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Les Patriotes de 1837@1838 - Lettre de Papineau sa femme ( A P Q P - B : 2 0 ) (Copie dactylographi閑.) le 4 d閏embre 1828. A Madame Papineau, Rue Bonsecours, Montr閍l
 CORRESPONDANCE 
     
Lettre de Papineau sa femme ( A P Q P - B : 2 0 ) (Copie dactylographi閑.) le 4 d閏embre 1828. A Madame Papineau, Rue Bonsecours, Montr閍l
Article diffus depuis le 28-mars-04
 




Ma ch鑢e Julie, Je re鏾is avec le plus vif plaisir ta lettre du 29 novembre que Mr. Viger, arriv hier trois heures, ne m'a remise que ce matin pendant que je suis en Chambre. Il m'a laiss de bien mauvaise humeur en me disant hier qu'il ne m'apportait aucune lettre, mais en ce moment toute cette peine est oubli閑. La multiplicit des affaires qui se pr閟entent t'expliquera pourquoi je n'ai pas 閏rit plus souvent. Tu veux que je t'en entretienne, je ne sais au juste quelle issue elles auront, mais j'esp鑢e et crois qu'elle sera tr鑣 favorable. La Requ阾e des Citoyens de Montr閍l, se plaignent des abus de la derni鑢e administration, a bless au coeur Messieurs du Conseil L間islatif. De Bartch la pr閟entait. Dans cette Haute Chambre, c'est l'Orateur qui a l'initiative de toutes les mesures, de sortes qu'il a dit que le langage en 閠ait si offansant qu'il ne devait pas la recevoir. Mr. Richardson l'a appuy en disant qu'elle contenait des fausset閟. Debartzch a r閜liqu qu'il prenait sur lui une responsabilit que personne dans sa situation n'avait os prendre depuis 1688; que cette requ阾e 閠ait plus mod閞閑 que celle que le Roi. Les Lords et les Communes avaient re鐄e et accueuillie. Il a demande alors comme gr鈉e, d閘ai jusqu'au lundi pour d閘ib閞er. Le dimanche toute la journ閑 ils ont intrigu pour s'encourager ne pas la recevoir. Les Membres ont cri qu'ils seraient bien aise de leur voir commettre cette b関ue qui les d閏r閐iterait de plus en plus en Angleterre comme ici. Le lundi ils l'ont adopt unanimement. Deux de leurs 253 membres ont avou (secret) qu'ils avaient 閠 quelques fois command閟 sous peine de perdre leurs places lucratives. Demain, seront les d閎ats sur la r関ocation de leurs r鑗les inconstitutionnelles. Quand aux subsides, deux de ceux qui les avaient ci-devant vot閑s ont concouru dans le comit sp閏ial recommander leur abrogation. N閍nmoins, les deux partis dans cette Chambre vont mesurer leurs forces demain. Voil la part du Conseil. Et nous aussi demain entendrons les mis閞ables excuses que Mr. Stuart et Ogden pr閠endront faire entendre pour pallier les fautes et les crimes de l'Administration de Dalhousie; mais elles est jug閑 et condamn閑 dans le public et dans la Chambre 間alement. Nous adopterons des r閟olutions mod閞閑s mais fermes qui prouveront notre in閎ranlable d閠ermination de ne laisser nulle autre autorit le droit de distribuer notre revenu, sauf l'approbation permanente recommand閑 par le Comit du Canada, mais que nous ne donnerons que conditionellement, si les juges ne sont rien autre chose que des juges, et nous demanderons l'ex閏ution de tout ce que nous promet le rapport du Comit. Aujourd'hui viennent de se terminer les discussions commenc閑s hier et continu閑s avec chaleur contre la conduite de Mr. Griffin. Ce sont les premiers d閎ats soutenus avec vivacit. Mr. Valli鑢es est toujours pr阾 pallier les abus qui tendent d閏ouvrir les fautes de l'administration. Il n'est que sp閏ieux, il a entrain Quirouet, Laterri鑢e et Ls. Lagueux, Christie et Ogden, pensant comme lui et tout le reste de la Chambre a r閟olu que le Serment pris par Maitre Griffin, n'閠ait pas celui que la loi l'autorisait prendre. L'enqu阾e sera continu閑 pour voir s'il l'a aval sciemment et sachant bien qu'il fesait mal. La r閟olution suivante a aussi 閠 adopt閑 que cette inconduite n'ayant pas g阯 la libert des suffrages, l'閘ection n'en est pas moins valide. Il est f鈉heux que les circonstances ne permettent pas Labrie de demeurer avec nous. Il a le talent de la parole un plus haut d間r que je ne le pouvais supposer vu le peu d'occasion qu'il a eu de parler en public. Je vais faire choix apr鑣 midi de la repr閟entation de Quartier Ouest, de Montr閍l, puis apr鑣 la Chambre aller diner chez le Gouverneur. Le Procureur G閚閞al est outr contre nous, mais il faut qu'il ronge son frein en silence et donne des opinions un peu moins malhonn阾es qu'il ne le faisait sous la derni鑢e administration. Ainsi il a jug contre les opinions cent fois 閙ises par ceux que consultait Dalhousie, que la Commission du Juge Pyke 閠ait mauvaise. Il en sort une nouvelle et si Mr. Uniacke n'閠ait pas son ami il perdrait sa pr閟閍nce. Mais il pr閠end que parce qu'il a 閠 notoirement et de fait Juge, ses jugements sont bons. J'esp鑢e que l'on r閡ssira les faire valider une loi. Tu veux que je te parles des affaires. Il y a cent choses que tu ne peux bien comprendre, mais qui sont pour mon cher P鑢e qui m'en 閏rira son avis. J'esp鑢e que la Session ne sera peut-阾re pas aussi longue comme nous l'appr閔endons. Les altercations seront moins fr閝uantes, les d閎ats moins longs, quand tout le monde opine du m阭e c魌 de la question et sur celle qui touchent aux griefs dont nous nous sommes plaints. La voix unanimes du peuple, surtout apr鑣 que nous nous y sommes joints, doit 阾re pour nous un guide assez s鹯. Ici Madame Amiot est malade d'un 閞閟ip鑜e. Dans un quart d'heure de tems, le nez lui a enfl d'une grosseur si d閙esur閑 que 鏰 faisait peine et plaisir voir. Me. Plamondon n'est pas bien forte mais n'est pas malade. Toute la famille vous embrasse bien tendrement. Par rapport la Session, il y a un autre projet en contemplation qui sourit aux Membres, mais je ne sais pas si il est praticable. Si le Conseil y concourrait, il n'y aurait pas de difficult. Ce serait vers No雔 de nous ajourner pour quinze jours, pour revenir ensuite recommencer notre t鈉he. Ah quel plaisir ce me serait d'aller vous souhaiter la bonne sant et donner des 閠rennes mes chers petits gar鏾ns s'ils sont bons enfans et mes ch鑢es petites filles, si elles ont content maman. Ne votes-tu pas pour ce projet? Pr閟ente mes respects mon cher papa et lui dis que je me garderai bien d'inviter Heney aller en haut, dans un moment ou il est indispensable qu'il demeure ici. Si ce projet doit avoir lieu, ce que nous saurons dans une quinzaine de jours, il sera assez tems, alors, de le faire partir deux ou trois jours avant moi. Jusque-l motus. Je remercie Am閐閑 de sa lettre. Elle est bien de lui et non copi sous la dict閑 de Mlle Waller, ce que je vois par les fautes d'orthographe. Je ne l'en aime que mieux, esp閞ant qu'en grandissant il apprendra ne pas faire ces fautes pardonnables son 鈍e. J'embrasse Me. Bruneau et lui pr閟ente mes respects et... de me donner si tu en as des nouvelles de St. Denis. Je souffre avec cette pauvre... Ici, Mr. Clouet me dit qu'il sera pay cet 閠 et commencera ... Perceval en octobre prochain. Cette lettre n'est que pour mon p鑢e et L... Embrasse de nouveau les enfans et toi bien tendrement. Ton bon ami et fid鑜e 閜oux L.-J. PAPINEAU Parle-moi plus au long des enfans. Dis-moi si les ouvriers ont fait ce que tu voulais pour le passage des tuyaux; puis des nouvelles de nos amis. Adieu.

 

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