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Les Patriotes de 1837@1838 - La Journée nationale des Patriotes 2004 : un premier bilan
 ANNIVERSAIRE 
     
La Journée nationale des Patriotes 2004 : un premier bilan
Article diffusé depuis le 28 mai 2004
 




Durant le week end du 22 au 24 mai ont eu lieu les commémorations de la seconde Journée nationale des Patriotes sous le thème «Unis pour la démocratie». Cette année encore, rien n’aurait été possible sans l’implication des sociétés nationales MNQ et SSJB. Nous avons donc du surtout nous appuyer sur leur «machine» afin de mettre sur pied et de faire connaître les activités organisées. On a cependant remarqué un intérêt accru de la part des musées et des organisations professionnelles d’historien(ne)s....



Encart dans Le Devoir du samedi 22 mai

En ce sens, l’encart paru dans Le Devoir du 22 mai aura été le principal moyen entrepris afin de rejoindre le plus de Québécois possible et de les sensibiliser au sens de la commémoration. Tirés à 60 000 exemplaires, cet encart couleurs contenait l’affiche officielle, le calendrier des activités et surtout un texte décrivant succinctement le mouvement patriote, son rôle historique et le sens de la nouvelle fête. L’exercice fut coûteux, si bien que la plupart des autres manifestations ont surtout servi à financer la production et la distribution de ce cahier informatif.



La Route des Patriotes, samedi et dimanche 22 et 23 mai

C’était à notre connaissance la toute première tournée systématique des sites où des événements importants se sont déroulés en 1837 et 1838. Outre les sites bien connus de Montréal, Saint-Denis ou de Saint-Charles, les 26 participants ont pu prendre contact avec l’emplacement exact de la Déclaration d’indépendance du Bas-Canada, du camp Baker, de la seconde bataille de Lacolle. Dans tous les sens du terme, on est vraiment sorti des sentiers battus. Les participants ont bénéficié d’un contact direct avec l’état de la recherche et pris la mesure du caractère fragmentaire de nos connaissances à propos de l’emplacement de nombreux sites. L’expérience fut un franc succès, si bien qu'il est déjà prévu la reprendre dès avant la prochaine JNP. L’organisateur tient aussi à témoigner de son appréciation à propos de ce premier groupe. En guise d’exemple, on comptait une majorité d’universitaires, dont trois doctorants en histoire, qui ont directement contribué à la qualité du séjour.



Spectacle au Medley du 23 mai

Mariant poésie, musique et discours engagés, l’événement-spectacle au Medley à Montréal était d’abord une activité d’autofinancement destinée à défrayer les coûts de l’encart dans Le Devoir. Le ton et le public n’étaient pas sans rappeler le rôle des sociétés nationales et des partis souverainistes dans l’organisation. Le déclenchement le même jour d’élections fédérales a encore contribué au caractère politique de la soirée. Reste que si le but était de se divertir dans une ambiance «patriotique», on peut parler d’un succès. La musique était excellente, les discours toujours trop longs, le déroulement impeccable. Plus encore, soulignons le succès de la JNP en Estrie où, au même moment, un spectacle du groupe Les Zapartistes faisait salle comble au Vieux-Clocher de Sherbrooke.



Vigile au Pied-du-Courant

Le lendemain 24 mai, par un temps épouvantable, se déroulait notamment la vigile au Pied-du-Courant, sous la supervision de l’ineffable Victor Charbonneau et en présence des Armand Vaillancourt et Pierre Falardeau. Vers 14 heures, jusqu’à 120 personnes pouvaient se trouver sur le site, alors qu’y faisait halte Gilles Rhéaume et sa tournée des sites patriotes de Montréal et que commençait le mini-colloque organisé à la Prison-des-Patriotes en présence de trois historiens et d’une soixantaine de participants.



Ailleurs, compte tenu du temps, la participation aux commémorations tenait de l’héroïsme. À Trois-Rivières, où on était une soixantaine, à Contrecoeur, où la fête des Patriotes tenait davantage du jamboree sudiste, et dans le Suroît, où la Société d’histoire fait un boulot extraordinaire afin de rappeler le patrimoine oublié de la rébellion de 1838. À Saint-Charles, la municipalité a fait sortir 50 personnes qui ont défilé de l'église à la salle municipale, rebaptisée de son nom original de l'Institut Canadien (1854). À Saint-Marc, l'Âge d'Or a rassemblé une douzaine de ses membres à l'intérieur de l'église. À Saint-Antoine, là aussi à l'intérieur de l'église, on a rassemblé 25 personnes, puis au coin du 3e rang du Brûlé et de la Pomme d'Or, on a procédé à la ré-érection d'une ancienne et très belle Croix de chemin chez Mario Marchessault, descendant d'un Patriote (40 personnes). À Saint-Denis, le pique-nique s'est fait à la sacristie... Plus de 30 personnes ont ensuite rendu hommage aux Patriotes du lieu autour du député Stéphane Bergeron. D’autres manifestations se sont tenues à Saint-Eustache, Pointe-aux-Trembles, Saint-Philippe et même à Saguenay. Les compte-rendu que nous en avons font partout état d’un succès modéré, propre à encourager les organisateurs à reprendre le flambeau l’an prochain.



Rappelons que toutes ces commémorations furent tenues grâce à un budget insignifiant, que ni les gouvernements, ni les grandes corporations privées n’y ont investi le moindre sous. À ceux et celles qui critiqueront un peu hâtivement le rôle tenu par les sociétés nationales, l’expérience de cette année démontre à nouveau que sans elles rien n’aurait été possible. En attendant que les Alcan, SAQ et Ministère de la culture de ce monde comprennent la haute portée symbolique de cette fête, le rôle qu’acceptent pour le moment de jouer le Mouvement national des Québécois et la Société Saint-Jean-Baptiste demeure essentiel.



Alors qu’on annonce, faute de fonds, l’annulation du traditionnel défilé de la Fête nationale le 24 juin prochain, on peut considérer que la Journée nationale des Patriotes s’en tire à très bon compte. Dans les médias, les calendriers et les communiqués officiels, le vocable de «Journée nationale des Patriotes» prend progressivement le pas sur les fêtes de la Reine et de Dollard. Décriée au départ par certains comme un «ballon politique», la fête des Patriotes et en fait en passe de plonger de belles racines parmi nos autres commémorations annuelles.



Gilles Laporte, pour le Comité de la Journée nationales des Patriotes 2004

 


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