• Plan du site
  • Nouveautés
  • Plus populaires
  • FAQ

Rubriques

Liens directs


 

 


Recevez chez vous toutes les nouveautés à propos de la Journée nationale des patriotes


 

 

Les Patriotes de 1837@1838 - Lettre de Papineau sa femme ( A P Q P - B : 5 3 a ) (Copie dactylographi閑.) New York 26 9(bre) 38 27 9(bre)
 CORRESPONDANCE 
     
Lettre de Papineau sa femme ( A P Q P - B : 5 3 a ) (Copie dactylographi閑.) New York 26 9(bre) 38 27 9(bre)
Article diffus depuis le 28-mars-04
 




Ma ch鑢e amie. Rien t'apprendre encore qui puisse adoucir l'amertume ni calmer les anxi閠閟 que nous donne notre douloureuse s閜aration dans des circonstances aussi d閜lorables pour notre malheureuse famille, pour nos malheureux amis, pour la patrie saignante par tous les pores, que celles sous lesquelles nous nous s閜arons. Nous sommes entr閟 au Steamboat au moment o il faisait brun. Robert Nelson y 閠ait: nous n'en savions rien, et nous avons fait tout le voyage & avons mis pied terre sans en rien savoir, tant sont grande la foule et la confusion d'un mouvement perp閠uel sur ces Steamboats. Nous y avons pourtant rencontr deux Canadiens de Qu閎ec M(r) Duchesnay, veuf de M(lle) Perrault, et son fr鑢e, val閠udinaires tous deux, et tous deux pacifiques; qui fuient le Canada parce qu'il y fait tout ensemble, physiquement trop froid, et politiquement trop chaud, et vont chercher le supr阭e bien Washington au lieu du mal supr阭e Qu閎ec. Ils conviennent que bien que leur famille ait 閠 toujours attach閑 au parti du gouvernement par des charges, les insultes journali鑢es qui retentissent leurs oreilles, contre tout ce qui est Canadien les indignent: que si les troubles continuent, nul natif ne pourra se contraindre et demeurer neutre, mais ils croient que le gouvernement ne peut se dispenser apr鑣 des s関閞it閟, qui ne feront qu'accroitre l'irritation, de revenir sur ses pas et par l'entremise d'hommes d'influence aupr鑣 des Canadiens d'y faire renaitre l'ordre. Que sans la derni鑢e insurrection tent閑 en pr閟ence d'une force militaire trop grande, le retour de Wolfred Nelson & le mien dans le pays auraient 閠 vu avec plaisir par le gouvernement, pour en venir quelqu'accord, moyennant lequel, chaque partie c閐ant quelque chose aurait amen la paix. Je les ai laiss parler beaucoup; ai dit, contre son opinion, que le gouvernement de la M閠ropole 閠ait aussi malveillant que celui de la Colonie et part cela, lui ai peu parl de mes sentiments. Il a dit avoir appris que j'閠ais en route pour Washington. Qu'il aurait grand plaisir m'y voir. Je lui ai dit que j'aimerais assez voir le congress en Session; mais que je n'閠ais pas d閏id y aller. Le fait est que tous nos feseurs de r関olutions, quoique parfaitement bien dispos閟 et beaux parleurs, sont dans ce moment sans sou ni maille pour subvenir aux plus pressans besoins. Cette foule de refugi閟 sur la fronti鑢e a besoin de pain aujourd'hui. M(r) Bonnefoux a le meilleur vouloir, mais un flux de paroles qui consomme un temps pr閏ieux, s'il 閠ait donn l'action. Le Comit ici n'a encore rien receuilli. Il commence aujourd'hui le faire. Le retard n'a 閠 occasionn que parce qu'il voulait commencer par une adresse path閠ique, encore faire, tout le peuple am閞icain en faveur des patriotes souffrants. Mais, hier au soir, on lui a fait envisager que c'閠ait instantan閙ent qu'il fallait des secours la fronti鑢e. A Philadelphie, la collection a commenc avec lib閞alit tant en argent qu'en effets, habits, bas souliers, couvertes &(ca). Malgr ce que disent les papiers, au contraire, les assembl閑s ont 閠 nombreuses et respectables, m阭e Washington et Baltimore. Le va et vient ont 閠 fr閝uents de chez l'ambassadeur anglais la maison du Pr閟ident, qui a fini par faire 閏rire des circulaires dans tous les bureaux publics interdisant aux sous-employ閟 d'assister l'assembl閑. Malgr la d閒ense, beaucoup s'y sont rendus, plusieurs ont applaudi et l'un d'eux, fils de l'un des Secr閠aires d'蓆at, je ne me remets pas lequel et un anglais, ayant donn quelque l間鑢e interruption, ont 閠 mis la porte, M(c)Kenzie est plein de confiance, mais tr鑣 indign contre la proclamation de Van Buren. Ses amis l'excusent en disant que c'est artifice et diplomatie; qu'il ne la fera pas plus observer que celle de l'ann閑 derni鑢e, qui 閠ait aussi formelle et mena鏰nte, et qui est demeur閑 sans effet. D'autres personnes de ses amis la bl鈓ent avec amertume et disent qu'il ne peut pas ruiner la cause des patriotes mais qu'elle a d閖 commenc et consommera sa ruine lui-m阭e. Que les sympathies se fortifient et s'閠endent rapidement &(ca) Je saurai d'ici demain si l'on peut nous aider, le D(r) Wolfred Nelson, & moi, et dans ce cas je partirai de suite pour Washington; et s'ils ne le peuvent pas, je partirai de suite pour Albany en leur disant que d鑣 qu'ils pourront me fournir des moyens je mettrai la voile, non autrement. Tout ceci n'est qu'entre nous. 409 J'ai vu M(r) Burnley, Beaup鑢e de M(r) Hume, qui part sous une couple de jours pour la Trinidad. Il me dit que M(r) Hume condamne le plan de M(r) Roebuck d'encourager l'閙igration. D'un autre cot je lui dis que quoique ce soit un acte de d閟espoir, il est hors de question d'esp閞er que les Canadiens se r閟igneront 阾re aussi insult閟 et maltrait閟 par le gouvernement, comme ils l'ont 閠 par le pass; qu'il ne peut plus jamais r間ner sur le Canada, par la soumission volontaire de ses habitants mais est r閐uit au d閟honneur de les maitriser par une violence ruineuse pour l'Etat, pour le commerce, pour la r閜utation de l'empire. Il en est convenu et pense qu'il n'y a qu'un aveugle orgueil qui l'emp阠he de les abandonner. M(r) Bidwell m'en dit autant. Il commente avec amertume, contre la conduite de Durham, et le regarde comme le plus malhabile et le plus malhonn阾e de nos gouverneurs. Il dit que Buchanan parle aussi librement comme il ose se le permettre, contre l'absurde syst阭e de violence dans lequel persiste le gouvernement, qu'il ne cesse d'閏rire en opposition, et nomme un autre anglais influent qui en fait autant. Mais il ne sait rien de plus positif, sur les vues ult閞ieures de la M閠ropole, ainsi mon voyage jusqu' pr閟ent n'est pas tr鑣 fructueux pour rien apprendre de tr鑣 important. Il est pourtant bon de n'阾re pas oubli de ces personnes et de les avoir vues parce qu'ils le m閞itent. Le brave O'callaghan n'est malheureusement pas encore encourag dans sa pratique. Il est bien lui-m阭e, te salue et embrasse notre Az閘ie: Et moi aussi je le fais, et bien tendrement. Mais h閘as c'est de loin. J'ai appris hier soir que M(r) Pontois 閠ait ici, j'ai pass ce matin pour le voir, Il n'閠ait pas chez lui. J'y retournerai apr鑣 midi, peut 阾re apprendrai-je de lui quelque chose. Non, rien autre chose que des regrets inutiles qu'une nouvelle r閟istance ait 閠 tent閑. New York est aujourd'hui comme, au quatre de juillet, avec ses belles Milices paradant par les rues pour c閘閎rer l'ANNIVERSAIRE de l'関acuation finale et pour toujours j'esp鑢e, de la soldatesque anglaise hors de cette ville. Quand le Canada aurat-il la consolation de c閘閎rer un aussi heureux ANNIVERSAIRE ? Adieu ch鑢e & bonne amie--J'ai press M(r) Porter de venir notre secours pour le pla鏴ment de nos chers enfans. S'il arrivait que je dusse m'閘oigner, qu'elle inqui閠ude de moins s'ils avaient une bonne place, et qu'elle consolation s'ils l'avaient pr鑣 de toi. Tu lui rapp鑜era le sujet -- et je crois qu'il s'y portera avec le z鑜e et la parfaite amiti qu'il a eu pour moi. Aussit魌 la tranquilit un peu solidement 閠abli, j'esp鑢e que les secours attendus du Canada te parviendront. Ecris mes chers enfans combien c'est leur sort plus que le notre qui nous afflige, mais qu'avec de la bonne conduite nous pouvons esp閞er apr鑣 de rudes 閜reuves de le voir s'am閘iorer--Qu'il n'y a pas de malheur absolu, de malheur sans consolation, alors que l'on est sans reproche. Adieu mon amie soigne ta sant, courage, r閟ignation, autant qu'il sera en notre pouvoir d'en avoir. Ton ami, ton 閜oux tout d関ou P.S. Au cher Th閛phile, nos bons amis d'Albany sinc鑢es amiti閟 de ma part. M(r) Porter, n'閠ant pas parti hier j'ajoute que M(r) Bonnefoux dit qu'il subviendra aux d閜enses du voyage--ainsi il est probable qu'il est probable qu'il se fera et que je partirai sous un jour ou deux p(r) W... Pas 鈓e qui vive autre que toi ne doit avoir cette lettre, garde l dans ce pays; si tu vas en Canada laisses l Am閐閑 -- Adieu L.J.P.

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



Consult 2080 fois depuis le 28-mars-04

   Réagir ou compléter l'information

   

Le matériel sur ce site est soit original, soit libre de droit. Vous êtes invités à l'utiliser 
à condition d'en déclarer la provenance. © glaporte@cvm.qc.ca