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Les Patriotes de 1837@1838 - 13 septembre 1837 - Charivari contre Colborne à Saint-Hyacinthe
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13 septembre 1837 - Charivari contre Colborne à Saint-Hyacinthe
Article diffusé depuis le 17-août-2002
 


Le général John Colborne, alors en tournée d'inspection dans Saint-Hyacinthe fait l'objet d'un charivari impromptu.

La région de Saint-Hyacinthe est un bastion patriote important. Louis-Joseph Papineau y compte notamment de nombreux parents. Ainsi, le 13 septembre 1837, le général en chef des forces britanniques au Canada, John Colborne, est en route avec sa suite pour une tournée d’inspection dans les Catons-de-l’Est et est de passage au village de Saint-Hyacinthe. Le même jour, par un pur hasard, Louis-Joseph Papineau mène ses fils Lactance et Amédée au séminaire de Saint-Hyacinthe pour le début des classes (SENIOR, 1997 : 48). L’arrivée du tribun est attendu par plusieurs citoyens qui annoncent des festivités en son honneur «aux sons d’airs musicaux» et escortent les Papineau jusqu’au séminaire (La Minerve, 14 septembre 1837). Profitant de l’effervescence, certains détourne la foule vers l’auberge où séjourne Colborne pour y scander : «Vive Papineau ! À bas Colborne et Goford !». Le même soir, un charivari politique est organisé contre le général (La Minerve, 14 septembre 1837).

Bien que Colborne ne soit pas la première victime de ce genre de manifestation, l’événement revêt une certaine importance étant donné le rang qu’il occupe. La foule d’une quarantaine de participants est menée par Thomas Bouthillier, Eusèbe Cartier et Arthur Delphos. Elle encercle d’abord l’auberge en lançant des insultes : «A bas Colborne; c’est un traître au pays! À bas les anglais ! Hourra pour Papineau! À bas les soldats !». (Le Populaire, 13 septembre 1837 et 29 septembre; CHABOT, 1975 : 212). Embarrassé, Louis-Joseph Papineau convoque alors les meneurs et la foule se rend tout entière chez Mme Dessaulles, sœur de Papineau et seigneuresse de l’endroit, où loge Papineau et qui demande à ce qu’on cesse le charivari (SENIOR, 1997 : 49). Le lendemain, Thomas Bouthillier, Pierre Boucher de La Bruère, Eusèbe Cartier et une trentaine d’autres plantent en l’honneur de Papineau un mai surmonté d’un bonnet de la liberté devant l’église de Saint-Hyacinthe (CHABOT, 1975 : 212-213). L’événement symbolise clairement que, à l’encontre du général, c’est l’Orateur qui, aux yeux du peuple, représente l’autorité légitime. (357 mots)



Jean-Mathieu Nichols

 


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