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Les Patriotes de 1837@1838 - Septembre 1837 - Charivari contre le seigneur Pierre-Dominique Debartzch
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Septembre 1837 - Charivari contre le seigneur Pierre-Dominique Debartzch
Article diffusé depuis le 17-août-2002
 


Le manoir de Debartzch (ici durant la bataille de Saint-Charles) sera transformé en forteresse par les Patriotes et subira donc l'assaut de l'armée le 25 novembre 1837.

Une vague de charivaris déferle le long du Richelieu à compter du mois de septembre 1837 (GREER, 1990 : 35). Ainsi, Pierre-Dominique Debartzch est victime d’un terrifiant charivari. Debartzch est alors l’un des hommes politiques les plus impopulaires du Bas-Canada (GREER, 1997 : 257). Il subira une succession de charivaris qui le fera quitter la région pour toute la période des troubles (CHOQUETTE, 1930 : 131). Les charivaristes qu’on nomme les septembriseurs dans les journaux loyaux, viennent surtout de Saint-Denis, de l’entourage de Wolfred Nelson, bien que ce dernier ne semble pas personnellement impliqué (Le Populaire, 27 septembre; La Minerve, 12 octobre 1837). L’engouement révolutionnaire qui secoue subitement la région provient en partie de la visite que Papineau fait à la région dans le cadre d’une tournée du Bas-Canada. Le Populaire attribue ainsi la responsabilité des événements de septembre aux discours tenus par l’Orateur à Saint-Hyacinthe. Toujours selon ce journal, Papineau lui-même aurait cautionné les charivaris par des déclarations comme : « il n’y a pas de bureaucrates ici ; s’il y en avait, il faudrait les mettre entres deux bœufs» (Le Populaire, 16 octobre 1837).

Debartzch est un personnage public important et dont les déplacements, comme ceux de Papineau, sont recensés par les journaux. Ainsi, Debartzch est de retour à Saint-Charles en septembre avec sa famille de retour au terme d’une courte session du Conseil législatif à Québec. Il s’arrête en chemin à Saint-Ours, chez son beau-frère, Roch de Saint-Ours où on fête alors le baptême d’un fils. Mettant fin à l’aristocratique réception, des émeutiers se présentent au prestigieux manoir Saint-Ours pour faire subir à ses occupants un charivari terrifiant. Certains septembriseurs s’excuseront d’ailleurs dès le lendemain à Roch de Saint-Ours pour la frayeur causée à sa famille en spécifiant que la cible en était bien Pierre-Dominique Debartzch (Le Populaire, 27 septembre 1837 ; La Minerve, 12 octobre 1837).

Après être resté quelques jours chez les Saint-Ours, probablement pour se remettre de leurs frayeurs, Debartzch, sa dame et ses quatre filles se dirigent vers le manoir de Saint-Charles. Ils sont alors escortés par «une garde d’honneur» à cheval, les habits à l’envers et couverts de grelots, les suivant en silence (La Minerve, 14 et 18 septembre 1837). À Saint-Denis, où il doit passer, on se prépare à l’accueillir et à pendre en effigie au bout d’une perche. Debartzch se doutant de quelque chose, s’arrête à l’orée du village pour demander à un cultivateur ce qui se trame au village. Informé des préparatifs, Debartzch trouve alors prudent de changer sa route pour éviter le village. C’est là, dans sa fuite qu’il s’embourbe avec sa calèche. Selon ses dires, personne ne lui porte alors secours, la justice populaire en ayant décidé ainsi (La Minerve, 12 octobre 1837). Enfin, Debartzch n’est pas au bout de ses peines puisque le charivari le suit à son domicile (Le Populaire, 16 octobre 1837). Debartzch quitte finalement la région pour trouver refuge à Québec. Si l’on s’en tient au propos du curé Blanchet, les habitants de Saint-Charles, à une exception près, n’auraient pas participé au charivari contre Debartzch (Le Populaire, 2 octobre 1837). Les Patriotes auront alors toute liberté d’occuper le manoir solidement bâti et de le fortifier en attendant les troupes de Wetherall le 25 novembre 1837. Dans le pire des scénarios ont-ils pu se dire, c’est la résidence d’un chouayen qui serait ainsi détruite. (589 mots)

 


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