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Les Patriotes de 1837@1838 - La mort de Louis Marcoux, Sorel, novembre 1834
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La mort de Louis Marcoux, Sorel, novembre 1834
Article diffusé depuis le 14-juin-2002
 


Monument au patriote Louis Maroux tel qu'il apparaît aujourd'hui dans le parc public de la municipalité de Saint-Denis-sur-Richelieu

Marchand de Sorel né en 1798, Louis Marcoux s’implique en politique à compter de 1827, lors de l’élection de Wolfred Nelson dans le bourg de William-Henry avec qui il se lie d’amitié (NELSON, 1998 :19). La victoire de Nelson est acquise grâce à une coalition réunissant des anglophones modérés et des réformistes locaux, tels Marcoux (DAVID, 2000 :197). En 1834, les idéaux de Marcoux n’avaient guère changé malgré le départ Nelson, maintenant candidat dans le comté voisin de Richelieu. William–Henry est à ce moment un bourg où la corruption est notoire. La ville est en effet sous la férule d’une poignée de marchands ligués à l’état major de la garnison de l’endroit (DESPRÉS, 1926 :190; NELSON, 1998 :32)

Deux candidat se disputent le seul siège de la ville à l’élection de novembre 1834 : John Pickels, du côté réformiste, et John Jones fils, candidat ministériel (RUMILLY, 1977:333). William-Henry ne compte alors que 140 voix viables pour l’élection. Tous les votes ont donc une importance capitale pour chacun des candidats (Le Canadien, 10 octobre 1834). Rappelons par ailleurs que pour être réputé électeur un propriétaire doit tenir «feu et lieu» dans le comté et donc posséder une maison qui, au sens de la loi, compte au moins une cheminer. Le 5 novembre au soir, un petit groupe de partisan de Jones, avec à leur tête Isaac Jones, parent du candidat, se dirigent vers la maison d’un dénommé Dumas, partisan loyal, afin de lui construire une cheminée le rendant ainsi habilité à voter (DESPRÉS, 1926 :192).

Louis Marcoux et des partisans de Pickels tiennent alors une réunion électorale chez la veuve Paul, en face de la demeure de Dumas. Vers 9 heures du soir, ils auraient entendu du bruit provenant d’en face. Marcoux se serait levé et rendu chez le voisin (COURT OF KING’S BENCH, 1835 :3). Surpris de sa venue, Isaac Jones aurait alors pointé une arme sur Marcoux. Le frère d’Isaac, James, l’aurait alors encouragé à tirer pendant que Marcoux s’évertuait à les en dissuader. Le coup part finalement, Marcoux s’effondre de tout son long, pendant que les meurtriers prennent la fuite et qu’accourent les compagnons de Marcoux (COURT OF KING’S BENCH, 1835 :4). Le corps de Marcoux est alors conduit à la maison d’Alexis Péloquin où le Dr Haller lui donne les premiers soins (DESPRÉS, 1926 :192). Le 6 novembre vers les onze heures du matin, Wolfred Nelson, ayant appris les événements tragiques, se rend au chevet de Marcoux mais ne peut que constater la gravité de sa blessure (COURT OF KING’S BENCH, 1835 :10). Marcoux décède le 8 novembre, non sans avoir fait une déposition décrivant les événements et désignant Isaac Jones comme le responsable (Le Canadien, le 12 octobre 1834).

Suite au meutre de Marcoux, un procès est ouvert à Montréal le 4 mars 1835 contre les frères Isaac et James Jones. Plusieurs témoins, dont Wolfred Nelson, Alexis Péloquin et le Dr Haller comparaissent à la barre. Un verdict est rendu en faveur des deux accusés, le jury n’ayant pas retenu la déposition du défunt (DESPRÉS, 1926 :194) Cette décision controversée aura un grand retentissement dans tous le Bas-Canada et en particulier sur Wolfred Nelson qui en gardera une profonde amertume envers les institutions britanniques (DBC, 9 :656). Nelson lève immédiatement une souscription visant à élever un monument en l’honneur de son ami et allié politique (RUMILLY, 1977 :347). En octobre 1835, il s’adresse à Mgr Lartigue afin d’obtenir l’autorisation d’élever le monument à Sorel. Celui-ci accepte pourvu que la stèle ne porte aucune inscription de caractère politique (RUMILLY, 1977 :359). Nelson passera outre l’ordre de l’évêque et la pièce est presque achevée quand le curé Kelly dénonce Nelson. Le monument se voit alors interdit d’être élevé à Sorel (DBC, 8:507). La pièce est alors envoyé à St-Denis où on l’inaugure le 23 juillet 1836 (DESPRÉS, 1926 :195). On peu y lire :

« Passant, rends hommage à la mémoire du patriote Louis Marcoux, tué à Sorel, le 8 novembre 1834, en défendant la cause sacrée du pays, âgé de 34 ans. Ses dernières paroles furent : Vive la Patrie ! » (DESPRÉS, 1926 :196)

Au moment du retour des soldats anglais à St-Denis en décembre 1837, le monument est détruit. Il sera réassemblé en 1915, suite à la découverte des morceaux du premier marbre, cachés dans une grange de la région (DESPRÉS, 1926 :196)

Sébastien Gauthier [758 mots]

 


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Consulté 8857 fois depuis le 14-juin-200
 Don  (3 mai 2008)
Je cherche aussi des photos de Louis Marcoux, ou les Jones. Merci.
 Julia  (10 février 2008)
Est- ce que il y a un moyen de mettre des photos de M.Marcoux?? Merci.
 hélene leclaire  (1 février 2005)
Je cherche de l`information sur un dénomé leclair-leclerc de st-ours, notaire ou étudiant en droit de son état. Quel a été sa participation pendant ces années merci

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