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Les Patriotes de 1837@1838 - M閙oire des Patriotes Lorraine et Bois-des-Fillion
 MONUMENT 
     
M閙oire des Patriotes Lorraine et Bois-des-Fillion
Article diffus depuis le 5 janvier 2012
 


La maison du domaine Garth, aujourd'hui l'h魌el de ville de Lorraine, au nord de Montr閍l.

Textes et photos de M. Pierre Lapointe

La maison Garth

Avant de nous diriger vers Sainte-Anne-des-Plaines, faisons un petit d閠our Ville de Lorraine, fond閑 en 1960, pour voir la maison Garth. Pour s'y rendre, empruntez le boulevard Adolphe-Chapleau nomm ainsi pour Joseph-Adolphe Chapleau (1840-1898) qui fut d閜ut provincial conservateur de Terrebonne de 1867 1882, premier ministre du Qu閎ec (1879-1882) et d閜ut f閐閞al conservateur sous John A. McDonald de 1882 1892, ce dernier meurt le 6 juin 1891 (Lamarche, 1998, p.10 ). Il termine sa carri鑢e en tant que lieutenant- gouverneur de 1892 1898 ( Lapointe , 1998, p.7). Il est vertement vilipend par les canadiens-fran鏰is lors de la pendaison de Louis Riel en novembre 1885 o il refuse de prendre position en faveur de l抋ccus. Il est demeur derri鑢e J. A. McDonald. (www. Histoirequebec).

La ville de Lorraine est d抋illeurs situ閑 sur les anciennes terres du domaine Garth. Le premier propri閠aire de la terre fut Andr Mathe de 1807 1834, c抏st lui qui aurait b鈚i la maison( Fournier, 2010 : 16). Il vendit sa terre Alpheus Kimpton, loyaliste, en 1834. C抏st sur ses terres que l抋rm閑 britannique 閠ablit son quartier g閚閞al en 1837 ( L抋rm閑 britannique Lorraine en 1837 : Google-Wikipedia). En 1864, Alpheus p鑢e c閐a sa terre Alpheus fils qui la vendit Charles Garth en 1890. En 1962 la ville de Lorraine en fit l抋cquisition (Fournier, 1978, p.51). Retournons sur nos pas jusqu掄 la ville de Bois-des Filion fond閑 en 1949. Elle obtient son statut de ville en 1980 (Les Publications du Qu閎ec, 2006 : 72). Le nom de Filion est une erreur de transcription car le premier occupant de la terre 閠ait un fran鏰is arriv en Nouvelle-France en 1684. Il 閠ait menuisier et s抋ppelait Antoine Feuillon. Il ne savait ni lire et 閏rire et n抋 donc pu corriger l抏rreur et le nom Filion demeura. (Google : Origine des noms de villes du Qu閎ec, code 18).

Nous sommes l抜ntersection du boulevard Adolphe-Chapleau et de la mont閑 Gagnon, cette derni鑢e relie Bois-des-Filion Sainte-Anne-des-Plaines. Son trac passant sur les terres de Jean et Fran鏾is Gagnon, le nom Gagnon lui fut donn (Blondin, 1987, p.21). Un peu avant d抏ntrer dans Sainte-Anne-des-Plaines, nous croisons une route appel閑 Rang Lepage en l抙onneur du premier seigneur de Terrebonne, le cur Louis Lepage de Saint-Claire (1690-1762). Durant les r閎ellions de 1837-1838, plusieurs patriotes firent parler d抏ux Sainte-Anne-des Plaines. Nous en avons retrac cinq qui font parti de la toponymie locale. Il y a eu 間alement un cur qui fit parler de lui l掗poque, mais pour des raisons diff閞entes, il 閠ait antipatriote. Il s抋ppelait Isidore Poirier et aucune rue ou endroit ne portent son nom. Un petit mot sur l抩rigine de Sainte-Anne-des-Plaines. En 1787, le territoire de Sainte-Anne fut d閠ach de la seigneurie de Terrebonne qui s抋ppelait Mascouche du Page. En 1788, la nouvelle paroisse pris le nom de Sainte-Anne de Mascouche et en 1816, le nom est chang pour celui de Sainte-Anne-des-Plaines (Blondin, 1987, p.14). Nous commen鏾ns par le patriote Nicolas Daunais (1805-1862). Il habitait Saint-Louis de Terrebonne o ses parents poss閐aient de grandes 閠endues de terre. En 1827, il se marie avec Esther Granger, fille de bourgeois poss閐ant 間alement plusieurs terres Sainte-Anne-des-Plaines. Nicolas Daunais 閠ait un cultivateur fortun. Sa maison se situait en face de l掗glise o se trouve maintenant un d閜anneur. Il 閠ait un des chefs patriotes et fit partie d抲ne conjuration contre le cur Isidore Poirier pour les propos antipatriotes qu抜l tenait. (Blondin, 1987, p.122).

Les fr鑢es Pr関ost, les Rois du Nord

Guillaume Pr関ost, mari Josephte Qu関illon, sa cousine au quatri鑝e degr, habitait une maison sise l o est maintenant la caserne de pompiers, juste c魌 de l掗glise et en face de la maison de Nicolas Daunais. Il 閠ait forgeron et poss閐ait le magasin g閚閞al. Il 閠ait l抩ncle de Jean-Baptiste L閛n-L閍ndre Pr関ost , notaire, patriote et Fr鑢e Chasseur de Terrebonne qui 閠ait la bataille de Terrebonne en novembre 1838 et qui s抏st r閒ugi aux 蓆ats-Unis en f関rier 1839 ( Messier, 2002, p.396). Guillaume Pr関ost fut un patriote actif. Il a eu onze enfants. Parmi eux, on se souvient de quatre gar鏾ns : M閘assipe (1817-1887), Melchior (1819-1897), Jules-蒬ouard (1828-1903), Wilfrid (1832-1898). Ces gar鏾ns furent appel閟 les Lions du Nord. Mais, quand on y regarde de pr鑣, nous voyons qu抏n 1837 Jules-蒬ouard avait 9 ans et Wilfrid 5 ans. Ils n抩nt donc pu participer aux activit閟 de leurs fr鑢es. Nous n抋vons pas retrouv quel moment l抏xpression les Lions du Nord est apparue mais puisqu抏lle inclue les quatre fr鑢es, elle doit 阾re post閞ieure aux r閎ellions. Une explication que nous avons trouv閑 nous vient de Charles Pr関ost (charlesprevostlinton.com/Lionsdunord.html) qui dit que les fr鑢es Pr関ost avaient une chevelure abondante, une barbe bien fournie, une voix puissante et qu抜ls d間ageaient beaucoup d掗nergie . L抏xpression Lions du Nord leur convenait donc bien.

Attardons nous un peu la famille Pr関ost. Guillaume, le p鑢e, 閠ait un ardent patriote. Sa maison servait de lieu de rencontre et servait aussi fabriquer des balles (Messier, 1999 : 396). Il participa avec ses fils, M閘assipe et Melchior, la bataille de Terrebonne que Serge Laurin appele un feu de paille (Laurin, 1999, p.14). Pour 関iter que 鏰 finisse comme Saint-Eustache, Joseph Masson intervient entre les loyaux et les patriotes. Il convainc les loyaux en premier de mettre bas les armes et ensuite les patriotes acceptent de faire de m阭e. Joseph Masson dit aux patriotes qu抏n rendant leurs armes et en lib閞ant les prisonniers, ils ne seront pas poursuivis mais, les autorit閟 britanniques refusent de reconna顃re l抏ntente et proc鑔ent des arrestations. Guillaume et ses fils 閏happent la police. Joseph- L閍ndre Pr関ost se r閒ugie aux 蓆ats-Unis ( Laurin, 1999, P.14). Apr鑣 les R閎ellions, les fr鑢es Pr関ost eurent des carri鑢es bien remplies. G閐閛n-M閘assipe fut d抋bord notaire Sainte-Anne-des-Plaines o il fut secr閠aire l抋ssembl閑 patriote du 28 ao鹴 1837. Il 閠ait charg de transmettre les messages entre les insurg閟. Il aidait son fr鑢e Melchior fondre des balles et 閠ait pr閟ent la bataille de Terrebonne (McKay, 2006, p.230). Il est 閘u d閜ut de Terrebonne la chambre d扐ssembl閑 du Canada-Uni de 1854 1857 en battant nul autre que Augustin-Norbert Morin qui il reproche d抋voir retard l抋doption du projet de loi sur les tenures seigneuriales (Laurin, 2009, p.77) et maire de Terrebonne de 1860 1869. Il s抏st mari Julie Pr関ost le 26 novembre 1939 Terrebonne (Blondin, 1987, p.290).

Melchior , notaire, est le premier maire de Saint-J閞鬽e de 1855 1862(www.Charlesprevostlinton. Il se marie avec Henriette Labrie, fille du Dr Labrie ancien leader du parti canadien de Saint-Eustache (Blondin, 1987, P.290) et belle-s渦r de Jean-Olivier Ch閚ier de Saint-Eustache, le 12 juillet 1841 Saint-Eustache (Laurin, 2009, p.51).

Jules-蒬ouard devint m閐ecin en 1848 et va rejoindre son fr鑢e Melchior Saint-J閞鬽e. Il 閜ouse sa cousine Edwidge Pr関ost, la fille de Joseph- L閍ndre Pr関ost, notaire Terrebonne. Il fonde la fanfare de Saint-J閞鬽e qui existe encore aujourd抙ui sous le nom d扝armonie Saint-J閞鬽e (Laurin, 2009, p.66). Il participe avec son fr鑢e la fondation d抲ne soci閠 de litt閞aire et scientifique, l扞nstitut canadien des Artisans de Dumontville (Charlesprevostlinton). Il eu quinze enfants. Il est aussi l抋mi et le confident du cur Labelle (Laurin, 2009, p.66.

Wilfrid, le plus jeune des quatre fr鑢es, devient avocat criminaliste et brillant orateur. Il est un fervent lib閞al pour qui il m鑞e d抋rdentes campagnes 閘ectorales. En 1859 il s抜nstalle Sainte-Scholastique. Il est 閘u maire et d閜ut lib閞al de Deux-Montagnes la Chambre des Communes de 1872 1874. Il travaille en collaboration avec les Lions du Nord, ses fr鑢es, pour la r閡ssite des Rouges. Il se marie avec Ang閘ique Mari en 1853. Contrairement aux informations du dictionnaire biographique du Canada o il est mentionn que Wilfrid s抏st remari avec Hortense Globensky le 7 janvier 1829, ce qui est impossible car Wilfrid est n en 1832, il s抏st plut魌 remari avec Honorine Globensky le 13 juillet 1891. Elle est la fille de Louis-蒬ouard Globensky et d扐d閘a飀e Pr関ost mari閟 Sainte-Anne-des-Plaines le 4 f関rier 1833. Mais voil, Ad閘a飀e est la s渦r de Wilfrid, donc ce dernier marie la fille de sa soeur. Il a fallu une dispense de Mgr Fabre pour qu抜ls puissent se marier. Louis-蒬ouard Globensky , en 1837, agit comme notaire avec Joseph-L閍ndre Pr関ost, notaire du comt de Terrebonne et cousin de Wilfrid, lors de la signature du contrat de construction d抲ne 間lise Saint-J閞鬽e (Laurin, 2009, p. 51).

Le cur Isidore Poirier (1792-1857) est originaire de Saint-Charles sur Richelieu. De 1817 1823 il est cur Sorel, Memremcook, au Nouveau-Brunswick, Saint-Luc sur Richelieu et Saint-C閟aire. De 1823 et jusqu掄 1839, il est cur Sainte-Anne-des-Plaines. L掗glise se situe c魌 de la maison des Pr関ost et en face de la maison de Nicolas Daunais. Il fait plusieurs discours en rapport avec les 関鑞ements qui se d閞oulent pendant cette p閞iode trouble. Mais en novembre 1838, le 11 plus pr閏is閙ent, il fait un discours antipatriotique qui lui attire les foudres des patriotes. Ce discours o il dit, en gros, qu抜l vaut mieux mourir en ob閕ssant aux autorit閟 que de vivre l抋rme aux poings. Qu抜l faut bannir de notre vocabulaire le mot patriote et que si nous aimons le mot patriote, c抏st que nous aimons notre destruction et celle de nos enfants. Ce discours est reproduit int間ralement dans le journal l扐mi du Peuple, journal loyaliste, et que nous retrouvons dans le livre de Gilles Boileau (Boileau, 2010, p.186-188). Il re鐄t d抋illeurs des menaces de mort suite a son discours (Blondin, 1987, p.38). Un an plus tard, le cur Poirier fut transf閞 Saint-J閞鬽e o les esprits r閏hauff閟 par les 関鑞ements avaient besoin d抲ne douche froide. Comme quoi en haut lieu on avait appr閏i son travail Sainte-Anne-des-Plaines. Il demeura Saint-J閞鬽e jusqu抏n 1841(Boileau, 2010 : 38).

 

BIBLIOGRAPHIE

BLONDIN, Serge, Sainte-Anne-des-Plaines, , , 1986, 382p.

BOILEAU, Gilles, 蓆ienne Chartier, la col鑢e et le chagrin d抲n cur patriote, Cap Saint-Ignace, Septentrion, 2010, 320p.

COURNOYER, Jean, La m閙oire du Qu閎ec, de 1534 nos jours, Montr閍l, Stank. 2001, 1,861p.

FOURNIER, Pierre, Ville de Lorraine 1960-2010, Sainte-Ad鑜e, 蒬ition Textes et Contextes, 2010, 148p.

FOURNIER, Rodolphe, Lieux et monuments historiques du Nord de Montr閍l, Saint-Jean-sur-Richelieu, Les 蒬itions du Richelieu Lt閑, 1978, 261p.

LAMARCHE, Jacques, Les 20 premiers ministres du Canada, Montr閍l, Lidec, 1998, 62p.

LAPOINTE, Pierre, Le Curieux No 6, L関is, Les 蒬itions Mains Nues, 1998, 31p.

LAURIN, Serge, Rouge, Bleu La saga des Pr関ost et des Nantel, Qu閎ec, PUL, 1999, 284p.

LAURIN, Serge, Histoire de Saint-J閞鬽e, Qu閎ec, Les 蒬itions GID, 2009, 511p.

COMMISSION de toponymie, Noms et lieux du Qu閎ec, Qu閎ec, Les Publications du Qu閎ec, 2006, 925p.

MCKAY, Julien S, Notaires et Patriotes, 1837-1838, Qu閎ec, Septentrion, 2002, 497p.

Google : Origine des noms de villes du Qu閎ec (code 18).

www.charlesprevostlinton.com/Lionsdunord.html

Google : L抋rm閑 britannique Lorraine en 1837.

Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

 


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