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Les Patriotes de 1837@1838 - Charivari à Saint-Blaise en octobre 1837
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Charivari à Saint-Blaise en octobre 1837
Article diffusé depuis le 16-août-2002
 


Maison ancestrale de Dudley Flowers sur la Grande Ligne à Saint-Blaise. Elle fut l'objet d'un charivari terrifiant à la fin octobre de 1837.

Le territoire qu’occupe actuellement Saint-Blaise joue un rôle mineur lors des événements de 1837. Le 27 octobre, le chemin de la Grande Ligne est la scène de charivari mené par le député de L’Acadie, le docteur Cyrille-Octave Côté, contre le lieutenant de milice Dudley Flowers à sa résidence. Ce charivari est terrifiant et se poursuit trois nuits : 27, 28 et 29 octobre. Flowers craint le pire quand il remet sa commission et quitte avec sa famille.

À Sain-Blaise, comme dans plusieurs villages du Haut-Richelieu, les Patriotes se rassemblent afin d’élaborer des plans d’attaque. Cependant, aucun groupe ne passe à l’action. Le dernier rassemblement de 1837 se tient à l’extrémité de la Grande Ligne (Pointe-à-la-Mule). Les Patriotes défaits à Saint-Charles le 25 novembre s’y réfugient et prennent discrètement la direction des États-Unis.

D’autres manifestations se produisent à la Grande Ligne de Saint-Blaise. La mission protestante de Madame Henriette Odin-Feller est, elle aussi, visitée. Des Patriotes s’en prennent aux maisons des convertis. L’arrivée de cette nouvelle religion dans la région est considérée par plusieurs comme une nouvelle menace pour la société traditionnelle. Incapables de s’établir à Montréal ou à Saint-Jean où le clergé exerce une surveillance étroite, Louia Roussy, un missionnaire suisse et Henriette Odin-Feller fondent une mission sur les terres de colonisation, là où le clergé n’a pas encore d’emprise et où l’absence de services favorise les relations de bon voisinage. L’absence d’école et de médecin fournit aux missionnaires un premier moyen d’apostolat. Ils gagnent la confiance de quelques familles, de telle sorte qu’à l’aube des Rébellions la petite communauté protestante compte seize convertis et une dizaine de sympathisants, dont la majorité est de la descendance de Madame Lore, une protestante d’origine américaine devenue catholique au moment de son mariage. Les Patriotes prennent la mission pour cible. Ils reprochent aux convertis d’être asservis au pouvoir anglais, de ne pas participer au mouvement et les accusent d’être venus troubler le pays en y apportant une religion suspecte.

Après une série de charivaris devant les demeures des protestants, Odin-Feller et les familles convertis fuient aux Etats-Unis à Champlain (NY).

La rébellin de 1837 marque une étape dans la progression du protestantisme à Saint-Blaise. Elle apparaît aux yeux des évangélistes anglais et suisses du Bas-Canada comme l’occasion de vaincre le plus grand obstacle de la conversion des Canadiens français : l’influence du clergé.

La description pathétique qu’ils font de leur exode de deux mois à Champlain déclenche un courant de générosité aux Etats-Unis et en Suisse. De retour à Grande Ligne, Mme Odin-Feller fait dsitribuer à une cinquantaine de personnes des provisions, des graines de semence et des remèdes. Elle suspend les poursuites contre ceux qui ont saccagé les demeures des convertis, puis elle se rend à Napierville intercéder en leur faveur auprès de Richard McGinnis, chargé par le gouvernement de recevoir les dépositions et d’examiner les prévenus. Elle écrit : «En général, l’esprit du peuple est tellement changé envers nous, qu’il n’est, je crois, aucune maison de la Grande Ligne dans laquelle je ne puis entrer maintenant».

Saint-Blaise n’est pas le théâtre de combats en novembre 1838. Cependant, on y déplore plusieurs actes de représailles contre les Patriotes. Des actes de pillage et des incendies sont signalés sur les propriétés de Pierre Boursquet, Louis Dupuis, Ambroise Guay, Toussaint Martin, Jacques Métivier, Joseph Palin, Antoine Rocque, Cyprien Saint-Amant et Eustache Signouin.


SOURCE :Le Haut-Richelieu à vélo : circuit des Patriotes, 1993 : 44-50
 


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