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Les Patriotes de 1837@1838 - Lettre de Papineau sa femme ( A P Q P - B : 4 8 a ) (Copie dactylographi閑.) Qu閎ec 9 (9(bre)) Novembre 1835
 CORRESPONDANCE 
     
Lettre de Papineau sa femme ( A P Q P - B : 4 8 a ) (Copie dactylographi閑.) Qu閎ec 9 (9(bre)) Novembre 1835
Article diffus depuis le 28-mars-04
 




Ch鑢e amie, J'ai eu enfin samedi de grand plaisir, la grande consolation d'avoir une lettre qui parce qu'elle est la tienne et non plus celle que tu me fesais 閏rire pour me donner de tes nouvelles me rassure en effet, ce qui n'aurait pas eu lieu si tu avais continu me pas 閏rire. J'en aurais naturellement conclu que la maladie continuait y mettre obstacle. Tu as renvoy le m閐ecin et surtout les rem鑔es -- C'est l ce qui est d閏isif et consolant. Tu t'es trouv閑 dans un d閜lorable embarras de voir ainsi tout ton monde malade en m阭e tems que toi. J'esp鑢e que tu ne seras pas de longtems mise pareille 閜reuve. Les enfans sont en vacances, qu'ils en profitent pour s'amuser c'est tr鑣 bien. Tout ce qu'ils auront de plaisir et de bonheur en donnent papa & Maman. Mais Ezilda et Gustave sont assez grands et raisonnables pour comprendre qu'il ne faut jamais jouer assez ni pour se rendre malades eux-m阭es ni pour rendre Maman malade. Voil le petit mot de bon Conseil que leur donne un papa qui les aime de tout son coeur et qui les embrasse et leur dit qu'il ne les oublie pas. Quelques mots de d閠ails de m閚age. J'avais en partant recommand l'homme d'enterrer les vignes du jardin d鑣 le lundi. Il l'a oubli, fais le faire. Les autres petites commissions ou effets que je te demandais, si Cherrier, comme je m'en flatte et l'esp鑢e nous le voyons bient魌, me les apportera. Je souhaite qu'il ait, et l'enfant, tout le mieux possible. S'il vient, le voisin l'accompagnera. Ne comprend il pas la n閏essit de nous apporter une requ阾e, demandant de l'argent pour la ville, le renouvellement de l'acte d'incorporation, avec extension de pouvoir d'autorit ? Si la raison lui donne tant et de si forts motifs, combien la curiosit ne lui en donne-t-elle pas de plus pressans ? Nous sommes les loyaux cette ann閑, les Conseillers sont les mutins--Ce qui n'閠ait ou jamais ou bien rarement arriv. Nous portons notre adresse loyale aujourd'hui. Ils bataillent encore, et n'ont pas termin leur r閜onse. Les d閎ats ont 閠 tr鑣 aigres, finalement Mess(r) Moffat & M(c)Gill et Felton ont 閠 battus et dans leur d閜it, pour se venger de M(r) Viger et de M(r) Debartzch! qui leur ont dit des choses tr鑣 dures, ils ont d閜r閏i la r閜onse, et dit qu'ils aimeraient mieux voter celle de la Chambre Qu'au moins si elle 閠ait entach閑 de principes D閙ocratiques, elles 閠ait si bien 閏rite qu'elle fesait honneur ceux qui l'avaient 閏rite et au corps qui l'adoptait, au lieu que le m阭e vice, dans la leur, n'閠ait rechet par nul m閞ite de composition. M(c)Gill, toujours perdu dans les nuages, a dit que l'閏lat de l'adresse de la Chambre, compar閑 celle du Conseil, 閠ait comme celui du soleil dans le plus beau jour, et la leur n'offrait que les p鈒es lumi鑢es de la lune dans une nuit d'orages. L'on est surpris de voir Felton faire une opposition si violente. Il est le seul des employ閟 qui se la permette, et l'on en conclut que la commission le d閚once et le menace. Il l'appelle la commission du crucifiement pour les employ閟. Sur le tout, l'on pense que le Conseil passera en effet plusieurs bonnes mesures. Et les membres de l'assembl閑 vont si loin que de dire et de penser, (mais c'est indiscret, il ne faut pas le r閜閠er) que si les Bills d'appropriation sont rejett閟, la Chambre autorisera les d閜enses par adresse et que le gouverneur y consentira. Il est le plus lib閞al d'eux trois; Sir Gipps est lib閞al, mais anglais au point de se pr閖uger facilement contre les Fran鏰is; Sir Charles, le plus 閏lair, mais Tory. Le travers de l'Ev阸ue et de ton fr鑢e, dont tu me parles, est bien fou et montre leur peu de lumi鑢es sur les int閞阾s des choses de ce monde. Ces patriotes sont loin d'阾re men閟, ils sont meneurs en ce moment. Et nous n'aurions rien obtenu que des insultes gratuites et aggrav閑s de jour en jour, si nous avions une politique aussi l鈉he et incons閝uente que celle qui les 間are. ""Nous approuverons tout ce qu'a fait et dit M(r) Roebuck, ce qui ne nous emp阠hera pas de voter cette ann閑 les subsides et les arr閞ages, mais sera un avertissement que nous pourrions bien les discontinuer une autre ann閑, si l'on ne voit pas se r閍liser les r閒ormes que nous demandons. Quand au bigotisme des pr阾res, qui voient dans la d閏laration de la souverainet du peuple le renversement du catholicisme, c'est d閙ence eux de raisonner aussi mal au milieu d'un peuple catholique, & domine par un gouvernement protestant. L'ob閕sssance passive ce gouvernement serait la ruine de leur culte. que par leurs vertus, leurs lumi鑢es, et surtout leur affection et leur respect pour le peuple souverain, ils le conservent attache au Catholicisme, ils en assurent la perp閠uit. Mais s'ils veulent que leur ordre et leur robe commandent une aveugle ob閕ssance, ils la perdront bien vite pour eux m阭es comme pour leurs alli閟 protestants. Ils sont ou fourbes ou incons閝uents, quand ils ne voient pas que c'est une maxime laquelle le gouvernement anglais ne renoncera jamais, que celle qu'il doit nous denationaliser pour nous anglifier, et que pour parvenir ce but, il n'a pas moins d'ardeur attaquer le culte que tes lois, tes moeurs, la langue du pays; Que quand il ne le fait pas ouvertement c'est par pure hypocrisie et crainte des r閟istances, mais qu'il n'est pas aussi inepte que nos politiques clercs: n'est pas en contradiction avec lui-m阭e; et que puisqu'il veut nous assaillir dans notre nationalit, il le veut dans tout ce qui en fait partie. M(r) Provancher a dit qu'il d閜lorait les erreurs du clerg qui s'ali閚ait par son opposition trop fr閝uente l'assembl閑, les affections des Canadiens. Ils (les pr阾res) n'ont pas assez d'閘関ation de sentiment pour comprendre combien est plus honorable l'influence qui d閏oule de la persuasion, que celle qui d閏oule du Commandement."" J'ai re鐄 hier soir la lettre de mon cher Papa et l'en remercie bien Il ne m'a pas compris s'il croit r閜ondre aux difficult閟 que je sugg閞ais, en disant que le Bill pour amender notre constitution devrait commencer chez les Lords, pour surmonter leur jalousie contre les Communes, s'il commen鏰it chez elle. La collision ne provient pas d'un point de forme, mais de l'opposition de principes qu'il y a entre les deux corps. Si les Lords admettaient que le principe 閘ectif p鹴 pr関aloir dans la composition des deux Chambres Coloniales, le peuple Anglais dirait: Et pourquoi non dans nos deux Chambres M閠ropolitaines. Sur le tout, nous obtiendrons Je pense de 363 larges concessions, m阭e de la commission. Les d閎ats sont envenim閟, et d閚atur閟 assez souvent, pour t鈉her de pr閖uger les Commissaires. Malgr cela, les divisions sont si bonnes; dans les conversations, les membres sont si fermes dire ces Messieurs qu'ils ajourneront peut 阾re pour cette ann閑 leur r閟istance l'administration, mais le renouvelleront, si la Commission rapportait d閒avorablement, que j'esp鑢e que nous gagnerons quelque chose d'essentiel. Adieu belle et bonne amie, Ton 閜oux affectionn.

 

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