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Les Patriotes de 1837@1838 - Wolfred Nelson Écrits d’un Patriote, un compte-rendu de Gilles Rhéaume
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Wolfred Nelson Écrits d’un Patriote, un compte-rendu de Gilles Rhéaume
Article diffusé depuis le 25 octobre 2004
 




Wolfred Nelson Écrits d’un Patriote, édition préparée par Georges Aubin, Comeau & Nadeau, Montréal, 1998, 177 pages.

La vie et l’œuvre de ce Nelson (1791-1863), frère de Robert (1793-1873), celui-là même qui est à la source de la déclaration d’indépendance du Bas-Canada, Wolfred de son côté, fut un médecin éminent, un homme politique, qui siégea comme député patriote à l’assemblée législative du Bas-Canada et qui fut aussi plus tard maire de Montréal, alors qu’il battit, par quelques dizaines de voix seulement, son adversaire le libraire Édouard-Raymond Fabre (1799-1854), partisan de Louis-Joseph Papineau (1786-1871) que Wolfred se mit à combattre à l’instigation de Lafontaine, est surtout connu comme le vainqueur des Anglais à Saint-Denis-sur-le-Richelieu.



Figure emblématique de ce mouvement révolutionnaire patriote, le Docteur, malgré ses origines anglaises et irlandaises, a pris très tôt fait et cause pour les Canadiens-Français qui combattaient l’oligarchie britannique dont les membres s’enrichissaient et prospéraient en volant l’argent de la caisse publique et en occupant les principales fonctions publiques alors disponibles. Le scandale des commandites a des origines lointaines ! Le cumul des postes était monnaie-courante. Pendant que le peuple faisait disette, ces Anglais se vautraient dans une richesse et une tyrannie singulièrement horrifiantes. La grande majorité de la population était d’origine française au Bas-Canada (1791-1840) et celle-ci était, à toutes fins pratiques, écartée des affaires publiques et politiques. Le parlement n’était qu’un leurre puisque les élus du peuple n’avaient aucun pouvoir véritable, réduits qu’ils étaient qu’à ne voter que des vœux pieux puisque le Gouverneur et son conseil avaient droit de veto sur toute résolution adoptée par l’assemblée…



Dans ces écrits que Georges aubin a colligé si patiemment, on trouve, entre autres, plusieurs lettres adressées à Ludger Duvernay (1799-1852), fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste, éditeur de plusieurs journaux, député de Verchères et animateur du mouvement patriote. Ces échanges montrent la situation extrêmement précaire que connu Duvernay lors de son exil aux Etats-Unis; sa tête était mise à prix au Bas-Canada.



La lecture de ces textes enrichira les connaissances et la culture du lecteur, elle le plongera au cœur des enjeux de cette époque parmi les plus effervescentes de notre histoire nationale. Acteur de premier plan, militant engagé, ce Nelson attend toujours qu’un chercheur lui consacre les énergies qui conduiront à la rédaction de l’imposante biographie que son rôle et son statut, sa notoriété et son courage commandent pourtant depuis longtemps… Il y eu, en son temps, Robert Prévost qui ouvrit la voie à cette recherche dans un livre devenu introuvable.



Gilles Rhéaume

 


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