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Les Patriotes de 1837@1838 - Lettre de Papineau sa femme ( A P Q P - B : 3 1 a ) (Copie dactylographi閑.) Qu閎ec 21 janvier 1830
 CORRESPONDANCE 
     
Lettre de Papineau sa femme ( A P Q P - B : 3 1 a ) (Copie dactylographi閑.) Qu閎ec 21 janvier 1830
Article diffus depuis le 28-mars-04
 




Ma ch鑢e amie. Par de beaux chemins & avec de bons chevaux, je me suis rendu aux Trois Rivi鑢es avant six heures. J'ai 閠 chez ton oncle, qui 閠ait l間鑢ement indispos et se plaignait bien fort. Le Docteur venait de sortir pour aller demeur chez Mr Vali鑢es, qui avait r辄nion d'hommes table, & r辄nion de Dames au salon. Arline & Clotilde m'ont re鐄 avec bien de l'amiti c'a va sans dire puis ont envoy chercher le Docteur qui, venant de s'assoir table, ne pouvait ni d閏emment ni de bon coeur la laisser, mais qui est venu me rejoindre la fin du diner. Vali鑢es, s'appercevant de son d閜art lui en a demand le pourquoi, et l'ayant appris, l'a pri de me mener au bal chez lui. Clotilde, qui fesait sa toilette pour s'y rendre, s'est r辄ni au Dr pour m'y trainer. Me crois-tu capable de r閟ister aux sollicitations d'une jeune & jolie Demoiselle, m'entrainant pour aller voir toutes les beaut閟 r閡nies des Trois Rivi鑢es, par閑s de leurs plus beaux atours ? Eh bien, voila ce que je t'ai sacrifi; je me suis d閒endu, en disant; Voulez vous que j'aille m'amuser & divertir, quand ma pauvre femme s'attriste & s'ennuie de mon absence ? Elle va passer la soir閑, sans un seul homme pour lui tenir compagnie, et moi j'irai la passer au milieu de vingt pucelles; Dieu me garde de lui faire une pareille infid閘it. Vois-tu comme je suis dans les tentations ? A la v閞it, ma force 閠ait en grande partie, dans ma barbe longue de deux jours et dans mes culottes d閏hir閑s et l'habit perc, dont, par prudence, sans doute, tu m'avais affubl en partant, et dans ma paresse qui m'a emp阠h de m'habiller. J'ai rest causer politique jusqu'apr鑣 minuit, j'ai retourn l'auberge pour me coucher une heure et 阾re 関eill trois. Dans le stage, de l Qu閎ec j'ai rencontr deux des nouveaux repr閟entans Am閞icains des Townships, et un marchand Ecossais qui mouvait notre bile parfois. Il trouvait redire tout ce qui se passait chez nos voisins Am閞icains, et nous trois, mauvais sujets, y trouvions beaucoup louer. Si ces nouveaux repr閟entans avaient le bonheur de trouver souvent des 閏ossais aussi b阾es pour les heurter & blesser, ils s'atacheraient fortement au parti Canadien; mais ils sont mal log閟 l'hotel de l'Albion, maison autrefois de Mr T阾u, Felton les choye comme la prunelle de ses yeux, o Richardson & Ogden viendront essayer les endoctriner, heureusement il y aura assez de nerf dans l'assembl閑 pour se prot間er. Sir James a propos aux Ministres assez de bonnes mesures pour 阾re ha & d閠est jamais par tous les hommes en place, s'ils le savaient. Il parle et il 閏rit d'or; mais il a la faiblesse de n'oser jamais rien faire de d閏isif. Du tems contribuera op閞er le bien. Le Conseil ne sera pas m閚ag. Les visites m'ont interrompu, la poste part. Je t'embrasse tendrement et les enfans. Ecris, 閏ris, 閏ris souvent. Adieu Ton ami affectionn. 275 L . J . P A P I E A U A S A F E M M E ( A P Q P - B : 3 1 b ) (Copie dactylographi閑.) 28 Janvier 1830. Ma ch鑢e Amie. L'arriv閑 de Quesnel avant hier et les nouvelles qu'il me donne de la famille sont tr鑣 agr閍bles. La force, la sant, les couleurs & la gai閠 reviennent notre petite Ezilda et cela me donne de la force aussi moi. Hier soir Labrie et Scott sont arriv閟 et point de lettres de ma ch鑢e Maman; mais je l'absous et t'aime toujours tendrement parce qu'elle n'a pas eu connaissance de l'arriv閑 ni du d閜art de Labrie. Demain sans doute la poste apportera une lettre qui me fera plaisir. Attendons. Il 閠ait tems qu'il m'arriv鈚 compagnie sans quoi j'aurais pu me repentir du parti que j'avais pris de me refugier ici, mais moyennant d'aussi bons compagnons je m'y trouverai bien--. Les affaires publiques ne vont pas mal. Le Bill sur la question des juges dans les Conseils a occasionn d'assez vifs d閎ats et ils n'ont pas rencontr une voix pour les d閒endre. Ogden & Stuart ont parl fortement contre eux la fin, quoique le premier eut commenc par trouver tr鑣 mauvais que l'orateur eut commenc par les attaquer. Le gouverneur pr阠he l'oubli du pass, mais faiblement et sent bien qu'il ne peut ni ne doit l'obtenir. Dans le Conseil il y a un parti violent contre Sir James, tous chez eux le ha飐sent, mais la majorit dissimule encor, sans le tromper except peut 阾re le Juge en Chef. Mais le Juge en Chef voudrait la paix sur ses vieux jours. Le procureur g閚閞al voudrait dominer par la violence et il se d閏ridite par l: Nos ennemis sont encor dangereux sans doute, mais leur nombre diminue et ils sont divis閟-- puis ils sont enchain閟 pour le moment, arr阾閟 dans leur projet et leur d閟ir de nuire, mais emp阠hant beaucoup de bien de se r閍liser, que Sir James voudrait op閞er. Les Membres d'en haut sont fautifs de n'阾re pas plut魌 venus, fais dire par Louis Viger, que nous attendons l'arriv閑 de Mess(rs) Mailhot, Amiot, Dessaulles, Papineau, DeRouville, Mousseau et quelques autres bons, pourvus qu'ils soient bons pour entamer la question des ordonnances de milices et d閏larer leur non existence. C'est un point de divergence in関itable avec Sir James. Son Conseil l'a malheureusement jett dans cet embarras, tout honn阾e homme qu'il soit, et sur ses gardes. Nous saurons j'esp鑢e distinguer & s閜arer ? leur crime d'avec son erreur et il ne perdra probablement pas patience. Le conseil n'a port sa r閜onse qu'hier, c'est bien tard. L'on ma dit que quelques uns avaient voulu y glisser quelque censure formelle mais je ne suis pas encor sur de l'exactitude de ce rapport que j'approfondirai. Qu閎ec s'augmente et s'enrichit incomparablement plus que Montr閍l, mais dans le commerce, non dans la Soci閠 Canadienne. Je prie ma belle petite Aurelie d'阾re bien bonne pour que sa maman gu閞isse; de lui aider soigner sa petite soeur & son petit fr鑢e qui ont besoin de son secours et de penser souvent son Papa qui l'aime bien comme tous les autres, qu'il faut laisser derri鑢e lui et qu'il aimerait bien mieux voir ici. Mes respects Notre ch鑢e m鑢e amiti閟 tous nos amis, le tien sinc鑢ement.

 

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