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Les Patriotes de 1837@1838 - Belle trouvaille propos de l'exp閐ition de Lucien Gagnon Swanton, le 30 novembre 1837
 DOCUMENTS 
     
Belle trouvaille propos de l'exp閐ition de Lucien Gagnon Swanton, le 30 novembre 1837
Article diffus depuis le 5 septembre 2016
 




Ce t閙oignage paru dans le journal Le Canada fran鏰is (Saint-Jean-sur-Richelieu) du 21 septembre 1894 d閙ontre bien le caract鑢e frondeur et pr阾 tout du patriote Lucien Gagnon. Il permet aussi d'閏lairer les circonstances n閎uleuses qui auraient conduit Gagnon aux -U compter de la mi-novembre.

SOURCE: http://jeanprovencher.com/2016/09/04/rencontre-dun-vieux-patriote-de-1837-1838/

Rencontre d抲n vieux Patriote de 1837-1838

Par Jean Provencher le 4 septembre 2016

Retrouvons-nous Saint-Blaise dans la r間ion du Haut-Richelieu.

M. L閛n Mailloux, vieux patriote de 1837, 閠ait en visite ici la semaine derni鑢e et 閠ait l抙魌e de Th閛phile Morin. Malgr son long s閖our aux 蓆ats-Unis, M. Mailloux n抋 jamais oubli, ni son pays, ni sa paroisse natale. Il porte all鑗rement ses 72 ans, malgr la blessure qu抜l a re鐄e de Messieurs les volontaires [du camp des Anglais] qui lui ont fait pr閟ent d抲ne balle dans la hanche au feu de la Baie Missisquoi, en 1837. Cette balle n抋 jamais 閠 extraite et lui cause encore des douleurs lorsqu抜l prend du froid.

Voici comment M. Mailloux raconte son d閜art du Canada :

Au commencement de d閏embre 1837, Gagnon, un des chefs des patriotes, avait command un certain nombre d'entr抏ux pour l抋ccompagner jusqu掄 Swanton, 蓆at du Vermont, chercher des armes qui avaient 閠 achet閑s par les principaux chefs de l抜nsurrection. J掗tais un tout jeune homme encore [il a 15 ans alors], mais je partis comme les autres. La petite troupe, sans armes ni munition, partit de la Pointe la Mule, St-Valentin, traversa la rivi鑢e Richelieu, puis Henryville, Mandigo Corner, aujourd抙ui St-S閎astien, de l la Baie Missisquoi enfin. Tout allait comme sur des roulettes.

Mais, un peu plus loin que le village de la Baie Missisquoi, Gagnon, craignant que sa petite troupe fut surprise, commande M. Armand Mailloux, mon fr鑢e, d抋ller avec lui en avant comme 閏laireur. peine eurent-ils march quelques arpents qu抜ls furent arr阾閟 par une sentinelle, qui leur demanda o ils allaient. Gagnon r閜ondit qu抜ls cherchaient de l抩uvrage et qu抜ls s抏n allaient Swanton.

Tout en parlant, Gagnon s抋pprochait toujours jusqu掄 ce qu抜l fut assez proche pour lui donner un coup de poing avec une telle force que le volontaire tomba comme une masse. Gagnon lui 魌a son fusil et Mailloux le b鈏llonna avec mon mouchoir [sic] pour l抏mp阠her de crier afin de donner le temps aux patriotes de passer la garde sans danger, jusqu掄 la fronti鑢e.

Mailloux l鈉ha son homme qui se sauva travers les champs sans savoir o il allait. Enfin rendus Swanton, les patriotes trouv鑢ent des armes et des munitions, chacun s抋rrangea de son mieux, il y avait des fusils et des munitions de reste, tout fut mis dans un wagon double et je fus charg de conduire les chevaux.

Comme nous revenions durant la nuit, nous ne pensions pas 阾re inqui閠閟. Cependant, rendus vis--vis le village de la Baie, je crus distinguer (malgr la noirceur) des hommes qui passaient dans les champs et semblaient s抋rr阾er. J抏n donn avis Gagnon qui me dit de marcher sans crainte. peine e鹠es-nous fait quelques pas que les volontaires nous envoyaient une d閏harge qui tua un nomm Albert Patenaude et les deux chevaux que je conduisais.

C抏st alors que la fusillade commen鏰 d抲n feu bien nourri des deux c魌閟; comme les volontaires tiraient trop haut, il n抷 eut qu抲n homme de tu et quelques bless閟; pour nous, je pense que nos coups 閠aient mieux dirig閟, vu que les Anglais cess鑢ent de tirer. Je ne sais pas si c抏st parce que nous leur faisions du mal ou bien s抜ls pensaient avoir faire une grosse arm閑.

Comme je voyais Patenaude mort aupr鑣 de moi et que j掗tais inquiet de mon fr鑢e, je voulus le chercher; c抏st alors que je fus bless la hanche par un coup de feu partant des broussailles du c魌 des Anglais; me sentant bless et perdant beaucoup de sang, je dus retourner sur mes pas pour rejoindre mes gens. C抏st alors que je rencontrai des Am閞icains qui me conduisirent Swanton avec d抋utres bless閟, o un m閐ecin pansa ma blessure. Mais il m抋 fallu rester plusieurs semaines sans marcher.

Notre vaillant patriote a toujours demeur aux 蓆ats-Unis depuis cette 閜oque. Il a une bonne position, il est ing閚ieur pour les ponts sur les chemins de fer et il a un salaire de $125,00 par mois.

Un abonn.

Le Canada fran鏰is (Saint-Jean-sur-Richelieu), 21 septembre 1894.

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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