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Les Patriotes de 1837@1838 - L'emplacement du camp Baker le 9 novembre 1838 : une hypothèse.
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L'emplacement du camp Baker le 9 novembre 1838 : une hypothèse.
Article diffusé depuis le 14 mai 2004
 




Encore là, rappelons d'abord les faits. Après avoir pris le manoir Ellice de Beauharnois, le 4 novembre 1838, DeLorimier et Brien  rallient le camp Baker au matin du 9 novembre en apprenant qu'une troupe de 800 volontaires s’y dirigent. Le camp est alors constitué de 500 hommes commandés par James Perrigo et Charles Roy dit Lapensée . Ce jour-là, les volontaires du Glengarry Highlanders et du 71e régiment du major Carmichael arrivent dans le comté. Le détachement de Prieur et Perrigo se place en position d'attaque et, contre toute attente, réussit à contenir l’adversaire. Après l’affrontement, le camp Baker reçoit ordre de se replier sur Napierville. Arrivés à Lapigeonnière, les patriotes apprennent que leur victoire a été inutile quand un courrier les informe de la défaite de Nelson à Odelltown. Dans la nuit du 9 au 10 novembre, Perrigo donne donc ordre de dispersion. Prieur écrit dans son journal que :«Ici se termine ma carrière de militaire et de chef de troupe, et va commencer celles de fugitif, de prévenu, de condamné et d'exilé parmi les forçats.» (PRIEUR, 1974:101). Il est finalement pris le 20 novembre et incarcéré avec les autres fugitifs au moulin de Beauharnois, avant d'être transféré à la prison du Pied-du-Courant le 1ier décembre. Les volontaires incendient ensuite le camp Baker où on fait de nombreux autres prisonniers.

Intéressant à plus d'un titre, le regroupement du camp Baker a donc pu impliquer plusieurs centaines d'hommes de Sainte-Martine, Beauharnois et Châteauguay et est ponctué par une authentique victoire patriote, même si l'affrontement a pu se résumer à un simple échange de coups de feu.  Reste que le site du camp Baker n'a jamais fait l'objet d'un reconnaissance officielle.  On est donc réduit à des hypothèses quant à son emplacement exact.

 


En 2008, le musée de Sainte-Martine fit une exposition pour expliquer l'importance des événements de 1838 dans la région de Beauharnois-Sainte-Martine-Châteauguay. À cette occasion, nous avons produit trois cartes portant sur ces événements dont l'une sur l'emplacement du Camp de la ferme Baker. En ces jours précédant la fête du 23 mai 2011, il me fait plaisir d'offrir ce plan original d'après les recherches de Mme Solange Maheu, de votre humble serviteur et jumelé à la conception graphique par Daniel-Jean Primeau. En espérant que ce document éclaircisse une fois pour toute l'emplacement du Camp Baker.

Laurent Lazure, président

Société du patrimoine de Sainte-Martine


 

L'hypothèse Sellar

L'interprétation classique est bien sûr celle de Robert Sellar dans un classique, malheureusement devenu introuvable, sur l'histoire du comté de Huntington ( Sellar, Robert, The history of the county of Huntington and of the seigniories of Chateaugay and Beauharnois from their first settlement to the year 1838, Huntington, Canadian Gleaner. 1888). Dans son récit de 1888, Sellar décrit en détail l'emplacement du camp Baker. Selon lui, les hommes de Perrigo se sont fortifiés dans la ferme d'un dénommé George Washington Baker, d'origine américaine, favorable à l'annexion avec les États-Unis et, pour cette raison selon Sellar, favorable aux patriotes. Le camp Baker se serait donc trouvé là où la rivière Chateauguay opère un «coude», en amont de l'emplacement de la ferme de James Perrigo.


 

L'hypothèse Bergevin

En 1991, l'historien René Bergevin fait paraître dans Sainte-Martine en images une relation assez complète du rôle de Baker et propose une carte des concessions le long de la rivière et du ruisseau du Grand-Marais.  L'information reprend en gros ce que Sellar propose.

[CLIQUEZ SUR LA CARTE POUR EN APPRÉCIER LES DÉTAILS]

Enfin, une autre hypothèse...

Il existe enfin une dernière hypothèse, fort peu probable même si elle mérite selon nous d'être présentée. Les rapports militaires situent les positions des patriotes au croisement de la rivière Châteauguay et du ruisseau des Anglais qui traverse Howick.  Aujourd'hui, la rivière Châteauguay y forme un coude correspondant à la ferme de la famille Hébert, mais occupée en 1838 par la famille d'un certain William Greig.  Or des habitants de la région proposent que le cours de la rivière Châteauguay a changé depuis un siècle et demi.  On suggère que la rivière passait plus à l'ouest en 1838, plus précisément le long du rang du Grand-Marais, dans ce qui constitue aujourd'hui le ruisseau Chicoine.  D'ailleurs, l'ancien lit de la rivière est très clairement visible du bord de la route.  Comme le fond est de roc, la rivière Châteauguay aurait refait son lit plus à l'est, vers la rivière des Anglais et Howick, où le fond est de glaise et où la rivière coule désormais.

On est donc devant la possibilité que le croisement de la rivière Châteauguay et du ruisseau des Anglais se situe plutôt à environ trois cent mètres vers le nord-ouest, justement à l'emplacement où un certain George W. Baker avait sa ferme selon le cadastre de la seigneurie de Beauharnois. 

Les photos suivantes, prises en mai 2004, montrent clairement la dépression de l'ancienne rivière Châteauguay et correspondent à la propriété de Baker en 1854.  C'est là, selon nous, que DeLorimier, Brien et Perrigo et 500 autres patriotes combattirent en 1838 .

Seigneurie de Beauharnois - Cadastre Abrégé - 1854 - Annstown

711 Greig, William 5 20 100   2/4/2 91 49
712 Greig, Thomas 5 20 100   2/10/0 92 50
714 Baker, George W.     72   1/10/0    



 


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Consulté 13352 fois depuis le 14 mai 2004
 Solange Maheu  (13 mai 2011)
Pour situer le camp Baker (exposition de 2008 au musée de Ste-Martine) une recherche exhaustive de tous les actes notariés impliquant Georges-Washington Baker a été faite et il n'y a aucun doute qu'il possédait le lot #1 de la concession du Grand-Marais tel que je l'ai mentionné dans des commentaires antérieurs. L'héritage qu'il a laissé à ses enfants et les transactions subséquentes entre les différents propriétaires, tout confirme l'emplacement qui est indiqué sur le plan fourni par Laurent Lazure. J'apprécierais que l'hypothèse non fondée du changement de cours de la rivière Châteauguay soit retirée du site. Les légendes n'ont pas leur place, je crois, M. Laporte, sur un site réputé comme un excellent véhicule de l'histoire des patriotes. Solange Maheu
 Laurent Lazure  (3 mai 2011)
Pourquoi cher M.Laporte, ne retirez-vous pas cette gênante hypothèse sur le changement de cours de la rivière Châteauguay depuis...1838? Cette hypothèse géomorphologique farfelue n'est vraiment à la hauteur de votre talent d'historien.
 Laurent Lazure  (3 mai 2011)
je corrige et complète: cette hypothèse géomorphologique farfelue n'est vraiment PAS à la hauteur de votre talent d'historien et de la richesse de ce site d'information.
 Solange Maheu  (25 septembre 2007)
Le cadastre abrégé qui apparaît ci-haut fait partie d la concession de la Rivière Châteauguay, côté nord. George Washington Baker avait aussi une terre dans la Concession du Grand-Marais, numéro 1, ancien cadastre et numéto 89, cadastre de 1854. La concession du Grand-marais est la deuxième concession au nord de la rivière. Le lot # 1 de Baker était borné en front par le ruisseau du Grand-Marais, au sud-ouest par un chemin qui conduit à Beauharnois, le rang St-Laurent. Il avait obtenu cette terre en concession le 28 décembre 1822. À mon avis, c`est là que le camp Baker fut établi. Ce qui concorde avec les données de Robert Sellar et d`Elinor Kyte Senior. Le changement de cours de la rivière n`est que légende pour ce qui concerne le 19e s. À preuve les arpenteurs et les grands voyers dans leurs procès-verbaux entre 1800 et 1830, mentionnent et situent le ruisseau du Grand-Marais où il est actuellement, si on exclut quelques sinuosités qui ont été corrigées au cours des années.
 Laurent Lazure  (7 mai 2005)
Étant propriétaire de la maison que le forgeron patriote F.-Xavier Touchette se construira à son retour d`exil et vivant ainsi à proximité du site de la ferme Baker, l`emplacement hypothétique de ce site se situerait dans le prolongement de l`ancienne route qui longeait la rivière à l`époque et qui venait rencontrer le rang St-Laurent. Une coulée derrière laquelle on aurait construit un abattis s`y trouve. Le site permettait de voir venir les opposants et de se déplacer vers Beauharnois rapidement. Une photo sur sur le site Web de Sainte-Martine/patrimoine permet de visualiser l`endroit approximatif. Laurent Lazure Résident du rang Touchette Amateur d`histoire locale Président de la Société du patrimoine de Sainte-Martine
 Solange Maheu  (21 avril 2005)
Lorsque mon ancêtre Louis Maheu achète le lot 11 situé dans le rang du Grand-Marais à Ste-Martine, en 1836 on décrit le lot borné au S-E par le «ruisseau» du Grand-Marais. Même description dans les transactions antérieures à compter de 1824, date d`une première concession. François-Xavier Touchette, patriote déporté en Australie avat un terre située au nord-ouest de la rivière et se terminant au ruisseau du Grand-Marais, à peu près vis-à-vis celle de mon ancêtre Louis Maheu. Cette dernière transmise de père en fils appartient encore à un membre de ma famille (6e génération). Si la rivière a changé de cours, ce que je crois, c`est bien avant 1838. D`ailleurs je n`ai jamais entendu parler du ruisseau Chicoine. Avant le creusage du ruisseau Grand-Marais dans les années 1950, il y avait inondation des terres chaque printemps par refoulement de la rivière dans son ancien lit et toutes les coulées se jetant dans le Grand-Marais inondaient à leur tour des portions de routes. Le phénomène se produit encore, moins souvent et de plus courte durée. Le point de partage des eaux du Grand-Marais était sur la terre des Loiselle où se trouvait une carriere de roches exploitée jadis pour construire la route. Bravo pou votre livre «Patriotes et loyaux» que je lis avec grand intérêt. Solange Maheu
 Solange Maheu  (21 avril 2005)
Maheu, Louis: 2 mentions correspondent au même individu. Il est né le 27 et baptisé le 28 fév. 1810, mariée à Rose Vallée le 21-8-1837, demeurait dan le rang du Grand-Marais à Ste-Martine, arrêté au camp Baker et emprisonné. François-Xavier Touchette, marié à Josephte Vallée le 25-10-1830. Rose et Josephte Vallée sont les filles de Hyacinthe et Marguerite Vallée de Ste-Martine. Solange Maheu

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