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Les Patriotes de 1837@1838 - Sur la route des Patriotes
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Sur la route des Patriotes
Article diffusé depuis le 09-oct-2002
 


Le drapeau vert, blanc et rouge flotte à l'entrée de la Maison des Patriotes, ancienne demeure du sympathisant Jean-Baptiste Mâsse.
Photo Armand Trottier, La Presse


Isabelle Audet, La Presse, 7 octobre 2002

Le long de la rivière Richelieu, sur le chemin des Patriotes, des drapeaux vert, blanc et rouge flottent devant quelques maisons. Cent soixante-quatre ans après les troubles de 1837-1838, les gens de Saint-Denis-sur-Richelieu semblent n'avoir rien oublié.

Au contraire, ils tiennent obstinément à rappeler que c'est chez eux que les Patriotes ont remporté leur unique victoire contre l'armée anglaise, le 23 novembre 1837. Des bungalows ont poussé sur le champ de bataille où Wolfred Nelson a mené ses troupes contre les Britanniques, mais le village protège jalousement les morceaux de cette histoire encore intacts.

Tout près de l'église, trône la Maison des Patriotes. Le centre d'interprétation est ironiquement situé dans une demeure que les Anglais avaient reprise au rebelle Jean-Baptiste Mâsse quand la résistance s'est émoussée, après la défaite de Saint-Charles -à quelques kilomètres au sud-ouest de Saint-Denis.

Les trois étages de cette vieille maison de pierre sont entièrement consacrés aux troubles de 1837-1838. On y trouve notamment des armes dont les rebelles se servaient pour repousser l'armée anglaise (des pieux, des instruments agraires et, rarement, des fusils). Puis, un circuit à travers Saint-Denis complète le portrait de cette bataille historique.

Si toute la famille ne partage pas le même intérêt pour ce soulèvement, le village a au moins le mérite d'être pittoresque.

Le parc des Patriotes, avec ses deux monuments, vaut lui aussi le détour (et une collation sur un de ses bancs). L'un d'eux, une oeuvre difforme et toute fissurée, a été détruite par trois fois. Les soldats britanniques ont été les premiers à l'altérer, en effaçant les éloges au patriote Louis Marcoux avec leurs baïonnettes. À l'ombre de la Maison des Patriotes, le monument a aujourd'hui droit à un peu de repos...




Des dizaines de villes marquées

Aujourd'hui, le centre d'interprétation de Saint-Denis est considéré comme le point de départ d'une sorte de pèlerinage à travers les municipalités qui soulignent le passage chez elles du mouvement patriote.

Quiconque s'intéresse de près aux Patriotes a de quoi ajouter du kilométrage à sa voiture. Pour obtenir un gouvernement responsable, le mouvement patriote s'est étendu dans la vallée du Richelieu, mais aussi près de la frontière américaine et au nord, de Saint-Benoît à Berthier.

Mais s'il y avait une route des Patriotes à suggérer, elle partirait de Saint-Denis, pour se rendre à Saint-Charles-sur-Richelieu, puis à Contrecoeur et, environ une heure au nord-ouest, à Saint-Eustache.

La bataille de Saint-Charles est certes moins glorieuse que celle de Saint-Denis, mais le village a aussi son importance historique dans les événements de 1837-1838. C'est là qu'a eu lieu l'Assemblée des Six-Comtés, le 23 octobre 1837. Louis-Joseph Papineau y a prononcé un discours contre la violence, qui ne rejoindra cependant qu'une minorité de personnes.

Un monument honore aujourd'hui la mémoire des hommes morts au combat le 25 novembre suivant cette réunion.

La visite de Saint-Charles se complète agréablement par un circuit patrimonial à travers les maisons ancestrales du village.

Non loin de là, à Contrecoeur, la maison Lenoblet-du-Plessis vaut un petit arrêt. Avant la rébellion, les Patriotes y auraient rédigé une partie de leur 92 résolutions. On raconte même qu'il y aurait eu, à l'époque, un passage souterrain qui passait de la maison au fleuve. Il n'en resterait aujourd'hui qu'une ouverture à la base des fondations...

En fin de parcours, pour ceux qui auraient envie d'aller souper plus au nord, l'église de Saint-Eustache et ses traces de boulets de canon impressionne encore les visiteurs. La bataille du 14 décembre 1837 a été fatale à 70 Patriotes qui tentaient de fuir l'église en flammes.

D'autres villes ou musées se penchent sur l'histoire des Patriotes. À Saint-Denis, on explique poliment qu'il est impossible de donner la liste de tous les endroits traitant de l'insurrection: la recension fait plusieurs dizaines de pages -écrit petit, précise-t-on. Alors à chacun sa propre route des Patriotes.

 


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Consulté 3208 fois depuis le 09-oct-2002
 S.Pérusse Thibert  (23 décembre 2006)
Bonjour, ce serait intéressant aussi de commenter le site d`UNE PLAQUE POUR LES 2 THIBERT,INAUGURÉ EN 2006, à Ste-Martine, près de L"Eglise. Merci

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