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Les Patriotes de 1837@1838 - Jules Verne (1828-1905), <i>Famille-Sans-Nom.</i> Premi鑢e partie : Chapitre 2 :Douze ann閑s avant
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Jules Verne (1828-1905), Famille-Sans-Nom. Premi鑢e partie : Chapitre 2 :Douze ann閑s avant
Article diffus depuis le 31 octobre 2005
 


 T閘閏hargez Famille-sans-nom dans un format d'impression PDF plus pratique.  98 pages (1,2 mgs)


Simon Morgaz! Nom abhor jusque dans les plus humbles hameaux des provinces canadiennes! Nom vou depuis de longues ann閑s l'ex閏ration publique! Un Simon Morgaz, c'est le traite qui a livr ses fr鑢es et vendu son pays.

Et on le comprendra, surtout dans cette France, qui n'ignore plus "maintenant" combien sont implacables les haines que m閞ite le crime de l鑣e-patrie.

En 1825 - douze ans avant l'insurrection de 1837 - quelques Franco-Canadiens avaient jet les bases d'une conspiration, dont le but 閠ait de soustraire le Canada la domination anglaise, qui lui pesait si lourdement. Hommes audacieux, actifs, 閚ergiques, de grande situation, issus pour la plupart des premiers 閙igrants qui avaient fond la Nouvelle-France, ils ne pouvaient se faire cette pens閑 que l'abandon de leur colonie au profit de l'Angleterre f鹴 d閒initif. En admettant m阭e que le pays ne d鹴 pas revenir aux petits-fils des Cartier et des Champlain, qui l'avaient d閏ouvert au XVIe si鑓le, n'avait-il pas le droit d'阾re ind閜endant? Sans doute, et c'閠ait pour lui conqu閞ir son ind閜endance que ces patriotes allaient jouer leur t阾e.

Parmi eux se trouvait M. de Vaudreuil, descendant des anciens gouverneurs du Canada sous Louis XIV - une de ces familles dont les noms fran鏰is sont devenus pour la plupart les noms g閛graphiques de la cartographie canadienne.

cette 閜oque, M. de Vaudreuil avait trente-cinq ans, 閠ant n en 1790, dans le comt de Vaudreuil, situ entre le Saint-Laurent au sud, et la rivi鑢e Outaouais au nord, sur les confins de la province de l'Ontario.

Les amis de M. de Vaudreuil 閠aient, comme lui, d'origine fran鏰ise, bien que des alliances successives avec les familles anglo-am閞icaines eussent alt閞 leurs noms patronymiques. Tels le professeur Robert Farran, de Montr閍l, Fran鏾is Clerc, un riche propri閠aire de Ch鈚eauguay, et quelques autres, auxquels leur naissance ou leur fortune assuraient une r閑lle influence sur la population des bourgades et des campagnes.

Le v閞itable chef du complot 閠ait Walter Hodge, de nationalit am閞icaine. Bien qu'il e鹴 soixante ans alors, l'鈍e n'avait point atti閐i la chaleur de son sang. Pendant la guerre de l'Ind閜endance, il avait fait partie de ces hardis volontaires, de ces "skinners", dont Washington dut tol閞er les violences par trop sauvages, car leurs compagnies franches harcel鑢ent vivement l'arm閑 royale. On le sait, d鑣 la fin du dix-huiti鑝e si鑓le, les 蓆ats-Unis avaient excit le Canada venir prendre place dans la f閐閞ation am閞icaine. C'est ce qui explique comment un Am閞icain tel que Walter Hodge 閠ait entr dans cette conjuration, et en fut m阭e devenu le chef. N'閠ait-il pas de ceux qui avaient adopt pour devise ces trois mots, qui r閟ument toute la doctrine de Munroe: "L'Am閞ique aux Am閞icains!"

Aussi, Walter Hodge et ses compagnons n'avaient-ils cess de protester contre les exactions de l'administration anglaise, qui devenaient de plus en plus intol閞ables. En 1822, leurs noms figuraient dans la protestation contre l'union du haut et du bas Canada avec ceux des deux fr鑢es Sanguinet, qui, dix-huit ans plus tard, entre tant d'autres victimes, devaient payer de leur vie cet attachement au parti national. Ils combattirent 間alement par la plume et par la parole, lorsqu'il fut question de r閏lamer contre l'inique partage des terres, uniquement conc閐閑s aux bureaucrates, afin de renforcer l'閘閙ent anglais. Personnellement encore, ils lutt鑢ent contre les gouverneurs Sherbrooke, Richmond, Monk et Maitland, prirent part l'administration de la colonie, et s'associ鑢ent tous les actes des d閜ut閟 de l'opposition.

Toutefois, en 1825, la conspiration, ayant un objectif d閠ermin, s'閠ait organis閑 en dehors des lib閞aux de la Chambre canadienne. Si Papineau et ses coll鑗ues, Cuvillier, B閐ard, Viger, Quesnel et autres, ne la connurent m阭e pas, Walter Hodge pouvait compter sur eux pour en assurer les cons閝uences, si elle r閡ssissait. Et, tout d'abord, il s'agissait de s'emparer de la personne de lord Dalhousie, qui, en 1820, avait 閠 nomm aux fonctions de gouverneur g閚閞al des colonies anglaises de l'Am閞ique du Nord.

son arriv閑, lord Dalhousie semblait s'阾re d閏id pour une politique de concession. Sans doute, gr鈉e lui, l'関阸ue romain de Qu閎ec fut reconnu officiellement, et Montr閍l, Rose, R間iopolis, devinrent les si鑗es de trois nouveaux 関阠h閟. Mais, en fait, le cabinet britannique refusait au Canada le droit de se gouverner par lui-m阭e. Les membres du conseil l間islatif, nomm閟 vie par la Couronne, 閠aient tous Anglais de naissance et annihilaient compl鑤ement la Chambre d'assembl閑 閘ue par le peuple. Sur une population de six cent mille habitants, qui comptait alors cinq cent vingt-cinq mille Franco-Canadiens, les emplois appartenaient pour les trois quarts des fonctionnaires d'origine saxonne. Enfin, il 閠ait de nouveau question de proscrire l'usage l間al de la langue fran鏰ise dans toute la colonie.

Pour enrayer ces dispositions, il ne fallait rien moins qu'un acte de violence. S'emparer de lord Dalhousie et des principaux membres du conseil l間islatif, puis, ce coup d'蓆at accompli, provoquer un mouvement populaire dans les comt閟 du Saint-Laurent, installer un gouvernement provisoire en attendant que l'閘ection e鹴 constitu le gouvernement national, enfin jeter les milices canadiennes contre l'arm閑 r間uli鑢e, tel avait 閠 l'objectif de Walter Hodge, de Robert Farran, de Fran鏾is Clerc, de Vaudreuil.

La conspiration aurait r閡ssi peut-阾re, si la trahison de l'un de leurs complices ne l'e鹴 fait avorter.

Walter Hodge et ses partisans franco-canadiens s'閠ait joint un certain Simon Morgaz, dont il convient de faire conna顃re la situation et l'origine.

En 1825, Simon Morgaz 閠ait 鈍 de quarante-six ans. Avocat dans un pays o l'on compte encore plus d'avocats que de clients, comme aussi plus de m閐ecins que de malades, il vivait assez p閚iblement Chambly, petite bourgade, sur la rive gauche du Richelieu, une dizaine de lieues de Montr閍l, de l'autre c魌 du Saint-Laurent.

Simon Morgaz 閠ait un homme r閟olu, dont l'閚ergie avait 閠 remarqu閑, lorsque les r閒ormistes protest鑢ent contre les agissements du cabinet britannique. Ses mani鑢es franches, sa physionomie pr関enante, le rendaient sympathique tous. Nul n'e鹴 jamais pu soup鏾nner que la personnalit d'un tra顃re se d間agerait un jour de ces dehors s閐uisants.

Simon Morgaz 閠ait mari. Sa femme, de huit ann閑s moins 鈍閑 que lui, avait alors trente-huit ans. Bridget Morgaz, d'origine am閞icaine, 閠ait la fille du major Allen, dont on avait pu appr閏ier le courage pendant la guerre de l'Ind閜endance, alors qu'il comptait parmi les aides de camp de Washington. V閞itable type de la loyaut dans ce qu'elle a de plus absolu, il e鹴 sacrifi sa vie la parole donn閑 avec la tranquillit d'un R間ulus.

Ce fut Albany, 蓆at de New-York, que Simon Morgaz et Bridget se rencontr鑢ent et se connurent. Le jeune avocat 閠ait franco-canadien de naissance, circonstance dont le major Allen devait tenir compte, - il n'e鹴 jamais donn sa fille au descendant d'une famille anglaise. Bien que Simon Morgaz ne poss閐鈚 aucune fortune personnelle, avec ce qui revenait Bridget de l'h閞itage de sa m鑢e, c'閠ait, sinon la richesse, du moins une certaine aisance assur閑 au jeune m閚age. Le mariage fut conclu Albany en 1806.

L'existence des nouveaux mari閟 aurait pu 阾re heureuse; elle ne le fut pas. Non point que Simon Morgaz manqu鈚 d'間ards envers sa femme, car il 閜rouva toujours pour elle une affection sinc鑢e; mais une passion le d関orait - la passion du jeu. Le patrimoine de Bridget s'y dissipa en peu d'ann閑s, et, bien que Simon Morgaz e鹴 la r閜utation d'un avocat de talent, son travail ne suffit plus r閜arer les br鑓hes faites sa fortune. Et, si ce ne fut pas la mis鑢e, ce fut la g阯e, dont sa femme supporta dignement les cons閝uences. Bridget ne fit aucun reproche son mari. Ses conseils ayant 閠 inefficaces, elle accepta cette 閜reuve avec r閟ignation, avec courage aussi, et, cependant, l'avenir 閠ait gros d'inqui閠udes.

En effet, ce n'閠ait plus pour elle seule que Bridget devait le redouter. Pendant les premi鑢es ann閑s de son mariage, elle avait eu deux enfants, auxquels on donna le m阭e nom de bapt阭e, l間鑢ement modifi, ce qui rappelait la fois leur origine fran鏰ise et am閞icaine. L'a頽, Joann, 閠ait n en 1807, le cadet, Jean, en 1808. Bridget se consacra tout enti鑢e l'閐ucation de ses fils. Joann 閠ait d'un caract鑢e doux, Jean d'un temp閞ament vif, tous deux 閚ergiques sous leur douceur et leur vivacit. Ils tenaient visiblement de leur m鑢e, ayant l'esprit s閞ieux, le go鹴 du travail, cette fa鏾n nette et droite d'envisager les choses qui manquait Simon Morgaz. De l, envers leur p鑢e, une attitude respectueuse toujours, mais rien de cet abandon naturel, de cette confiance sans r閟erve, qui est l'essence m阭e de l'attraction du sang. Pour leur m鑢e, en revanche, un d関ouement sans bornes, une affection, qui ne d閎ordait de leur c渦r que pour aller emplir le sien. Bridget et ses fils 閠aient unis par ce double lien de l'amour filial et de l'amour maternel que rien ne pourrait jamais rompre.

Apr鑣 la p閞iode de la premi鑢e enfance, Joann et Jean entr鑢ent au coll鑗e de Chambly, dans lequel ils se suivirent une classe de distance. On les citait justement parmi les meilleurs 閘鑦es des divisions sup閞ieures. Puis, lorsqu'ils eurent douze et treize ans, ils furent mis au coll鑗e de Montr閍l, o ils ne cess鑢ent d'occuper les meilleurs rangs. Deux ann閑s encore, et ils allaient avoir achev leurs 閠udes, lorsque se produisirent les 関閚ements de 1825.

Si, le plus souvent, Simon Morgaz et sa femme demeuraient Montr閍l, o le cabinet de l'avocat p閞iclitait de jour en jour, ils avaient conserv une modeste maison Chambly. C'est l que se r閡nirent Walter Hodge et ses amis, lorsque Simon Morgaz fut entr dans cette conspiration, dont le premier acte, apr鑣 l'arrestation du gouverneur g閚閞al, devait 阾re de proc閐er l'installation d'un gouvernement provisoire Qu閎ec.

Dans cette bourgade de Chambly, sous l'abri de cette modeste demeure, les conspirateurs pouvaient se croire plus en s鹯et qu'ils ne l'eussent 閠 Montr閍l, o la surveillance de la police s'exer鏰it avec une extr阭e rigueur. N閍nmoins, ils agissaient toujours tr鑣 prudemment, de mani鑢e d閜ister toutes tentatives d'espionnage. Aussi, armes et munitions avaient-elles 閠 d閜os閑s chez Simon Morgaz, sans que leur transport e鹴 jamais 関eill le moindre soup鏾n. C'閠aient donc de la maison de Chambly, o se reliaient les fils du complot, que devait partir le signal du soul鑦ement.

Cependant le gouverneur et son entourage avaient eu vent du coup d'蓆at pr閜ar contre la Commune, et ils faisaient plus sp閏ialement surveiller ceux des d閜ut閟 que d閟ignait leur opposition permanente.

Mais, il est propos de le redire, Papineau et ses coll鑗ues ignoraient les projets de Walter Hodge et de ses partisans. Ceux-ci avaient fix au 26 ao鹴 la prise d'armes, qui allait la fois surprendre leurs amis et leurs ennemis.

Or, la veille, dans la soir閑, la maison de Simon Morgaz fut envahie par les agents de la police, dirig閟 par Rip, au moment o les conspirateurs s'y trouvaient rassembl閟. Ils n'eurent pas le temps de d閠ruire leur correspondance secr鑤e, de br鹟er les listes de leurs affid閟. Les agents saisirent aussi les armes cach閑s dans les caves de la maison. Le complot 閠ait d閏ouvert. Furent arr阾閟 et conduits la prison de Montr閍l sous bonne escorte, Walter Hodge, Robert Farran, Fran鏾is Clerc, Simon Morgaz, Vaudreuil, et une dizaine d'autres patriotes.

Voici ce qui s'閠ait pass.

Il y avait alors Qu閎ec un certain Rip, anglo-canadien d'origine, qui dirigeait une maison de renseignements et d'enqu阾es l'usage des particuliers, et dont le gouvernement avait maintes fois utilis, non sans profit, les qualit閟 sp閏iales. Son officine priv閑 fonctionnait sous la raison sociale: Rip and Co. Une affaire de police n'閠ait pour lui qu'une affaire d'argent, et il la passait sur ses livres comme un n間ociant, traitant m阭e forfait - tant pour une perquisition, tant pour une arrestation, tant pour un espionnage. C'閠ait un homme tr鑣 fin, tr鑣 d閘i, tr鑣 audacieux aussi, avec quelque entregent, ayant la main ou, pour mieux dire, le nez dans bien des affaires particuli鑢es. Absolument d閜ourvu de scrupules, d'ailleurs, et n'ayant pas l'ombre de sens moral.

En 1825, Rip, qui venait de fonder son agence, 閠ait 鈍 de trente-trois ans. D閖 sa physionomie tr鑣 mobile, son habilet aux d間uisements, lui avaient permis d'intervenir en mainte circonstance sous des noms diff閞ents. Depuis quelques ann閑s, il connaissait Simon Morgaz, avec lequel il avait 閠 en relation propos de causes judiciaires. Certaines particularit閟, qui eussent paru insignifiantes tout autre, lui donn鑢ent penser que l'avocat de Montr閍l devait 阾re affili la conspiration de Chambly.

Il le serra de pr鑣, il l'閜ia jusque dans les secrets de sa vie priv閑, il fr閝uenta sa maison, bien que Bridget Morgaz ne dissimul鈚 point l'antipathie qu'il lui inspirait.

Une lettre, saisie au post-office, d閙ontra bient魌 la complicit de l'avocat avec une quasi-certitude. Le ministre de la police, inform par Rip du r閟ultat de ses d閙arches, lui recommanda d'agir adroitement sur Simon Morgaz que l'on savait aux prises avec de grosses difficult閟 p閏uniaires. Et, un jour, Rip mit brusquement le malheureux entre ces deux alternatives: ou d'阾re poursuivi pour crime de haute trahison, ou de recevoir l'閚orme somme de cent mille piastres, s'il consentait livrer le nom de ses complices et les d閠ails du complot de Chambly.

L'avocat fut atterr!... Trahir ses compagnons!... Les vendre prix d'or!... Les livrer l'閏hafaud!... Et, cependant, il succomba, il accepta le prix de sa trahison, il d関oila les secrets de la conspiration, apr鑣 avoir re鐄 la promesse que son march inf鈓e ne serait jamais divulgu. Il fut de plus convenu que les agents l'arr阾eraient en m阭e temps que Walter Hodge et ses amis, qu'il serait jug par les m阭es juges, que la condamnation qui les frapperait - et ce ne pouvait 阾re qu'une condamnation capitale - le frapperait aussi. Puis, une 関asion lui permettrait de s'enfuir avant l'ex閏ution du jugement.

Cette abominable machination resterait donc entre le ministre de la police, le chef de la maison Rip and Co et Simon Morgaz.

Les choses se pass鑢ent ainsi qu'il avait 閠 convenu. Au jour indiqu par le tra顃re, les conspirateurs furent surpris inopin閙ent dans la maison de Chambly. Walter Hodge, Robert Farran, Fran鏾is Clerc, Vaudreuil, quelques-uns de leurs complices ainsi que Simon Morgaz, comparurent la date du 25 septembre 1825 sur le banc de la cour de justice.

Aux accusations que porta contre eux l'avocat de la Couronne - le juge-avocat, ainsi qu'on l'appelait alors - les accus閟 ne r閜ondirent que par de justes et directes attaques contre le cabinet britannique. Aux arguments l間aux, ils ne voulurent opposer que des arguments tir閟 du plus pur patriotisme. Ne savaient-ils pas qu'ils 閠aient condamn閟 d'avance, que rien ne pouvait les sauver?

Les d閎ats duraient d閖 depuis quelques heures, et l'affaire suivait r間uli鑢ement son cours, lorsqu'un incident d'audience vint mettre en lumi鑢e la conduite de Simon Morgaz.

Un des t閙oins charge, le sieur Turner, de Chambly, d閏lara que, plusieurs fois, l'avocat avait 閠 vu conf閞ant avec le chef de la maison Rip and Co. Ce fut l comme un 閏lair de r関閘ation. Walter Hodge et Vaudreuil qui, depuis un certain temps, avaient eu des soup鏾ns motiv閟 par les allures singuli鑢es de Simon Morgaz, les virent confirm閟 par la d閏laration du t閙oin Turner. Pour que la conspiration, si secr鑤ement organis閑, e鹴 閠 si facilement d閏ouverte, il fallait qu'un tra顃re en e鹴 d閚onc les auteurs. Rip fut press de questions, auxquelles il ne put r閜ondre sans embarras. son tour, Simon Morgaz essaya de se d閒endre; mais il se lan鏰 dans de telles invraisemblances, il donna des explications si singuli鑢es, que l'opinion des conjur閟 et aussi celle des juges fut bient魌 faite ce sujet. Un mis閞able avait trahi ses complices, et le tra顃re, c'閠ait Simon Morgaz.

Alors un irr閟istible mouvement de r閜ulsion se produisit sur le banc des accus閟, et se propagea parmi le public, qui se pressait dans le pr閠oire.

"Pr閟ident de la cour, dit Walter Hodge, nous demandons que Simon Morgaz soit chass de ce banc, honor par notre pr閟ence, d閟honor par la sienne!... Nous ne voulons pas 阾re souill閟 plus longtemps du contact de cet homme!"

Vaudreuil, Clerc, Farran, tous se joignirent Walter Hodge, qui, ne se poss閐ant plus, s'閠ait pr閏ipit sur Simon Morgaz, auquel il fallut que les gardes vinssent en aide. L'assistance prit violemment parti contre le tra顃re et exigea que l'on fit droit aux r閏lamations des accus閟. Le pr閟ident de la cour dut donner l'ordre d'emmener Simon Morgaz et de le reconduire la prison. Les hu閑s qui l'accompagn鑢ent, les menaces dont il fut l'objet, d閙ontr鑢ent qu'on le tenait pour un inf鈓e, dont la trahison allait co鹴er la vie aux plus ardents ap魌res de l'ind閜endance canadienne.

Et, en effet, Walter Hodge, Fran鏾is Clerc, Robert Farran, consid閞閟 comme les chefs principaux de la conspiration de Chambly, furent condamn閟 mort. Le surlendemain, 27 septembre, apr鑣 avoir une derni鑢e fois fait appel au patriotisme de leurs fr鑢es, ils moururent sur l'閏hafaud.

Quand aux autres accus閟, parmi lesquels se trouvait M. de Vaudreuil, soit qu'ils eussent paru moins compromis, soit que le gouvernement n'e鹴 voulu frapper d'une peine capitale que les chefs les plus en vue, on leur fit gr鈉e de la vie. Condamn閟 la prison perp閠uelle, ils ne recouvr鑢ent leur libert qu'en 1829, lorsqu'une amnistie fut prononc閑 en faveur des condamn閟 politiques.

Que devint Simon Morgaz, apr鑣 l'ex閏ution? Un ordre d'閘argissement lui avait permis de quitter la prison de Montr閍l, et il se h鈚a de dispara顃re.

Mais une universelle r閜robation allait peser sur son nom et, par suite, frapper de pauvres 阾res, qui n'閠aient pourtant pas responsables de cette trahison. Bridget Morgaz fut brutalement chass閑 du domicile qu'elle occupait Montr閍l, chass閑 de la maison de Chambly, o elle s'閠ait retir閑 pendant l'instruction de l'affaire. Elle dut reprendre ses deux fils qui, leur tour, venaient d'阾re chass閟 du coll鑗e, comme leur p鑢e l'avait 閠 du banc des accus閟 en cour de justice.

O Simon Morgaz se d閏ida-t-il cacher son indigne existence, lorsque sa femme et ses enfants l'eurent rejoint, quelques jours apr鑣? Ce fut dans une bourgade 閘oign閑, d'abord, puis, bient魌, hors du district de Montr閍l.

Cependant Bridget n'avait pu croire au crime de son mari, ni Joann et Jean au crime de leur p鑢e. Tous quatre s'閠aient retir閟 au village de Verch鑢es, dans le comt de ce nom, sur la rive droite du Saint-Laurent. Ils esp閞aient que nul soup鏾n ne les d閚oncerait l'animadversion publique. Ces malheureux v閏urent alors des derni鑢es ressources qui leur restaient, car Simon Morgaz, quoiqu'il e鹴 re鐄 le prix de sa trahison par l'entremise de la maison Rip, se gardait bien d'en rien distraire devant sa femme et ses fils. En leur pr閟ence, il protestait toujours de son innocence, il maudissait l'injustice humaine qui s'appesantissait sur sa famille et sur lui. Est-ce que, s'il avait trahi, il n'aurait pas eu sa disposition des sommes consid閞ables? Est-ce qu'il en serait r閐uit cette g阯e excessive, en attendant la mis鑢e qui venait grands pas?

Bridget Morgaz se laissait aller cette pens閑 que son mari n'閠ait point coupable. Elle se r閖ouissait d'阾re dans ce d閚uement, qui donnait tort ses accusateurs. Les apparences avaient 閠 contre lui... On ne lui avait pas permis de s'expliquer... Il 閠ait victime d'un horrible concours de circonstances... Il se justifierait un jour... Il 閠ait innocent!

Quand aux deux fils, peut-阾re e鹴-on pu observer quelque diff閞ence dans leur attitude vis--vis du chef de la famille. L'a頽, Joann, se tenait le plus souvent l'閏art, n'osant m阭e penser l'opprobre, inflig d閟ormais au nom de Morgaz. Les arguments pour ou contre qui se pr閟entaient son esprit, il les repoussait pour ne point avoir les approfondir. Il ne voulait pas juger son p鑢e, tant il craignait que son jugement f鹴 contre lui. Il fermait les yeux, il se taisait, il s'閘oignait lorsque sa m鑢e et son fr鑢e plaidaient en sa faveur... 蓈idemment, le malheureux enfant redoutait de trouver coupable l'homme dont il 閠ait le fils.

Jean, au contraire, avait une attitude toute diff閞ente. Il croyait l'innocence du complice de Walter Hodge, de Farran et de Clerc, bien que tant de pr閟omptions s'閘evassent pour l'accabler. Plus imp閠ueux que Joann, moins ma顃re de son jugement, il se laissait emporter ses instincts d'affection filiale. Il se retenait ce lien du sang que la nature rend si difficile rompre. Il voulait d閒endre son p鑢e publiquement. Lorsqu'il entendait les propos tenus sur le compte de Simon Morgaz, il sentait son c渦r bondir, et il fallait que sa m鑢e l'emp阠h鈚 de se livrer quelque 閏lat. L'infortun閑 famille vivait ainsi Verch鑢es, sous un nom suppos, dans une profonde mis鑢e mat閞ielle et morale. Et on ne sait quels exc鑣 la population de cette bourgade se f鹴 livr閑 contre elle, si son pass e鹴 閠 divulgu par hasard.

Ainsi donc, en tout le Canada, dans les villes comme dans les infimes villages, le nom de Simon Morgaz 閠ait devenu la plus infamante des qualifications. On l'accolait couramment celui de Judas, et plus sp閏ialement aux noms de Black et de Denis de Vitr, depuis longtemps d閖 les 閝uivalents du mot tra顃re dans la langue franco-canadienne.

Oui! en 1759, ce Denis de Vitr, un Fran鏰is, avait eu l'infamie de piloter la flotte anglaise devant Qu閎ec et d'arracher cette capitale la France! Oui! en 1798, ce Black, un Anglais, avait livr le proscrit qui s'閠ait confi lui, l'Am閞icain Mac Lane, m阬 aux projets insurrectionnels des Canadiens! Et ce g閚閞eux patriote avait 閠 pendu, apr鑣 quoi, on lui avait tranch la t阾e et br鹟 les entrailles, arrach閑s son cadavre!

Et maintenant, comme on avait dit Black et Vitr, on disait Simon Morgaz, trois noms vou閟 l'ex閏ration publique.

Cependant, Verch鑢es, la population s'閠ait bient魌 inqui閠閑 de la pr閟ence de cette famille, dont elle ne connaissait pas l'origine, de sa vie myst閞ieuse, de l'incognito dans lequel elle ne cessait de se renfermer. Des soup鏾ns ne tard鑢ent pas s'amasser contre elle. Une nuit, le nom de Black fut 閏rit sur la porte de la maison de Simon Morgaz.

Le lendemain, sa femme, ses deux fils et lui avaient quitt Verch鑢es. Apr鑣 avoir franchi le Saint-Laurent, ils all鑢ent s'閠ablir pendant quelques jours dans un des villages de la rive gauche; puis l'attention 閠ant appel閑 sur eux, ils l'abandonn鑢ent pour un autre. Ce n'閠ait plus qu'une famille errante, laquelle s'attachait la r閜robation universelle. On e鹴 dit que la Vengeance, une torche enflamm閑 la main, la poursuivait, comme, dans les l間endes bibliques, elle fait du meurtrier d'Abel. Simon Morgaz et les siens, ne pouvant se fixer nulle part, travers鑢ent les comt閟 de l'Assomption, de Terrebonne, des Deux-Montagnes, de Vaudreuil, gagnant ainsi vers l'est, du c魌 des paroisses moins habit閑s, mais o leur nom finissait toujours par leur 阾re jet la face.

Deux mois apr鑣 le jugement du 27 septembre, le p鑢e, la m鑢e, Jean et Joann avaient d s'enfuir jusqu'aux territoires de l'Ontario. De Kingston, o ils furent reconnus dans l'auberge qui leur donnait asile, ils durent partir presque aussit魌. Simon Morgaz n'eut que le temps de s'閏happer pendant la nuit. En vain Bridget et Jean avaient-ils voulu le d閒endre! C'est peine s'ils purent se soustraire eux-m阭es aux mauvais traitements, et Joann faillit 阾re tu en prot間eant leur retraite.

Tous quatre se rejoignirent sur la rive du lac, quelques milles au del de Kingston. Ils r閟olurent d鑣 lors de suivre la rive septentrionale, afin d'atteindre les 蓆ats-Unis, puisqu'ils ne trouvaient plus refuge m阭e dans ce pays du haut Canada, qui 閏happait encore l'influence des id閑s r閒ormistes. Et pourtant, ne serait-ce pas le m阭e accueil qu'ils devaient attendre de l'autre c魌 de la fronti鑢e, en ce pays o l'on ex閏rait la trahison de Black envers un citoyen de la f閐閞ation am閞icaine?

Mieux valait donc gagner quelque pays perdu, se fixer m阭e au milieu d'une tribu indienne, o le nom de Simon Morgaz ne serait peut-阾re pas parvenu encore. Ce fut en vain. Le mis閞able 閠ait repouss de partout. Partout on le reconnaissait, comme s'il e鹴 port au front quelque signe infamant, qui le d閟ignait la vindicte universelle.

On 閠ait la fin de novembre. Quel cheminement p閚ible, lorsqu'il faut affronter ces mauvais temps, cette brise glaciale, ces froids rigoureux, qui accompagnent l'hiver dans le pays des lacs! En traversant les villages, les fils achetaient quelques provisions, tandis que le p鑢e se tenait en dehors. Ils couchaient, lorsqu'ils le pouvaient, au fond de cahutes abandonn閑s; lorsqu'ils ne le pouvaient pas, dans des anfractuosit閟 de roches ou sous les arbres de ces interminables for阾s qui couvrent le territoire.

Simon Morgaz devenait de plus en plus sombre et farouche. Il ne cessait de se disculper devant les siens, comme si quelque invisible accusateur, acharn sur ses pas, lui e鹴 cri: tra顃re!... tra顃re!... Et maintenant il semblait qu'il n'osait plus regarder en face sa femme et ses enfants. Bridget le r閏onfortait cependant par d'affectueuses paroles, et, si Joann continuait garder le silence, Jean ne cessait de protester.

"P鑢e!... p鑢e!... r閜閠ait-il, ne te laisse pas abattre!... Le temps fera justice des calomniateurs!... On reconna顃ra que l'on s'est tromp... qu'il n'y avait contre toi que des apparences! Toi, p鑢e, avoir trahi tes compagnons, avoir vendu ton pays!...

- Non!... non!..." r閜ondait Simon Morgaz, mais d'une voix si faible qu'on avait peine l'entendre.

La famille, errant de village en village, arriva ainsi vers l'extr閙it occidentale du lac, quelques milles du fort de Toronto. En contournant le littoral, il suffirait de descendre jusqu' la rivi鑢e de Niagara, de la traverser l'endroit o elle se jette dans le lac pour 阾re enfin sur la rive am閞icaine.

蓆ait-ce donc l que Simon Morgaz voulait s'arr阾er? Ne valait-il pas mieux, au contraire, s'enfoncer plus profond閙ent vers l'ouest, afin d'atteindre une contr閑 si lointaine que la renomm閑 d'infamie n'y f鹴 point arriv閑 encore? Mais quel lieu cherchait-il? Sa femme ni ses fils ne pouvaient le savoir, car il allait toujours devant lui, et ils ne faisaient que le suivre.

Le 3 d閏embre, vers le soir, ces infortun閟, ext閚u閟 de fatigue et de besoin, firent halte dans une caverne, demi obstru閑 de broussailles et de ronces - quelque repaire de b阾e fauve, abandonn en ce moment. Le peu de provisions qui leur restaient avait 閠 d閜os sur le sable. Bridget succombait sous le poids des lassitudes physiques et morales. tout prix, il faudrait que la famille Morgaz, au plus prochain village, obt頽t d'une tribu indienne quelques jours de cette hospitalit que les Canadiens lui refusaient sans piti.

Joann et Jean, tortur閟 par la faim, mang鑢ent un peu de venaison froide. Mais, ce soir-l, Simon Morgaz et Bridget ne voulurent ou ne purent rien prendre.

"P鑢e, il faut refaire tes forces!" dit Jean.

Simon Morgaz ne r閜ondit pas.

"Mon p鑢e, dit alors Joann, - et ce fut la seule fois qu'il lui adressa la parole depuis le d閜art de Chambly - mon p鑢e, nous ne pouvons aller plus loin!... Notre m鑢e ne r閟isterait pas de nouvelles fatigues!... Nous voici presque la fronti鑢e am閞icaine!... Comptez-vous passer au del?"

Simon Morgaz regarda son fils a頽, et ses yeux s'abaiss鑢ent presque aussit魌. Joann insista.

"Voyez dans quel 閠at est notre m鑢e! reprit-il. Elle ne peut plus faire un mouvement!... Cette torpeur va lui enlever le peu d'閚ergie qui lui reste!... Demain, il lui sera impossible de se lever! Sans doute, mon fr鑢e et moi, nous la porterons!... Mais encore faut-il que nous sachions o vous voulez aller, et que ce ne soit pas loin!... Qu'avez-vous d閏id, mon p鑢e?"

Simon Morgaz ne r閜ondit pas, il courba la t阾e et se retira au fond de la caverne.

La nuit 閠ait venue. Aucun bruit ne troublait cette solitude. D'閜ais nuages couvraient le ciel et mena鏰ient de se fondre en une brume uniforme. Pas un souffle ne traversait l'atmosph鑢e. Quelques hurlements 閘oign閟 rompaient seuls le silence de ce d閟ert. Une neige morne et dense commen鏰it tomber.

Le froid 閠ant vif, Jean alla ramasser du bois mort qu'il alluma dans un angle, pr鑣 de l'entr閑, afin que la fum閑 p鹴 trouver une issue au dehors.

Bridget, 閠endue sur une liti鑢e d'herbe que Joann avait apport閑, 閠ait toujours immobile. Le peu de vie qui demeurait en elle ne se trahissait que par une respiration p閚ible, entrecoup閑 de longs et douloureux soupirs. Tandis que Joann lui tenait la main, Jean s'occupait d'alimenter le foyer, afin de maintenir la temp閞ature un degr supportable.

Simon Morgaz, blotti au fond, demi couch, dans une attitude de d閟espoir, comme s'il e鹴 eu horreur de lui-m阭e, ne faisait pas un mouvement, tandis que les reflets de la flamme 閏lairaient sa figure convuls閑.

La lueur du foyer tomba peu peu, et Jean sentit ses yeux se fermer malgr lui.

Combien d'heures resta-t-il dans cet assoupissement? Il ne l'aurait pu dire. Mais, lorsqu'il s'関eilla, il vit que les derniers charbons allaient s'閠eindre.

Jean se releva, jeta une brass閑 de branches sur le foyer qu'il raviva de son souffle, et la caverne s'閏laira.

Bridget et Joann, l'un apr鑣 l'autre, gardaient toujours la m阭e immobilit. Quand Simon Morgaz, il n'閠ait plus l. Pourquoi avait-il quitt l'endroit o reposaient sa femme et ses fils?...

Jean, pris d'un affreux pressentiment, allait s'閘ancer hors de la caverne, lorsqu'une d閠onation retentit.

Bridget et Joann se redress鑢ent brusquement. Tous deux avaient entendu le coup de feu, qui avait 閠 tir tr鑣 courte distance.

Bridget jeta un cri d'閜ouvante, elle se releva, et, tra頽閑 par ses fils, sortit de la caverne.

Bridget, Joann et Jean n'avaient pas fait vingt pas qu'ils apercevaient un corps 閠endu sur la neige.

C'閠ait le corps de Simon Morgaz. Le mis閞able venait de se tirer un coup de pistolet dans le c渦r.

Il 閠ait mort.

Joann et Jean recul鑢ent, atterr閟. Le pass se dressait devant eux! 蓆ait-il donc vrai que leur p鑢e f鹴 coupable? Ou bien, dans une crise de d閟espoir, avait-il voulu en finir avec cette existence, trop dure supporter?...

Bridget s'閠ait jet閑 sur le corps de son mari. Elle le serrait dans ses bras... Elle ne voulait pas croire l'infamie de l'homme dont elle portait le nom.

Joann releva sa m鑢e et la ramena dans la caverne, o son fr鑢e et lui revinrent d閜oser le cadavre de leur p鑢e la place qu'il occupait quelques heures avant.

Un portefeuille 閠ait tomb de sa poche. Joann le ramassa, et lorsqu'il l'ouvrit, un paquet de bank-notes s'en 閏happa.

C'閠ait le prix auquel Simon Morgaz avait livr les chefs de la conspiration de Chambly!... La m鑢e et les deux fils ne pouvaient plus douter maintenant!

Joann et Jean s'agenouill鑢ent pr鑣 de Bridget.

Et maintenant, devant le cadavre du tra顃re qui s'閠ait fait justice, il n'y avait plus qu'une famille fl閠rie, dont le nom allait dispara顃re avec celui qui l'avait d閟honor!

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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 Marie-Andr閑 Rivet  (31 mai 2012)
Il y a une erreur dans l'identification des chapitres de Famille sans-nom de Jules verne. A la Premi鑢e partie - le Chapitre 1 n'est pas l. A sa place, on trouve le chapitre 14 de la Deuxi鑝e partie. Par contre, sous le chapitre 14 de la Deuxi鑝e partie, il n'y a pas de chapitre 14. J'aimerais bien pouvoir lire le Chapitre 1 de la premi鑢e partie. Merci.
 Andr Durand  (9 décembre 2009)
Lisant le chapitre II de ''Famille Sans-Nom'', je trouve la mention de la cr閍tion , en 1825, de trois nouveaux 関阠h閟 : Montr閍l, Rose et R間iopolis. Pour Montr閍l, pas de probl鑝e. Pour R間iopolis, je comprends qu'il s'agit de Kingston. Mais, pour Rose, pouvez-vous me renseigner ?
 Marc-Antoine Legar  (2 novembre 2005)
Bonjour! J`avais fait des recherches de livres sur les patriotes la biblioth鑡ue de St-Eustache, et j`avais trouv ce livre de Jules Vernes:獸amille sans nom... Je l`aie lut, mais me suis rendu compte que ce si bel ouvrage, autant c魌 historique que c魌 litt閞ature, 閠ait tr鑣 peu connu... Je dois vous f閘iciter pour votre bonne id閑 de mle diffuser gratuitement sur votre site! Cela permettra de faire conna顃re cette oeuvre! Ceci dit, je ne sais pas si vous l`avez annonc sur votre page d`acceuil, mais sinon, ce serais bien, pour les nouveaux visiteurs qui ne sont pas encore abonn閟 votre site! Marc-Antoine Legar

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