jean... Parle plus bas! r閜ondit Joann. On peut nous entendre!"

Et, de la main, il lui fit signe que la porte 閠ait gard閑 ext閞ieurement.

Les pas du sergent s'閘oignaient et se rapprochaient tour tour le long du couloir.

Jean, demi habill sous une couverture grossi鑢e, qui ne le prot間eait que bien imparfaitement contre le froid de la cellule, se leva sans bruit.

Les deux fr鑢es s'embrass鑢ent longuement.

Puis, Jean dit:

"Notre m鑢e?...

- Elle n'est plus Maison-Close!

- Elle n'y est plus?...

- Non!

- Et M. de Vaudreuil et sa fille, auxquels notre maison avait donn asile?...

- La maison 閠ait vide, lorsque je suis retourn derni鑢ement Saint-Charles!

- Quand?...

- Il y a sept jours!

- Et depuis, tu n'as rien su de notre m鑢e, de nos amis?

- Rien!"

Que s'閠ait-il donc pass? Une nouvelle perquisition avait-elle amen l'arrestation de Bridget, de M. et Mlle de Vaudreuil? Ou bien, ne voulant pas que son p鑢e rest鈚 un jour de plus sous le toit de la famille Morgaz, Clary l'avait-elle entra頽, si faible qu'il f鹴, malgr tant de dangers qui le mena鏰ient? Et Bridget, elle aussi, s'閠ait-elle enfuie de Saint-Charles, o la honte de son nom 閠ait devenue publique?

Tout cela traversa comme un 閏lair dans l'esprit de Jean, et il allait apprendre l'abb Joann les 関閚ements qui avaient marqu sa derni鑢e visite Maison-Close, lorsque celui-ci, se penchant son oreille, lui dit:

"蒫oute-moi, Jean. Ce n'est pas un fr鑢e qui est ici, pr鑣 de toi, c'est un pr阾re qui vient remplir sa mission aupr鑣 d'un condamn. C'est ce titre que le commandant du fort m'a permis de p閚閠rer dans ta cellule. Nous n'avons pas un moment perdre!... Tu vas fuir l'instant!

- l'instant, Joann?... Et comment?

- En prenant mes habits, en sortant sous mon costume de pr阾re. Il y a assez de ressemblance entre nous pour que personne ne puisse s'apercevoir de la substitution. D'ailleurs, il fait nuit, et c'est peine si tu seras 閏lair par la lumi鑢e d'un fanal en traversant le couloir et la cour int閞ieure. Lorsque nous aurons chang de v阾ements, je me tiendrai au fond de la cellule, et j'appellerai. Le sergent viendra ouvrir, comme cela est convenu. Il a ordre de me reconduire la poterne... C'est toi qu'il reconduira...

- Fr鑢e, r閜ondit Jean, en prenant la main de Joann, as-tu pu croire que je consentirais ce sacrifice?

- Il le faut, Jean! Ta pr閟ence est plus que jamais n閏essaire au milieu des patriotes!

- Joann, n'ont-ils donc pas d閟esp閞 de la cause nationale apr鑣 leur d閒aite?

- Non! Ils sont r閡nis au Niagara, dans l'頻e Navy, pr阾s recommencer la lutte.

- Qu'ils le fassent sans moi, fr鑢e! Le succ鑣 de notre cause ne tient pas un homme!... Je ne te laisserai pas risquer ta vie pour me sauver...

- Et n'est-ce pas mon devoir, Jean?... Tu sais quel est notre but? A-t-il 閠 atteint?... Non!... Nous n'avons m阭e pas su mourir pour r閜arer le mal..."

Les paroles de Joann remuaient profond閙ent Jean; mais il ne se rendait pas.

Joann reprit:

"蒫oute-moi encore! Tu crains pour moi, Jean, et, pourtant, qu'ai-je craindre? Demain, lorsqu'on me trouvera dans cette cellule, que peut-il m'arriver? Rien!... Il n'y aura plus ici qu'un pauvre pr阾re la place d'un condamn, et que veux-tu qu'on lui fasse, si ce n'est de le laisser...

- Non!... non!... r閜ondit Jean, qui se d閎attait contre lui-m阭e et contre les instances de son fr鑢e.

- Assez discut! reprit Joann. Il faut que tu partes, et tu partiras! Fais ton devoir comme je fais le mien! Seul tu es assez populaire pour provoquer une r関olte g閚閞ale...

- Et si l'on veut te rendre responsable d'avoir aid ma fuite?...

- On ne me condamnera pas sans jugement, r閜ondit Joann, sans un ordre venu de Qu閎ec, ce qui demandera quelques jours!

- Quelques jours, fr鑢e?

- Oui, et tu auras eu le temps de rejoindre tes compagnons l'頻e Navy, de les ramener au fort Frontenac pour me d閘ivrer...

- Il y a vingt lieues du fort Frontenac l'頻e Navy, Joann! Le temps me manquerait...

- Tu refuses, Jean? Eh bien, jusqu'ici, j'ai suppli!... pr閟ent j'ordonne! Ce n'est plus un fr鑢e qui te parle, c'est un ministre de Dieu! Si tu dois mourir, que ce soit en te battant pour notre cause, ou tu n'auras rien fait de la t鈉he qui t'incombe! D'ailleurs, si tu refuses, je me fais conna顃re, et l'abb Joann tombera sous les balles c魌 de Jean-Sans-Nom!...

- Fr鑢e!...

- Pars, Jean!... Pars!... Je le veux!... Notre m鑢e le veut!... Ton pays le veut!"

Jean, vaincu par l'ardente parole de Joann, n'avait plus qu' ob閕r. La possibilit de revenir sous deux jours au fort Frontenac, avec quelques centaines de patriotes, vainquit ses derni鑢es r閟istances.

"Je suis pr阾," dit-il.

L'閏hange des v阾ements se fit rapidement. Sous l'habit de l'abb Joann, il e鹴 閠 difficile de reconna顃re que son fr鑢e s'閠ait substitu lui.

Et alors, tous deux s'entretinrent pendant quelques instants de la situation politique, de l'閠at des esprits depuis les derniers 関閚ements. Puis, l'abb Joann dit:

"Maintenant, je vais appeler le sergent. Lorsqu'il aura ouvert la porte de la cellule, tu sortiras et tu le suivras en marchant derri鑢e lui le long du couloir qu'il 閏lairera avec son fanal. Une fois hors du blockhaus, tu n'auras plus que la cour int閞ieure traverser - une cinquantaine de pas environ. Tu arriveras pr鑣 du poste, qui est droite de la palissade. D閠ourne la t阾e en passant. La poterne sera devant toi. Quand tu l'auras franchie, descends en contournant la rive, et marche jusqu' ce que tu aies atteint la lisi鑢e d'un bois, un demi-mille du fort. L, tu trouveras Lionel...

- Lionel?... Le jeune clerc?...

- Oui! Il m'a accompagn, et il te conduira jusqu' l'頻e Navy. Une derni鑢e fois, embrasse-moi!

- Fr鑢e!" murmura Jean, en se jetant dans les bras de Joann.

Le moment 閠ant venu, Joann appela voix haute et se retira au fond de la cellule.

Le sergent ouvrit la porte, et, s'adressant Jean, dont la t阾e 閠ait cach閑 sous son large chapeau de pr阾re:

"Vous 阾es pr阾?" demanda-t-il.

Jean r閜ondit d'un signe.

"Venez!"

Le sergent prit le fanal, fit sortir Jean et referma la porte de la cellule.

Dans quelles angoisses Joann passa les quelques minutes qui suivirent! Qu'arriverait-il si le major Sinclair se trouvait dans le couloir ou dans la cour au moment o Jean la traverserait, s'il l'arr阾ait, s'il l'interrogeait sur l'attitude du condamn? La substitution d閏ouverte, le prisonnier serait imm閐iatement fusill! Et puis, il se pouvait que les pr閜aratifs de l'ex閏ution fussent commenc閟, que la garnison du fort e鹴 re鐄 les ordres du commandant, que le sergent, croyant avoir affaire au pr阾re, lui en parl鈚, pendant qu'il le reconduisait! Et Jean, apprenant que l'ex閏ution allait avoir lieu, voudrait revenir dans la cellule! Il ne laisserait pas son fr鑢e mourir sa place!

L'abb Joann, l'oreille contre la porte, 閏outait. C'est peine si les battements de son c渦r lui permettaient d'entendre les rumeurs du dehors.

Enfin, un bruit lointain arriva jusqu' lui. Joann tomba genoux, remerciant Dieu.

La poterne venait d'阾re referm閑.

"Libre!" murmura Joann.

En effet, Jean n'avait pas 閠 reconnu. Le sergent, marchant devant lui, son fanal la main, l'avait reconduit travers la cour int閞ieure jusqu' la porte du fort, sans lui adresser la parole. Officiers et soldats ignoraient encore que le jugement devait 阾re ex閏ut dans une heure. Arriv pr鑣 du poste, peine 閏lair, Jean avait d閠ourn la t阾e, ainsi que le lui avait recommand son fr鑢e. Puis, au moment o il allait franchir la poterne, le sergent lui ayant demand:

"Reviendrez-vous assister le condamn?...

- Oui!" avait fait Jean d'un signe de t阾e.

Et, un instant apr鑣, il avait franchi la poterne.

Jean, n閍nmoins, ne s'閘oignait que lentement du fort Frontenac, comme si un lien l'e鹴 encore rattach sa prison - un lien qu'il n'osait rompre. Il se reprochait d'avoir c閐 aux instances de son fr鑢e, d'阾re parti sa place. Tous les dangers de cette substitution lui apparaissaient en ce moment avec une nettet qui l'閜ouvantait. Il se disait que, quelques heures plus tard, le jour venu, on entrerait dans la cellule, l'関asion serait d閏ouverte, les mauvais traitements accableraient Joann, en attendant que la mort, peut-阾re, vint le punir de son h閞o飍ue sacrifice!

cette pens閑, Jean se sentait pris d'un irr閟istible d閟ir de revenir sur ses pas. Mais non! Il fallait qu'il se h鈚鈚 de rejoindre les patriotes l'頻e Navy, qu'il recommen玮t la campagne insurrectionnelle en se jetant sur le fort Frontenac, afin de d閘ivrer son fr鑢e. Et, pour cela, pas un moment perdre.

Jean coupa obliquement la gr鑦e, contourna la rive du lac, au pied de l'enceinte palissad閑, et se dirigea vers le bois o Lionel devait l'attendre.

Le blizzard 閠ait alors dans toute sa violence. Les glaces, accumul閑s sur les bords de l'Ontario, s'entre-choquaient comme les icebergs d'une mer arctique. Une neige aveuglante passait en 閜ais tourbillons.

Jean, perdu dans le remous de ces rafales, ne sachant plus s'il 閠ait sur la surface durcie du lac ou sur la gr鑦e, cherchait s'orienter en marchant vers les massifs du bois qu'il distinguait peine au milieu de l'obscurit.

Cependant, il arriva, apr鑣 avoir employ pr鑣 d'une demi-heure faire un demi-mille.

蓈idemment, Lionel n'avait pu l'apercevoir, car il se f鹴 certainement port au-devant de lui.

Jean se glissa donc entre les arbres, inquiet de ne pas trouver le jeune clerc l'endroit convenu, ne voulant pas l'appeler par son nom, de peur de le compromettre, au cas o il serait entendu de quelque p阠heur attard.

Alors, les deux derniers vers de la ballade du jeune po鑤e lui revinrent la m閙oire, - ceux qu'il lui avait r閏it閟 la ferme de Chipogan. Et s'enfon鏰nt dans la profondeur du bois, il r閜閠a d'une voix lente:

Na顃re avec toi, flamme follette,

Mourir avec toi, feu follet!

Presque aussit魌, Lionel, sortant d'un fourr, s'閘an鏰it vers lui et s'閏riait:

"Vous, monsieur Jean... vous?

- Oui, Lionel.

- Et l'abb Joann?...

- Dans ma cellule! - Mais vite, l'頻e Navy! Il faut que dans quarante-huit heures nous soyons de retour avec nos compagnons au fort Frontenac!"

Jean et Lionel s'閘anc鑢ent hors du bois, et prirent direction vers le sud, afin de redescendre la rive de l'Ontario jusqu'aux territoires du Niagara.

C'閠ait le chemin le plus court, et aussi l'itin閞aire qui offrait le moins de dangers. cinq lieues de l, les fugitifs, ayant franchi la fronti鑢e am閞icaine, seraient l'abri de toute poursuite et pourraient rapidement atteindre l'頻e Navy.

Cependant, suivre cette direction avait l'inconv閚ient d'obliger Jean et Lionel repasser devant le fort. Par cette horrible nuit, il est vrai, au milieu des 閜ais tourbillons de neige, ils ne risquaient pas d'阾re aper鐄s des factionnaires, m阭e au moment o tous deux traverseraient l'閠roite gr鑦e. Certainement, si la surface de l'Ontario n'e鹴 pas 閠 encombr閑 par les amas de glaces que ces rudes hivers accumulent sur ses bords, si le lac avait 閠 navigable, mieux e鹴 valu s'adresser quelque p阠heur qui aurait pu promptement conduire les fugitifs l'embouchure du Niagara. Mais c'閠ait impossible alors.

Jean et Lionel marchaient d'un pas aussi press que le permettait la tourmente. Ils n'閠aient encore qu' une faible distance des palissades du fort, lorsque le vif cr閜itement d'une fusillade d閏hira l'air.

Il n'y avait pas s'y tromper: un feu de peloton venait d'閏later l'int閞ieur de l'enceinte.

"Joann!..." s'閏ria Jean.

Et il tomba, comme si c'閠ait lui qui venait d'阾re frapp par les balles des soldats de Frontenac.

Joann 閠ait mort pour son fr鑢e, mort pour son pays!

En effet, une demi-heure apr鑣 le d閜art de Jean, le major Sinclair avait donn ordre de proc閐er l'ex閏ution, ainsi que le portait l'ordre re鐄 de Qu閎ec.

Joann avait 閠 extrait de la cellule et conduit dans la cour, l'endroit o il devait 阾re pass par les armes.

Le major avait lu l'ordre au condamn.

Joann n'avait rien r閜ondu.

ce moment, il aurait pu s'閏rier:

"Je ne suis pas Jean-Sans-Nom!... Je suis le pr阾re qui a pris sa place pour le sauver!"

Et le major e鹴 閠 contraint de surseoir l'ex閏ution, de demander de nouvelles instructions au gouverneur g閚閞al.

Mais Jean devait encore 阾re trop rapproch du fort Frontenac. Les soldats se mettraient sa poursuite. Il serait immanquablement repris. On le fusillerait. Et il ne fallait pas que Jean-Sans-Nom mour鹴 autrement que sur un champ de bataille!

Joann se tut, il s'appuya au mur, il tomba en pronon鏰nt les mots de m鑢e, de fr鑢e et de patrie!

Les soldats ne l'avaient pas reconnu vivant, ils ne le reconnurent pas lorsqu'il fut mort. On l'ensevelit imm閐iatement dans une tombe, creus閑 ext閞ieurement au pied de l'enceinte. Le gouvernement devait croire qu'il avait frapp en lui le h閞os de l'ind閜endance.

C'閠ait la premi鑢e victime offerte en expiation du crime de Simon Morgaz!

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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